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 The foolish bride and the lost prince - Terminé

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MessageSujet: The foolish bride and the lost prince - Terminé   The foolish bride and the lost prince - Terminé EmptyVen 16 Aoû 2013 - 15:32

The foolish bride and the lost prince - Terminé 839859rptim
I was out of light
This is why I followed
You
Il était enfin là et il était enfin seul.

À seulement quelques mètres d'elle, il était là, la clé, la solution à tout et peut être la fin de son cauchemar. Freddie avait dû mal à respirer tellement tout ceci était beau et tellement tout ceci était parfait. Il n'y avait rien de plus beau que d'avoir passé toute sa vie à attendre quelqu'un et enfin le voir arriver. Oh bien sûr, elle savait déjà ce qu'on allait lui dire, elle était jeune, elle ne savait pas vraiment ce qu'elle voulait et des hommes... Elle en avait eu des tas et il y en aurait probablement d'autres. Mais pas comme celui-ci, jamais comme celui-ci, il était unique, il était parfait, il était son prince, celui qui allait la délivrer et lui montrer la signification même de ce que vivre voulait dire. Elle ne vivait plus vraiment ces temps-ci, et pourquoi devrait-elle le faire? Elle était morte, pendant quelques secondes, son coeur avait arrêté de battre et elle était passée de l'autre côté. Et elle était revenue. Pourquoi? Personne n'avait été en mesure de lui fournir de réponse, pas Charley, pas son oncle alors quoi... La vie continuait? Elle continuait d'être une Cavendish, fière au possible et avec la tête haute? Oui, elle pouvait faire ça, mais même Freddie n'avait plus ce genre d'appétit ces derniers jours. Elle n'avait de l'appétit pour rien, il n'y avait plus que Iain qui arrivait à obtenir des sourires de sa part et encore, ils disparaissaient bien vite. Pourtant, Freddie se savait si belle lorsqu'elle souriait, on avait pas cessé de lui dire en grandissant, alors évidemment, un peu comme une marionnette, elle avait fait attention, veillant à ce qu'il y ait toujours un sourire sur les lèvres, pour qu'il y ait toujours quelqu'un, au loin, qui la trouve ravissante.

Elle ne souriait plus, plus personne pour la voir et de ce fait, elle n'existait plus. Elle devait se faire vide et creuse, se tourner sur elle-même et chercher quelque chose pour la distraire... et dernièrement, c'était les cigarettes. Pourquoi pas? Freddie pouvait se noircir les poumons sans vraiment craindre une quelconque tumeur, au pire tant pis, elle lui trouverait un petit nom adorable et continuerait de vivre. Ou de s'éteindre comme toutes ces cigarettes. Elle se sentait bien d'une certaine manière lorsqu'elle était entourée par ce nuage de fumée grisâtre et nauséabond, bien entendu, elle faisait en sorte que Charley ne la voit jamais, sinon... Oh sinon, elle aurait le droit à une leçon de morale encore une. Mais Freddie s'égarait, pourquoi pensait-elle aux cigarettes maintenant? Tout ça parce qu'elle était en train d'en fumer une, roulée en boule contre la devanture d'une quelconque boutique lorsqu'elle l'avait vu. Il était grand, il était beau, il avait des yeux d'une couleur divine et des jambes... Mon dieu, presque aussi longues que les siennes, cela devait être un signe pas vrai? Elle l'avait suivi, dominée par quelconque pensée morbide, ou tout simplement par son désir d'exister et de vivre, et elle l'avait suivi. Il était professeur de musique, il s'appelait Timothy et il était à elle tout simplement. Sinon, comment expliquer que la nature ait mis un tel être sur son chemin, qu'il soit passé là, devant elle, sur ce trottoir. Rien n'arrivait par hasard, Freddie le savait à présent, elle le savait à présent qu'elle était morte une fois, sa deuxième vie pouvait commencer et elle pouvait croire en cette chose qu'elle avait renié toute sa vie: l'espoir. L'espoir d'avancer, de mettre un pied devant l'autre et tout simplement marcher. Oui, elle pouvait y croire et se laisser baigner dans sa lumière et se laisser être aimée tout simplement. Oui, elle voulait aimer, se laisser séduire par un joli physique et découvrir ensuite une splendide personnalité, mais elle voulait d'abord se perdre dans ses yeux, se perdre et peut être même y mourir une seconde fois... Qui savait?

Freddie ne serait pas du genre à dire non devant une étendue d'eau glacée, elle enlèverait ses vêtements le plus lentement possible avant de sauter... Tout simplement sauter. Mais pas tout de suite, ce soir c'était le grand soir, elle avait attendu que Timothy, son prince soit seul, pas un seul élève, plus personne et alors là, elle pourrait faire son apparition. Elle portait une des robes de sa mère, blanche, longue et laissant ses épaules nues, pas le genre de tenue qu'elle aurait choisi mais pour son prince elle voulait se faire mystérieuse et ... vierge. Oui, elle aurait voulu, mais même Freddie ne délirait pas à ce point-là et savait qu'elle ne pouvait rien changer sur ce dernier point. Peu importe, elle était belle, elle souriait, elle était belle. Elle se dirigea donc d'un pas déterminé vers son objectif, sa robe virevoltant derrière elle, elle savait où est-ce qu'il se trouvait et elle ouvrit la porte et entra dans la salle et... Il était là. Mon dieu qu'il était beau. "Timothy?" Sa voix était faible, elle était tellement excitée et amoureuse qu'elle n'arrivait pas à parler correctement. "Timothy, je veux que tu rassembles tes affaires car ... Il est temps qu'on parte toi et moi. Loin d'ici, d'accord?"
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Timothy L. Carrington

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MessageSujet: Re: The foolish bride and the lost prince - Terminé   The foolish bride and the lost prince - Terminé EmptyMar 27 Aoû 2013 - 16:15

