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 something always brings me back to you ~ (enicah)

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MessageSujet: something always brings me back to you ~ (enicah)   something always brings me back to you ~ (enicah) EmptySam 20 Juil 2013 - 23:18


✰ ✰ ✰
- something always brings me back to you,
it never takes too long mo matter what i say or do  -
gifs@tumblr ~ song@sarah bareilles.

Quand est ce que Micah avait été heureuse ? Question en suspend.
Elle peine à s’en souvenir. Elle ne le sait même plus. Enfermée dans un quotidien morne. Dans une solitude s’apparentant à un venin mortel. Vaquant dans cette demeure offrant une quiétude solennelle. Silhouette chétive se déplaçant par-ci et par-là. Teint blanchâtre contrastant avec ses quelques tâches de rousseur. Chevelure flamboyante opposée à la morosité de son regard.

Micah, t’es qu’un fantôme-vivant.

Le temps est assassin. Valeur instable. Valeur que personne ne peut contrôler. Le temps bouffe les âmes. Détruit les cœurs. Aspire les espoirs. Micah le sait. Cinq années d’une vie. Cinq années à espérer. Prier. Rêver. Pour mieux chuter. Le visage d’Ennis apparaissant. La volonté de le retrouver brûlant son échine. Les souvenirs dévorant chaque parcelle de son coeur. Organe vital devenu un amas de cendres en si peu de temps. Organe ne désirant plus battre sans sa moitié. Rêver qu’il franchirait la porte, sourire enjôleur collé aux lèvres. Rêver qu’il vienne lui susurrer des mots doux au creux de l’oreille. Rêver que son corps s’imprègne un peu plus du sien. Je suis à toi Ennis. Disposes de mon coeur. Emprisonnes mon âme. Et finalement la chute. Cinq ans d’espoir. Une seconde pour sombrer. Des paroles meurtrières. Mensongères surtout. Mort supposée si longtemps. Mort affirmée au détour d’une chambre glaciale. Mort détruisant son coeur. Travail de deuil impossible. Micah n’en avait pas été capable. Oublier Ennis ? Un songe indélébile. Le militaire est ancré dans sa peau. Comme un dessin tatoué durant une crise d’adolescence. Comme une maladie chagrinant sa vie. Comme une âme superposée à la sienne. Je respire pour toi. Tu vis pour moi. Sauves-moi. Phrase souvent claquée comme des paroles libératrices. Seule. Planquée dans sa chambre. Pour mieux pleurer. Pour mieux cacher la vérité. Dissimulée aussi dans la salle de bain. Silhouette disloquée au sol. Eau brûlante tombant en cascade sur ses épaules. Larmes ou pas. La frontière était faible, à chaque fois. Des mensonges. Comme tout ce qui constituait son quotidien. Mariage arrangé. Un oui soufflé pour ne pas être seule. Un oui soufflé parce que c’était son meilleur en face. Un esprit clamant le non. Un coeur esseulé soupirant la positive. Dualité constante d’une femme détruite par la guerre. Une guerre lui ayant arraché son âme-soeur. Une guerre ayant ravagé l’esprit de cet époux. Un homme qui ne s’apparentait plus qu’un inconnu. Des mensonges. Une violence exacerbée. Une tendresse fantomatique.

Tes choix ont toujours été contradictoires, Micah.