Timothy marchait simplement, les deux mains agrippées à la lanière de son sac en bandoulière. Il ne savait pas vraiment pourquoi il avait toujours besoin de se saisir de cette liane improvisée, mais si elle n’était pas là, il était mal à l’aise et gêné au point de ne plus savoir quoi faire des ses dix doigts. Il avait besoin de s’accrocher à quelque chose plutôt que d’avoir les paumes bêtement ouvertes, comme s’il était toujours en train de tendre les mains, comme s’il attendait qu’on s’en empare pour le guider. Pour aller où ? Pour quoi faire ? Peu importait. Simplement espérer qu’on prenne sa main, qu’elle s’accorde parfaitement avec celle de quelqu’un d’autre, et qu’on lui montre le chemin. Mais Timothy l’avait déjà tellement fait, la moitié de sa misérable existence gâchée à force d’avoir trop cru qu’il pouvait se balader les mains vides, qu’il pouvait obtenir un geste en retour de ses bras tendus et de ses paumes ouvertes, offertes à l’infini, tellement désespérées à l’idée de pouvoir enfin s’accrocher à un autre être qu’elles auraient pu se mettre à saigner, les pores à vif et le liquide perlant sur sa peau pâle. C’était parfois une image qu’il avait dans la tête, les jours où il faisait trop beau dehors et que les sourires sur les visages le rendaient malade. Il n’était pas aigri, il n’enviait aucun des passants qui défilaient sous ses fenêtres. Il était simplement triste, happé par le passé et les souvenirs trop noirs qui avaient réussi à le convaincre que malgré la lumière, il était condamné à vivre dans l’obscurité. Alors il gobait des tas de pilules qui ne le guérissaient pas de son malheur - comment panser des blessures qui n’étaient même pas visibles ? Mais l’esprit anesthésié, il se contentait de respirer et il avait au moins la force de sortir de chez lui et d’oublier toutes les images macabres qui défilaient parfois dans son esprit.

Ses jambes le guidaient machinalement vers son lieu de travail où il avait ses petits rituels avant de recevoir son premier élève. Sortant ses partitions qu’il avait très soigneusement triées et rangées, il commençait par laisser courir ses doigts sur les touches noires et blanches du piano de sa petite salle de classe, comme s’il saluait l’instrument et que cet instant de complicité entre le professeur et son outil de travail était nécessaire avant ses cours. Il attendait ensuite qu’on vienne le sortir de ses improvisations musicales afin de transmettre son savoir à des novices de tous âges. Timothy était un professeur très patient aux conseils toujours très précis, rigoureux dans son travail au point d’être parfois un peu sévère si il remarquait que les exercices qu’il avait pourtant imposé n’avaient pas été faits. Il aimait son métier, mais il appréciait davantage enseigner aux personnes qui souhaitaient vraiment s’intéresser à la musique et qui ne venaient pas là simplement pour passer le temps. Selon lui, on ne pouvait pas apprendre à jouer d’un instrument sans y laisser une petite partie de son âme ou de ses tripes, quelque chose de personnel ou de précieux pour que la mélodie prenne enfin tout son sens. Finalement, voilà ce que ses mains essayaient d’attraper : des notes, une émotion sur une portée, un air qui parviendrait à le faire frissonner. Elles cherchaient sur les touches ce que la vie n’avait pas réussi à lui apporter jusqu’ici. Un peu de réconfort, un brin d’allégresse, une douce chaleur quand son corps semblait déjà froid. Il n’arrivait pas toujours à l’obtenir, mais à chaque fois que cela se produisait, c’était un véritable miracle, un bijou qu’il aurait voulu arborer fièrement autour de son cou et sur sa poitrine, une note d’espoir. Alors il avait souhaité enseigner cette émotion à d’autres.

Une journée de plus s’était écoulée et Timothy soupira devant son piano, les mains posées sur les cuisses et le regard perdu sur une de ses partitions. Il avait passé le plus clair de son temps entre ces quatre murs mais il ne parvenait toujours pas à les quitter. Peut-être qu’il aurait moins de mal à se décider s’il avait un piano qui l’attendait sagement dans son appartement, mais il n’en était rien. Même s’il avait eu les moyens pour ce genre de dépenses, il n’avait tout simplement pas assez de place pour un tel objet... Résigné, il se leva doucement avant de ranger ses affaires. Il était encore en train de soupirer en faisant attention de ne pas abimer ses partitions lorsqu'il les remettait dans son sac quand on l’interpella. On l’avait appelé au moment où il était en train de s’égarer dans ses pensées, et cette voix le fit sursauter. Le professeur se retourna, persuadé de se retrouver face à quelqu’un de connu... Mais il n’en était rien. Cette jeune femme n’était même pas l’une de ses élèves et sa longue robe ne le rassurait pas le moins du monde malgré sa couleur pure et virginale. Il allait pourtant se mettre à parler pour lui demander qui elle était exactement et ce qu’elle venait faire ici à l’heure où tous les élèves avaient déjà quitté l’école, mais elle reprenait déjà. Elle voulait l’emmener avec elle, qu’ils partent tous les deux, loin de Stonehaven. Ensemble. Timothy fit de grands yeux ronds et sa mâchoire serait probablement tombée sur le sol si elle avait pu tant cette déclaration était inattendue. Le professeur recula doucement de quelques pas, se plaçant derrière le piano comme si ce dernier allait lui servir de bouclier. Il prenait garde à ne pas faire de geste brusque afin de ne pas provoquer de réaction exagérée de la part de l’inconnue, ne souhaitant pas se retrouver avec une jeune fille dans un état innommable sur les bras... « ... Comment est-ce que vous connaissez mon prénom ? » Ce fut la seule chose qu’il trouva à dire pour l’instant, n’exprimant pas encore son refus catégorique, trop abasourdi pour faire part de sa décision. Même après toutes ces années, Timothy restait incapable de dire non immédiatement.

Oui, Timothy avait tendu les mains pour essayer de trouver un guide. Il n’aurait jamais cru que cette jeune femme serait la première personne à entendre son appel.

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MessageSujet: Re: The foolish bride and the lost prince - Terminé   The foolish bride and the lost prince - Terminé EmptySam 31 Aoû 2013 - 9:34

Freddie faillit éclater de rire à sa question. Pourquoi se souciait-il de ce genre de futilités? Peu importe comment est-ce qu’elle avait découvert la vérité, peu importe, elle était là, c’était tout ce qui comptait pas vrai? La jeune femme ne respectait pas les règles et elle le savait. Dans les contes de fées, ceux qu’elle adorait tant, les choses ne commençaient pas ainsi, non. C’était son prince qui devait la trouver, tomber sous la charme et tout faire pour l’avoir elle. Tout, et s’il devait brandir son épée pour trancher la gorge de quelques affreuses créatures qui se dresseraient sur son chemin, il le ferait sans la moindre hésitation, juste pour l’avoir elle. Tout, le désespoir, les rêves brisés, les doutes, il allait les détruire un à un, les tailler en pièces à l’aide de son arme et essuyer d’un revers de main le sang qui aurait giclé sur sa peau immaculée. Même recouvert de sang, il serait splendide, magnifique même et c’était bien entendu là que Freddie arrivait en scène, alors que le guerrier se laissait tomber à genoux, pantelant et faible et elle s’agenouillait elle aussi, salissait sa jolie robe dont elle déchirait un pan avec des mains tremblantes pour essuyer son visage. Pour essuyer le visage de Timothy. Oui, elle avait vu et rêvé de tout ceci au cours des derniers jours, alors qu’elle le suivait, enchaînant cigarette sur cigarette.

Et il était un peu comme une cigarette, vivifiant, vif, soudain et létal. Et elle le voulait, même si ce n’était que pour une seule seconde, elle ferait en sorte que cette seconde devienne une éternité, la sienne et que pendant toute cette éternité là, elle qui était tellement vide et creuse, se sente enfin... Quelque chose, n’importe quoi plutôt que d’être rongée par le vide. C’était une terrible pensée mais elle ne faisait rien de ses journées et si elle cherchait tant l’attention des autres, c’était uniquement dans ce but et pas autre chose. À quoi bon de toute façon... Il fallait bien qu’elle cherche des distractions, parce qu’elle était déjà morte. Son histoire était déjà fini, quelque avait osé écrire le mot fin et la ramener à la vie. Elle aurait pu pleurer tellement cela n’avait pas de sens, mais Freddie ne voulait pas, elle ne voulait pas se concentrer sur des choses sans importance et sans futilité. Elle ne voulait pas perdre la raison de cette manière là, elle préférait perdre la raison dans les yeux de Timothy. Timothy qui venait de se reculer, le piano se tenant entre eux. Freddie résista à son envie de se mettre devant l’instrument, de s’asseoir et de lui montrer qu’elle savait en jouer. Oh peut être que c’était une bonne idée, elle avait appris, toute seule, il y a quelques années, là encore, parce que l’ennui pesait trop lourd sur ses épaules et elle cherchait encore à prouver au monde qu’elle savait faire quelque chose, pas un talent dont elle se vantait souvent, mais il était là.

Son prénom? Cela arracha une autre sourire à la jeune femme qui lentement, vint s’appuyer contre le piano,  la couleur de l’instrument d’un contraste saisissant entre celle de ses cheveux, mèches couleur de feu de part et d’autre de son crâne, et le blanc de sa robe. “Oh comme tu es drôle... C’est moi. Freddie... Celle que tu attendais bien sûr.” Pourquoi retardait-il les choses? Ne savait-il pas à quel point les secondes pouvaient être précieuses... et encore plus quand on avait du temps à perdre comme Freddie. Elle voulait lui vendre des secondes, quelques grains de sable à mettre dans son sablier pour qu’il se sente mieux. Mais peut être... Peut être que ce n’était pas le meilleur moyen. “J’oublie tu aimes jouer les timides, oui, cela peut être charmant.” concéda Freddie avant de finir par s’asseoir devant les touches du piano, elle rabattit le cabot qui protégeait les notes et elle les effleura, distraitement.  “Mais je manque cruellement de patience et j’aimerais partir... Partir pour t’aimer, loin d’ici, très loin d’ici.” avoua t-elle en levant les yeux vers Timothy. La patience n’était pas quelque chose qu’elle pouvait se permettre. Patience? Et si la faucheuse décidait qu’elle avait fait une erreur et qu’elle venait réclamer son corps et son âme? Elle ne pourrait pas échapper à son baiser mortel cette fois-ci, oh que non, et si la faucheuse la connaissait, elle prendrait l’apparence d’une charmant jeune homme, certaine que Freddie viendrait l’embrasser.

Oh Frédérick Cavendish était dans une dur marché avec la Mort et malheureusement, elle était du mauvais côté de la balance et elle avait de plus en plus l’impression que chaque seconde était vitale. Comment le convaincre? Lui faire ouvrir les yeux? La jeune femme poussa un soupir avant de brutalement poser ses maigres doigts sur le piano. Elle pouvait le faire, lui faire la cour, le charmer, l’envoûter comme il avait su le faire avec elle. Ainsi, un léger sourire sur les lèvres et après s’être étirée les doigts, Freddie se mit à jouer, un des quelques airs qu’elle avait appris, de ceux qu’on oubliait pas et qu’on allait jouer à trois heures du matin pour se réconforter ou hanter l’esprit des autres.

Ce que Freddie joue:
 
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Timothy L. Carrington

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MessageSujet: Re: The foolish bride and the lost prince - Terminé   The foolish bride and the lost prince - Terminé EmptyMer 11 Sep 2013 - 22:06

Timothy avait souvent eu peur dans sa vie. Sans même évoquer les fois où il avait subi l’enfer, il ne se souvenait pas franchement d’une journée qui s’était écoulée sans qu’il ne soit rongé par une angoisse particulièrement prononcée. Il se retournait parfois dans la rue, effrayé par sa propre ombre, persuadé qu’elle appartenait à quelqu’un d’autre et qu’on le poursuivait. Il s’était parfois fait des frayeurs incroyables en cherchant les clés de son appartement dans son sac en bandoulière, se disant que si elles ne se trouvaient pas à leur place habituelle, on les lui avait forcément volé... Il avait même failli hurler quand un homme s’était gentiment proposé pour venir l’aider à monter le carton de sa télé flambant neuve jusque chez lui, convaincu que si il lorgnait ainsi sur l’objet, c’était certainement pour tenter de lui prendre des mains et de lui dérober. Bref, il n’y avait pas eu un moment où Tim n’avait pas eu une bonne raison de s’inquiéter et de développer tout un tas de tics qui traduiraient bien cette anxiété. Mais là, il devait bien avouer que cette jeune femme s’installait confortablement dans son top trois des plus grandes frayeurs de sa vie, détrônant aisément l’énorme araignée velue qu’il avait une fois surprise en train de grimper sur sa jambe alors qu’il était simplement en train de préparer son petit-déjeuner. Elle avait l’air... Il ne savait même pas. Folle ? Non, même ce mot paraissait bien dérisoire face à ce qu’il ressentait alors qu’elle s’avançait.

Appuyée contre le piano, elle souriait tandis que Timothy observait frénétiquement les murs alentours pour essayer de dénicher une issue de secours. Même une fenêtre ferait l’affaire, mais pas une seconde de plus en compagnie de cette jeune femme... Son rythme cardiaque s’accéléra nettement lorsqu’elle ouvrit la bouche et qu’elle lui confia la raison de sa visite. Elle était celle qu’il avait attendu... Non, elle se trompait de Timothy, elle avait rendez-vous avec un autre et c’était une simple erreur, rien de plus. Tim n’attendait personne, au contraire. Il était très à l’aise dans son petit cocon où il n’avait que très peu de visiteurs et il s’était fait à l’idée de vivre seul jusqu’à la fin de ses jours, parce que c’était mieux ainsi. Timothy avait fait une croix sur un éventuel prince charmant depuis longtemps, alors cette jeune femme ne pouvait définitivement pas être « celle qu’il avait attendu ». Ses dents trouvèrent instinctivement ses lèvres qu’il commençât à mordiller afin de passer son anxiété sur quelque chose. Il préférait ne pas faire attention à ce qu’elle disait, se concentrant sur le parcours qu’il devait effectuer pour finalement s’échapper de sa salle de classe. Il hochait simplement la tête pour faire comme si il avait écouté, reculant avec lenteur sans faire aucun geste brusque afin de ne pas effrayer l’inconnue et la voir fondre sur lui sans qu’il puisse rien faire.