Contre la violence - elle décide de s’engager dans l’armée. Amoureuse - elle décide de ne pas prononcer l’imprononçable. Malheureuse - elle décide de sauver les apparences. Fantôme errant - elle décide de s’enfermer dans une vie rangée et mensongère. Mère en devenir - elle décide de mentir à ce pauvre gosse. Micah, c’est qu’une pauvre fille rongée par les épreuves. Rongée par une famille égocentrique. Détruite par un amour inachevé ; égaré sur un champ de bataille.  A terre à cause d’une explosion et cinq années de silence. Vivante à nouveau en le retrouvant - et incapable de le retenir. Une scène anodine dans une cafétéria. Des regards. Des sourires en coin. Une tendresse cajolant son échine. Et rien. Pas un mot pour se sauver. Pas une parole pour l’appeler à l’aide. Son adresse griffonnée sur un vulgaire quart de serviette. A quoi tu pensais sombre idiote ? A rien sans doute. Ça fait longtemps que c’est le cas. Ça fait longtemps qu’elle ose plus réfléchir, de peur de sombrer un peu plus. Elle a pas le droit. Elle doit avancer. Se battre. Pour lui. Pour son fils. Pour cette âme innocente dont le simple éclat de rire suffit à l’apaiser. Le portrait craché de son père. Boule d’énergie dévalant les escaliers au petit matin. Boule de bonheur débarquant dans le lit conjugal pour sauter dessus. Logan, t’es ma plus belle réussite. C’est ce que Micah pense en le regardant. Les débuts douloureux sont loin. A l’époque, elle était incapable de l’observer trop longtemps. Tout lui rappelait Ennis. Ce petit sourire à la moindre chatouille. Ce rire enfantin résonnant comme un hymne à la vie. Logan si tu savais. Logan si tu connaissais vraiment ton père. Parfois Micah veut lui dire. Elle veut évoquer Ennis. A travers des photographies. A travers des souvenirs. Puis une énième rétraction. La peur de torturer ce pauvre enfant avec des incompréhensions.

Alors, elle ment. Alors elle sourit pour ne pas pleurer. Alors elle rit pour ne pas cracher sa colère et sa haine.

Debout devant le petit lit, elle observe son fils. Endormi paisiblement. Sans doute plongé dans des rêves où un super-héros se mêle au méchant. Ton père, c’est un héros. Tu finiras par l’apprendre. Elle esquisse un sourire timide. Elle se rapproche et tire la petite couverte. Un tendre baiser déposer contre son front. Puis la rousse se dérobe à la pièce. Pieds nus foulant le parquet grinçant. Phalanges ripant contre les murs crémeux. Maison déserte. Trop grande pour une âme aussi frêle que la sienne. Elle continue d’avancer. Robe de voile virevoltant lorsqu’elle parcourt les marches du grand escalier. Robe de voile galbant sa taille fine. Robe masquant les marques violacées à certains endroits. Crises de violence d’un époux en pleine paranoïa. Crises de violence d’un époux qui porte le macabre prénom d’inconnu.

Arrivée dans le grand salon. Allure glaciale régnant en impératrice. Elle fait un pas de plus. Son regard se heurte à ce cadre sur le cheminée. Une photo du mariage. Micah dans sa robe longue aux détails diamantés. Luke dans son costume, imposant un charisme presque légendaire. Les deux sourient. Lui parce qu’il le veut vraiment. Elle pour ne pas fondre en larmes. Jour solennel. Promesse à l’infini. Ce qu’il en reste ? Des espoirs déchus. Une amitié en suspend. Pourquoi on se torture Luke ? Elle soupire. Elle s’approche et passe le bout de ses doigts dessus. Regard blessé. Autant que ce poignet encore . Autant que ce coeur meurtri. Autant que cette échine ravagé par la pression de ses mains bourrues. Luke, on goûte au bonheur passé ? On redevient ces meilleurs amis incapable de se détruire ? Je t’en prie. Et la sonnerie de la porte bouscule ce calme apparent. Un sursaut. Un regard déporté vers l’entrée au bout du corridor. Micah avance lentement. Presque à reculons. Elle ne veut voir personne. La solitude est devenue son meilleur médicament. Une fois devant la grande frontière baroque, elle appose ses deux mains contre. Son oeil se rapproche du judas. Recul brusque. Vif. Douleur aiguë bouffant sa gorge. Une silhouette masculine. Ennis. En une fraction de seconde, tout revient. Ennis dévorant son échine sous une nuit étoilée. Ennis sac sur le dos, lui lançant un dernier regard avant de partir en mission. Luke lui annonçant la funeste vérité. Sa grossesse. Son mariage. Cette vidéo. Ce je t’aime prononcé timidement. Cette bague meurtrissant un peu plus la pureté de son âme. Leurs retrouvailles. Cette main contre sa barge rugueuse. Ces sourires embarrassés. Ce regard appelant à l’aide. Et cette adresse griffonnée au hasard. Hasard s’appelant s.o.s. Un cri du coeur. Un cri de l’âme. Viens me sauver. Il était venu. La panique s’empare de Micah. Elle ne respire plus. Son souffle se brise. Saccadé. Irrégulier. Rauque. Elle se recule encore. Son dos cogne le mur. Sa seule idée du moment est de courir au salon. Balayer les cadres photographiques. Plus de mariage, plus de photos de famille, même celles de Logan se retrouvent dans un vulgaire tiroir. Micah, tu vas continuer de te mentir longtemps ? Conscience file voir mes enfers.