Timothy aurait voulu lui aussi se trouver loin, très loin d’ici. Mais sans elle. Surtout, le plus loin possible de cette jeune fille dont les cheveux ressemblaient à des flammes. Il était convaincu qu’elle pourrait le brûler si elle s’approchait trop près, puisqu’elle provenait directement de l’enfer, pas vrai ? Elle avait des allures de fantôme avec sa robe blanche... C’était peut-être elle, la dame blanche... Timothy ne parvenait plus à être rationnel et chacune des pensées qui traversaient son esprit n’avait de cesse d’alimenter sa peur. Il la regarda s’asseoir tandis qu’il fit quelques pas en arrière pour mettre encore davantage de distance entre eux. Si elle provenait réellement des profondeurs de la terre, elle pouvait très bien être capable de se déplacer à une vitesse incroyable, autant faire en sorte qu’elle soit le plus loin possible pour que Timothy ait le temps de réagir au cas où... Non mais vraiment, il exagérait. Il fallait qu’il réussisse à se raisonner, et pour tenter de calmer ses méninges qui commençaient à surchauffer, il prit une grande inspiration. Les doigts de la jeune femme se posèrent alors sur les touches du piano, et peut-être que Timothy aurait pris la peine de s’attarder sur son talent si elle n’avait pas choisi un morceau aussi... angoissant ? Ça ressemblait franchement à la musique d’un film d’horreur. Le sien peut-être ? Mon dieu, est-ce qu’elle allait le poursuivre jusque sous sa douche pour le poignarder ? Timothy nageait en pleine psychose.

Il s’éloigna encore davantage de l’instrument, la musique raisonnant à l’infini contre les parois étriquées de cette pièce qui lui paraissait soudainement bien plus étroite que d’ordinaire. Il rasait les murs, ses paumes plaquées contre la surface plane, se déplaçant doucement sur le côté sans jamais la quitter des yeux, mais au moment de passer derrière la queue du piano, Timothy fut incommodé par la présence d’un objet non identifié qu’il avait senti dans son dos. Il s’immobilisa, pas certain d’avoir envie de se retourner pour voir ce qui l'avait freiné dans sa course. Il prit une autre inspiration plus profonde encore que la précédente, et sans quitter la rousse des yeux, il essaya de reprendre sa route. Impossible. Sa chemise devait être prise dans quelque chose, si bien qu’il ne pouvait pas se sortir de là sans déchirer le textile, il en était convaincu. Son haut lui importait peu, mais en réalité, il n’avait pas franchement envie d’offrir une vue imprenable sur son dos ou même son torse, si toutefois il était contraint d’abandonner son vêtement en chemin pour pouvoir se sortir de ce pétrin.

Elle venait tout juste de finir son morceau quand Timothy s’éclaircit doucement la gorge. « Vous êtes douée, vraiment, très impressionnant. », dit-il sur un ton hésitant. Dans d’autres circonstances, peut-être qu’il l’aurait véritablement admirée mais dans l’état actuel des choses, il essayait simplement de rester poli. « Vous n’avez pas besoin de cours c’est... C’est une bonne chose... » Elle ne risquait pas de revenir en prétextant vouloir prendre des leçons, c’était déjà ça. « C'est vraiment... ce n'est pas la peine de vous soucier de moi, je suis très heureux comme ça. Et je suis vraiment navré mais je n’ai pas pour projet de... partir. » À part peut-être pour se carapater chez lui et s’enfermer à triple tours. Mais certainement pas avec elle.

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MessageSujet: Re: The foolish bride and the lost prince - Terminé   The foolish bride and the lost prince - Terminé EmptyDim 15 Sep 2013 - 20:54

Voilà bien des années que Freddie n'avait pas joué. C'était la première fois qu'elle avait une audience, un public et ses yeux quittèrent Timothy pour se fixer sur l'instrument, son camarade de misère et de fortune à cet instant précis. Son amant en quelque sorte. Oui, Freddie avait toujours su apprécier la musique et ce dès son plus jeune âge, elle se fichait totalement des paroles ou même de connaître le nom de tel ou tel artiste, peu importe, elle allait tous les oublier de toute façon, tout ce qu'elle voulait savoir c'était la mélodie, quel instrument acheter et maîtriser pour reproduire ses sons. Et le piano avait quelque chose de... délectable. Pas besoin de demander la permission, juste cette envie de toucher, d'effleurer et de se laisser transporter. Elle avait appris pour cette raison là, au delà même de son désir d'impressionner, elle était restée tard, à veiller sur un bouquin pour apprendre le solfège, lisant jusqu'à ce que, fatigués, ses yeux se mettent à pleurer et au petit matin, elle s'était mise à jouer. Tellement doucement, touchant fébrilement les accords, pour ne réveiller personne, pour que personne ne sache son secret, pour que personne ne la voit ainsi, avec des larmes qui roulaient sur les joues et en train de jouer du piano. Si ses parents l'avaient su, ils l'auraient félicitée et peut être qu'ils auraient voulu qu'elle joue pendant les repas ou les moments où ils étaient tous réunis dans le salon, en train de lire. Une chose que Freddie n'aurait pu supporter, elle était peut être narcissique, égoïste, mais hors de question qu'un instrument lui vole la vedette. Ses talents, elle les cachait bien et les dévoilait en tant et en heure. Mais voilà, Timothy savait jouer lui-même et il connaissait la relation délicate entre l'instrument et l'artiste, elle pouvait donc se permettre en sa présence. Et son prince devait la connaître sous tous les angles, elle ne devait rien cacher, et elle avait tant de défauts... Oh tellement de défauts, autant commencer par le meilleur d'elle-même pas vrai? Car s'il commençait à véritablement gratter la surface et à apercevoir les premières gouttes de sang, pas de doute qu'il ne voudrait plus d'elle.

Ou peut être pas, peut être qu'il était son prince pour cela, pour lui pardonner toutes ses fautes et toutes ses erreurs et la voir sous un angle nouveau. Mais quel angle? On avait dit qu'elle était belle, qu'elle était stupide, qu'elle était inutile, qu'elle était superficielle, qu'elle intelligente, sans caractère, vive, aimante et affreuse... Comment la voir sous un nouveau jour, comment? Tout ce qu'il pouvait faire c'était trancher la gorge de Freddie et voir à quel point son sang était souillé, voir à quel point le liquide était noir et il verrait...  Oh mais il devait l'aimer, il devait embrasser ses blessures et baigner dans son propre sang et mourir avec elle. Ce serait sa deuxième fois avec la Mort et lui? Elle n'avait pas pensé à demander. Mais elle pouvait le faire désormais, la chanson se terminait. Oui, Freddie releva son regard et rencontra les yeux de Timothy. Elle avait des larmes au bord des yeux et elle espérait vraiment qu'il ne les avait pas vu. Plus jamais elle ne jouerait du piano, plus jamais. Elle eut envie de sourire face à son compliment mais elle se contenta d'hausser les épaules nonchalamment et elle l'écouta, ses yeux grands ouverts. Freddie poussa un soupir à la fin de la phrase du Timothy, se redressant.  "Tu penses vraiment que je suis venue chercher des compliments Timothy?" Il y avait de la peine dans la voix de la jeune femme, quoi de plus normal, elle avait joué, elle avait fait un mouvement, fait avancer la partie d'échec et cela n'avait pas fonctionné. Elle posa ses mains sur le dessus de l'instrument, ses yeux ne quittant pas son prince. Elle devait lui faire entendre la raison mais d'une manière douce, douce, comme la brise en hiver, celle qui venait éteindre le feu et qui prenaient même des vies parfois. Voulait-elle sa vie? Non. Elle voulait son coeur. "Pourquoi est-ce que tu... Pourquoi est-ce que tu compliques les choses?" marmonna Freddie avant de réduire la distance entre eux, trapant l'autre homme entre elle et le mur.

Elle ne supportait plus l'absence, la distance, non, elle ne supportait pas la raison qui lui disait d'y aller avec précaution et de ne pas le brusquer. Elle était une égoïste, la plus belle des égoïstes et faire des efforts trop longtemps n'était tout simplement pas quelque chose qu'elle connaissait. Elle se passa une main dans les cheveux, les larmes lui échappant enfin, elle ne pleurait pas vraiment, juste une manifestation physique de sa fatigue, ce pauvre petit corps frêle de femme qui lâchait et qui faisait comprendre à Freddie que l'heure était grave. Mais la jeune femme souriait. Elle devait être honnête, lui dire la vérité, qu'il comprenne toute la beauté de la chose et qu'il voit pourquoi cela était important qu'il attrape sa main et quitte tout avec elle. Pas pour elle, avec elle, c'était crucial, primordial sinon il ne restait absolument rien. Alors elle chercha les mots, les bons mots et agrippant le col de sa chemise, une certaine peur passa sur son visage alors qu'elle se confia. "Je sais ce que ça fait de tenter de s'endormir et avoir froid, et pas à cause des draps vides ou même de la fenêtre ouverte, mais juste parce qu'on est vide... De... " Elle pressa ses mains contre la poitrine de l'homme, espérant être claire."Ici, complètement vide."Elle recula d'un pas, considérant sa confession. Honnête pour la première fois de sa vie et pourtant, elle ne se sentait pas mieux pour autant, elle voulait qu'il la prenne dans ses bras et qu'il fasse partir cette sensation.

Can you end the winter? Your eyes seem so full and I know your heart is big, can it beat hard enough to make the snow disappear? You have to, for me, for us, do it you me and I shall do it for you please.

"Tu n'as même pas besoin de m'aimer, tu n'as même pas besoin de me regarder, mais tout ce qu'on doit faire c'est partir, c'est essentiel." murmura encore Freddie, presque comme une prière. Une prière pour dieu, pour celui qui contrôlait le froid et ses sautes d'humeur, celui qui savait pourquoi est-ce que ce corbeau avait décidé de trouver refuge dans son âme. Animal de mauvais augure, sale présage, peut importe, il était là et il refusait de prendre son envol et en attendant, c'était elle qui devait apprendre à vivre avec l'indésirable. "Partons, partons, s'il te plaît." À qui parlait-elle? À Timothy ou au corbeau? Bonne question.
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MessageSujet: Re: The foolish bride and the lost prince - Terminé   The foolish bride and the lost prince - Terminé EmptyDim 22 Sep 2013 - 23:47

« Tu penses vraiment que je suis venue chercher des compliments Timothy? » Le professeur sentit son coeur tomber lourdement dans sa poitrine. Ce n’était pas en raison de l’émotion véhiculée par le morceau qu’elle venait d’achever, loin de là. Il avait essayé de ne pas prêter attention à la moindre note qui s’était échappée de l’instrument pour ne pas être hanté par cette mélodie qui sonnait abominablement macabre au creux de ses oreilles. Alors ce n’était certainement pas cela qui avait soudainement provoquer l’hérissement de ses poils sur la majeure partie de son corps. C’était simplement les propos de cette jeune femme. S’il n’était pas déjà trop occupé à tenter de s’extirper de son piège, il se serait sûrement mis à hurler avant de prendre ses jambes à son cou pour déguerpir aussi vite que possible. Dieu, cette simple phrase lui avait glacé le sang, comme si elle allait lui annoncer ce qu’elle était venu faire ici alors qu’elle l’avait pourtant déjà clairement énoncé... Mais dans cette question, dans la façon qu’elle avait eu de l’interroger, Timothy avait entendu quelque chose d’atroce. Comme une menace. À bien y réfléchir, ça ressemblait presque aux répliques d’un film d’horreur et Timothy s’attendait maintenant à ce que l’inconnue s’approche de lui, armée d’un couteau bien aiguisée qu’elle placerait sous sa gorge pour lui raconter dans les détails toutes les tortures qu’elle allait maintenant lui faire subir pour récupérer son coeur, puisque c’était sûrement cela qu’elle venait chercher, pas vrai ?

Elle se rapprochait tandis que Tim se débattait, coincé entre le piano et le mur. C’était aussi stressant que le compte à rebours d’une bombe qui se serait trouvé à l’autre bout de la pièce et dont les chiffres n'auraient cessé de grossir au fur et à mesure qu’ils se rapprocheraient de zéro. Compliquer les choses ? Lui ? Oui clairement, il était en train de se poser la même question. Pourquoi fallait-il que rien ne soit simple et que sa chemise se prenne dans le SEUL clou qui se trouvait justement là, à ce moment précis ? Il cherchait une issue, quelque chose qui pourrait le sortir de cette affaire, mais rien, pas l’ombre d’une échappatoire. Il était littéralement au pied du mur tandis que la jeune femme se tenait à présent devant lui, à une distance qu’il aurait déjà pu qualifier d’insoutenable. Le professeur ne se rendait compte de rien, trop concentré sur les moindres faits et gestes de l’inconnue, mais sa respiration était devenue bien plus profonde et bruyante alors qu’il était en proie à la frayeur. Elle passa une main dans ses cheveux tandis que Timothy pu se rendre compte que des larmes fines perlaient sur son visage pâle. Il n’avait pas la moindre idée de ce que cette émotion impliquait réellement, et au fond, il s’en fichait éperdument du moment qu’elle ne venait pas répandre ses pleurs sur son épaule... Quoi que, finalement, en y réfléchissant, c’était sans doute la chose la moins pire qui pourrait arriver à Timothy. Il n’avait qu’à tenir quelques instants supplémentaires pour la réconforter et il pourrait rentrer chez lui et se barricader dans son appartement pour ne plus jamais en ressortir.