Nouvelle sonnerie. Impatience non dissimulée derrière ce rictus. Rictus se mourant dans un pincement de lèvre. Ennis est là. Elle va le retrouver. Alors pourquoi une telle tristesse teinte son être ? Elle marche. Lentement. Au ralenti. Elle place sa chevelure sur le côté. Une épaule ainsi dénudée avec pour seul pression, la fine bretelle claire. Stoppée devant la porte. Elle l’observe. Elle détaille les détails l’ornant. Puis, dans un accès de courage, elle l’ouvre. Echange visuel. Regards se captant pour l’infini. Lui, debout. Visage encore marqué par les épreuves. Elle le fixe. Il la dévore des yeux. Elle sourit à peine. Et lui n’ose le faire. Il craint d’être chassé. Repoussé. Il craint que la distance des retrouvailles ne redevienne reine. Micah est fébrile. Sa cage thoracique se lève à une allure démesurée. Comme la symphonie d’un orchestre qui s’intensifie. Rapidité ; pression ; chute du rideau rouge. Elle se tient contre l’embrasure de la porte. Elle s’imprègne de ses traits. Elle aimerait se rapprocher. Effleurer ce buste. Chérir ce visage. Frôler ses lèvres. Elle aimerait revivre dans ses bras. Elle aimerait rire en chatouillant la peau de son cou. Ennis, qu’as tu fais de moi ? Une pauvre fille amoureuse. Qui crève d’un amour que tu ne vois même pas.

Ses bras retombent le long de sa silhouette. Cinq années. Chiffre phare de sa vie. Chiffre accablant ses pensées. Elle ne peut pas parler. Ses lèvres s’entrouvrent. Un souffle court s’y dérobe. Une larme perle alors sur sa joue de porcelaine. Un sourire étire sa bouche. Tristesse mêlée au bonheur. Culpabilité mêlée à la passion. Elle le veut. Lui. Elle le désire. Lui. Elle n’est capable que de l’aimer. Lui. Depuis tout ce temps et plus encore. Son âme liée à la sienne. Ne m’abandonnes plus Ennis. Me laisses pas crever définitivement dans cette existence cruelle. Micah ne dit toujours rien. Elle se contente de faire un pas vers lui. Le vent frappe son échine. Un frisson parcourt sa colonne. Les effluves du parfum masculin taquine ses narines. Il est bien réel. Ses yeux observent chaque détail. Cette cicatrice à l’arcade. Cette joue encore marquée par une blessure rougeâtre. Ce corps viril et pourtant affaibli. Ses yeux qui disaient tant - et pas assez au final. Sa main frôle à peine la sienne. Enième frisson. Je t’aime ? J’ai jamais cessé de t’aimer. Hier. A présent. Demain. Serres-moi. Etouffes-moi avec tes bras. Etouffes-moi d’amour jusqu’à ce que je frôle l’overdose.

Mais le silence est roi. Et le bonheur s’engrange ; enfin.


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MessageSujet: Re: something always brings me back to you ~ (enicah)   something always brings me back to you ~ (enicah) EmptyLun 28 Oct 2013 - 10:26

Changement de personnage, sujet archivé.
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