Mais voilà qu’elle se mettait à sourire, et bizarrement, le professeur jugea que ce n’était pas franchement bon signe. Sa requête était tellement étrange, et ses propos tellement... Rien que d’y songer, il en avait encore des frissons et ses lèvres qui s’étiraient doucement face à lui commençaient à le rendre littéralement fou de peur. Et ses craintes étaient fondées puisque la jeune femme s’était à présent saisi du col de sa chemise. Peut-être que Timothy était en train d’halluciner, peut-être que tout ceci n’était rien de plus qu’un cauchemar dont il allait émerger pour se rendre compte que c’était simplement son esprit qui avait tout imaginé, que cette jeune femme n’était rien d’autre qu’un songe et qu’elle n’existait pas. Elle représentait simplement toutes les plus grandes peurs de Timothy. Il n’y en avait pas une seule qu’elle n’était pas en train de personnifier, et le jeune homme secoua la tête vivement de gauche à droite pour essayer de se sortir de là par la force de la pensée, mais naturellement rien se produisit. Si, elle se mettait maintenant à parler, évoquant à quel point elle avait froid parce qu’elle se sentait vide... Timothy avait déjà peine à respirer mais voilà qu’elle mettait maintenant ses mains sur sa poitrine et c’était trop, bien plus qu’il ne pouvait endurer. Elle recula d’un pas, et il pu enfin se remettre à respirer, ses propres paumes contre le col de sa chemise pour glisser un doigt dans l’encolure du vêtement et ainsi peut-être grapiller un peu plus d’air à chaque inspiration. Heureusement qu’elle s’était écartée, parce qu’il allait lui saisir les mains et les envoyer valser plus loin avant de tirer d’un coup sur sa chemise pour disparaitre. Oui, il était à ce point apeuré, et la rousse l’avait tellement poussé dans ses retranchements que l’idée de repartir dévêtu ne l’importunait même plus. Elle était la seule cause de ses angoisses et il aurait donné n’importe quoi pour se débarrasser d’elle. Il ferma les yeux juste une seconde pour reprendre son souffle et tenter de ne pas sombrer définitivement dans la panique la plus dévastatrice et la plus incontrôlable, celle-là même qui l’aurait peut-être contraint à se laisser tomber comme une mouche morte sur le piano juste devant lui, son coeur tambourinant bien trop fort dans sa poitrine pour que le battement pourtant vital ne devienne pas instantanément létal.

Elle parlait encore, racontant inlassablement les mêmes choses, ces paroles grotesques qui commençaient à l’agacer sérieusement tandis qu’il était trop occupé à essayer de se calmer et de se contenir. Une fois encore, Timothy aurait voulu hurlé mais il était trop timide, trop vulnérable, et son manque cruel d’assurance avait failli avoir raison de lui à de maintes reprises. Il la coupa presque lorsqu’elle murmurait ses derniers mots, la voix de Timothy tiraillée par un mélange de colère et de crainte. « Mais je ne veux pas partir. Je ne veux PAS partir. Je suis très bien ici, je... Je n’ai pas envie de m’en aller d’accord ? Je n’ai pas envie. » Pourquoi le répétait-il ainsi sans cesse comme un vieux disque rayé ? Certainement parce qu’il se rattrapait pour le reste de son existence pathétique où il n’avait jamais pris la peine de donner son avis, et à bout souffle, les nerfs à vif, il craquait complètement. « Je ne sais pas qui vous êtes, je ne veux pas savoir où vous voulez aller, et je suis désolé mais je ne suis sûrement pas celui que vous cherchez. Vous avez du me confondre avec un autre Timothy, c’est assez courant comme prénom pour que l’erreur soit envisageable. » Il débitait tous les mots qui étaient restés coincés dans sa gorge depuis l’arrivée de la jeune femme sans faire vraiment attention à ce qu’il disait. Le stress parlait, pas lui. Il essayait simplement de sauver sa peau, l’instinct de survie reprenant subitement le dessus pour laisser sa timidité légendaire au placard. Cette fois-ci, il ne se laisserait pas avoir. Peu importe s’il était dur ou froid avec elle et qu’il lui parlait sans ménagement, mais il en avait assez de se laisser bêtement faire et d’hocher la tête simplement. Cette jeune femme était allée trop loin, et tant pis si elle était une véritable criminelle et qu’elle venait effectivement lui arracher le coeur. Il perdrait la vie en criant «non» et en se débattait, parce que pour une fois, il n’avait pas envie, et il le faisait savoir très clairement, tandis qu’il recommençait à se débattre pour s’extirper du piège dans lequel il s’était lui-même fourré. Bien évidemment, sa chemise avait déjà subi ses nombreux soubresauts et autres gigotements qu’il n’avait pas pu contrôler en raison de la peur bleue qui l’avait envahi, et lorsqu’il tentait de se déplacer, on pouvait déjà voir une bonne partie de son dos déjà découverte...

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MessageSujet: Re: The foolish bride and the lost prince - Terminé   The foolish bride and the lost prince - Terminé EmptySam 5 Oct 2013 - 21:18

Elle était tout aussi paniquée que lui. Oui, les larmes, le sourire, le ton calme, c'était ainsi que Freddie montrait son désespoir. Mais voilà bien des années qu'elle n'avait pas véritablement pleurer ou crier. Oh les cris... Elle détestait cela, mots froids et brûlants à la fois qui venaient écorcher sa peau, elle les haïssait et elle ne supporte pas les sautes d'humeur. Ses parents, Charley, ils l'avaient très vite compris, trop de fois ils l'avaient trouvé cachée dans des placards ou même sous les marches des escaliers dès qu'une dispute éclatait quelque part dans la maison. La rousse détestait cela et elle le refusait encore plus dans la bouche de Timothy. Que se passait-il? Pourquoi est-ce que tout dérapait de la sorte? Non, il n'avait pas le droit, il ne pouvait pas prendre son beau conte, son conte de fée parfait et décidait de jeter les dernières pages. Non, qu'il arrête de déchirer les pages, non, qu'il ne fasse pas de mal à ce précieux papier ni même toute l'encre qui s'y trouvait, c'était tout simplement trop difficile à regarder, trop difficile à supporter et... Voleur, c'était un voleur, il n'avait pas le droit, de prendre ses idéaux et de les secouer de la sorte, pourtant c'est ce qu'il fit avec chacun de ses mots, un mélange de colère et de ... peur? Freddie n'était plus sûre de rien et quand il lui affirma qu'il ne voulait pas partir, que ce n'était pas son souhait le plus cher, elle recula encore, rencontrant violemment le piano. Elle ne prêta guère à l'instrument ou même à la douleur, au contraire, elle s'agrippa contre cette surface, tentant de mettre le plus de distance entre elle et Timothy.

"Je... Non... je sais que je ne me suis pas trompée je..." Il était fou, complètement fou, aveugle de ne pas voir la vérité en face et... Était-elle arrivée au mauvais moment? Peut être qu'elle aurait dû attendre que la nuit soit si sombre que les seuls qui pouvaient trouver du réconfort étaient des âmes perdues également, perdue comme elle, perdue comme cette pauvre Freddie, Freddie qui se serait précipitée sous ses draps et qui aurait saisi son coeur, d'une telle façon qu'il n'aurait pas pu lui échapper. Elle ne voulait rien d'autre qu'un coeur qui bat, même pas par amour, même pas pour elle, réalisait-il à quel point il était chanceux? Elle aurait pu le surprendre et l'étouffer dans son sommeil et fouiller dans ses entrailles et aller récupérer le muscle adéquat mais non, elle ne l'avait pas fait, il méritait mieux, il la méritait elle. Freddie tremblait, cela en était presque rageant et elle croisa les bras sur sa poitrine pour tenter de se calmer, prenant de profondes inspirations. "Frédérick. Je m'appelle Frédérick. Cavendish... J'ai été patiente, je te jure que j'ai été patiente Timothy et je..." Elle tremblait encore et elle préféra se reculer plutôt que de tenter le diable. Ne pas paniquer. Elle était là pour un but précis, pas besoin de paroles futiles, pas besoin de larmes, nopas besoin de larmes Freddie, tu aurais dû commencer par le début. Elle décida de s'éloigner encore plus, elle n'avait définitivement pas remarqué que s'il ne bougeait plus eh bien, c'était parce qu'il était coincé. Oui, un coin, Freddie s'appuya contre un des coins de la pièce et poussa quelques mèches rouges qui étaient venues lui cacher la vue. "Je peux attendre tu sais... Je ne voulais pas t'effrayer, je suis désolée, je suis désolée, c'est juste que je n'ai pas l'habitude. Je pensais que tu étais le bon je croyais." Freddie doutait rarement, en général, elle était sure de toute et elle fonçait, attrapait ce dont elle avait besoin et elle posait les questions ensuite

Comment de simples mots avaient pu la déstabiliser à ce point, tellement que Freddie se laissait retomber sur le sol, les pans de sa robe blanche se dépliant peu à peu. Instinctivement, elle ramena ses genoux sur le sol, ne fixant plus Timothy mais le sol. Qu'il s'ouvre , qu'il se dérobe la tout de suite pour la faire disparaître car elle ne voulait plus réfléchir là tout de suite. "Est-ce que ça veut dire que je vais finir par mourir complètement seule?" demanda t-elle d'une voix faible, le regard vide. Mais elle pensait avoir trouvé une solution, une parfaite solution, un Prince pour l'extirper de sa tour de misère et l'emmener voir le monde, car évidemment, elle ne pouvait pas partir toute seule, elle n'en avait pas la force, elle n'en avait pas le courage, elle savait qu'elle serait perdue dans ce grand monde toute seule. Elle était de nouveau à la case de départ et elle ne savait plus vers qui se tourner...
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MessageSujet: Re: The foolish bride and the lost prince - Terminé   The foolish bride and the lost prince - Terminé EmptySam 19 Oct 2013 - 19:00

Cavendish. Ce nom là lui disait quelque chose, et tandis que Frédérick reculait, Timothy fouillait dans les méandres sinueux de sa mémoire pour essayer de mettre un autre visage sur ce patronyme. Il était certain de l’avoir entendu quelque part, de l’avoir déjà croisé, ne serait-ce que sur une vulgaire boite aux lettres ou bien encore parmi les noms de l’un de ses élèves. Cavendish. Bordel, l’angoisse lui faisait vraiment perdre tout ses moyens, et sa cage thoracique se soulevait encore dans l’urgence, trop pressée d’absorber tout l’oxygène qui se trouvait autour de lui, comme si le dernier souffle semblait maintenant douloureusement proche. Ses méninges travaillaient également à une vitesse folle et il essayait de se concentrer pour ne pas flancher, pour ne pas se laisser retomber sur le piano et attendre qu’elle l’achève enfin puisqu’elle portait ce nom... Ce nom terrible, oui, plus les secondes passaient et plus il se remémorait. Cavendish. Il en connaissait d’autres, des membres de sa famille qui tout comme elle avaient tenté de l’embarquer. Ou peut-être pas, peut-être que Tim exagérait, que la peur lui faisait voir tout en noir et qu’il ne parvenait plus à penser clairement, sans que sa pensée soit confuse et maladroite. Cavendish. Cette fois c’était sûr, il voyait distinctement le visage se dessiner devant lui tandis qu’il fermait les paupières. Non, les visages. Iain et Charley. Deux hommes qu’il craignait particulièrement puisqu’ils lui avaient fait quelques avances que Timothy n’avait pas pu supporter. Pas étonnant que Frédérick fasse partie de cette même famille, que le sang de ces deux hommes coulent également dans ses veines. Pas étonnant qu’elle soit folle à ce point.

Frédérick reculait encore davantage tandis qu’elle affirmait pouvoir attendre, se disant désolée et se confondant en excuse. Se tenant au piano avant de s’exiler dans un coin de la pièce pour se laisser choir sur le sol, elle semblait plutôt désemparée et le pauvre Tim l’observait sans un mot, la distance entre lui et la jeune femme le rassurant enfin. Plus elle se trouvait loin de lui et mieux il se portait, tandis que la rousse avait pourtant souhaité l’inverse. Ce n’était pas pour cette fois, non. Et puis même, cela n’arriverait jamais, inutile de lui donner de faux espoirs ou de lui faire croire quoi que ce soit. Timothy appréciait sa solitude, il la chérissait même presque autant qu’une maîtresse, et personne jusqu’ici n’avait encore été capable de le sortir du confort de sa bulle. Ce n’était sûrement pas elle qui y parviendrait, aucun des Cavendish ne serait à la hauteur et tant pis si elle le vivait mal. Malgré tout, il continuait de la regarder silencieusement, reprenant peu à peu ses esprits et l’usage normal de ses poumons par la même occasion. Le professeur était à bout de souffle mais son pouls semblait ralentir au fur et à mesure que le silence s’installait. Ses yeux bleus scrutaient cette robe blanche et cette chevelure de braise, et soudainement assailli par la culpabilité, il soupira avant de baisser la tête. Qu’avait-il fait ? Elle avait beau être folle et complètement perdue, peut-être qu’elle ne méritait pas cela ? Après tout, qui lui avait donner le droit de la mettre dans un état pareil ? Il avait eu peur, certes. Il avait essayé de s’enfuir et de se défendre. Mais une fois de plus, une fois encore, il se sentait définitivement coupable de tout ce qui s’était produit, comme si cela était inscrit dans ses gênes, ancré profondément dans sa chair qu’il ne pourrait jamais nettoyer de ce sentiment.

Le regard triste, Tim releva subitement la tête lorsqu’il entendit le son de la voix de Frédérick retentir à nouveau. « Est-ce que ça veut dire que je vais finir par mourir complètement seule ? » L’expression sur le visage du jeune homme était alors indescriptible. Tim était partagé entre l’horreur et la tristesse, la culpabilité et l’angoisse. Il se sentait responsable, oui, définitivement. Surtout après ce qu’elle venait seulement de dire. Dieu, qu’avait-il fait pour qu’elle en arrive à songer à sa mort, à penser à une fin aussi triste que celle-ci ? Mais au-delà de ça, pourquoi cette question, pourquoi à lui ? Était-il à ce point important à ses yeux pour être celui qui lui apporterait la réponse ? Ou peut-être qu’elle parlait dans le vide après tout, qu’elle ne s’adressait plus vraiment à lui mais à quelqu’un d’autre. Timothy ne comprenait pas mais il doutait de savoir s'il voulait en apprendre davantage... Il était simplement certain d’une chose : il n’était pas question de la laisser dans cet état, pas quand il avait été la cause de toute cette agitation. Elle l’avait suivi, c’était sûrement pour une raison, non ? Il l’avait peut-être cherché, au fond. C’était comme cela que les choses fonctionnaient au final, rien n’arrivait jamais sans qu’il y ait une véritable explication. En essayant de se protéger, il avait brisé la jeune femme, ou tout du moins, il l’avait blessée. Il n'allait tout de même pas la laisser ici sans rien faire ? Il soupira pour la seconde fois, se tournant tant bien que mal dans tous les sens pour avoir une vision plus précise du problème qui le maintenait toujours coincé derrière le piano. Ses mains ne tremblaient plus, ou en tout cas beaucoup moins, et en prenant un peu de temps, il parvint à se libérer en soulevant le bout de sa chemise qui s’était pris dans un clou qui trainait là. Libre, il était enfin libre. Il n’avait plus qu’à faire quelques pas en direction de la porte pour récupérer sa veste avant de disparaitre et retrouver le chemin de son appartement. Mais au lieu de cela, il restait immobile, collé au mur, comme si rien ne s’était produit, incapable de bouger, tandis qu’une grande partie de son dos aurait pu être visible si toutefois il s’était aventuré vers la sortie.

« Non, tu... Tu ne vas pas mourir seule Frédérick. Tu... Tu trouveras quelqu’un comme toi, qui aura les mêmes attentes et... Et tu verras, il te rendra heureuse. Vraiment. » Timothy se sentait ridicule de prononcer ainsi des paroles aussi clichés et insipides, mais il parlait malgré tout sur un ton qui se voulait profondément sincère. « Je te promets que ça arrivera. Mais ce n’est pas moi Frédérick, ce n’est tout simplement pas moi. » Il regardait la porte avec envie, mais il craignait également de la vexer en partant sans rien ajouter de plus, la laissant seule ici dans un coin de cette minuscule salle. Et puis après tout, à quoi bon rentrer si c’était pour qu’elle épie le moindre de ses faits et gestes et qu’elle le suive jusque chez lui ? Non, elle devait partir la première si Timothy voulait être certain de pouvoir s’endormir cette nuit-là sans craindre qu’elle ne vienne le chercher dans son sommeil...

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MessageSujet: Re: The foolish bride and the lost prince - Terminé   The foolish bride and the lost prince - Terminé EmptyVen 25 Oct 2013 - 19:05



Une porte qui se ferme. Lentement, doucement.
A crack, a crack of light right beneath your feet, something, somewhere, someone, anything.

Freddie n'avait pas la force de pleurer, elle n'en avait pas l'énergie recroquevillée dans son coin de la pièce, pas l'énergie, pas le luxe, pas le désir, elle voulait juste comprendre ce qui arrivait à sa pauvre âme. Sa pauvre âme qui ne pouvait pas véritablement vivre et qui ne faisait qu'utiliser son enveloppe charnelle à elle pour exprimer son envie et ses désirs. Mais à minuit, les masques devaient tomber, les pauvres petites âmes devaient se débrouiller, plus de peau, plus de chair, plus de muscle, rien que de l'immatériel, rien d'autre que d'infinies possibilités. Et la possibilité d'être seul, toujours seul, car peu importe le contexte dans le fond, votre âme ne voulait pas voir le lever du jour seul. Freddie pouvait le supporter, elle pouvait avoir les rayons du soleil pour elle seule et se laisser bercer par l'astre. Mais son âme, cette humeur, son essence vitale qu'elle ne contrôlait pas, voulait quelque chose, et peut être que Socrate lui même se retournerait dans sa tombe s'il entendait son discours et il lui dirait que non, c'était son corps le fautif dans tout ça. Son âme était belle, son âme était noble. Non, non, non, pas quand Freddie avait mal à ce point là, pas quand elle pouvait s'allonger dans l'herbe et trouver que quelque chose n'allait pas, que tout ceci tournait mal .Sometimes she could feel it when the earth was going to wrong way.

Peu importe dans le fond, âme, tête, coeur, ou corps défectueux, c'était Freddie qui devait vivre avec et tenter de contenter tout le monde. C'était un jeu très dangereux, encore plus encore que lorsqu'on tentait de satisfaire de véritables personnes, car si son coeur était déçu, il décidait alors de le lui faire payer et de battre beaucoup trop vite, juste pour qu'elle se souvienne qu'elle n'était rien, que tout ce qu'on lui avait donné, on pouvait le lui reprendre, aisément, facilement. La voix de Timothy la sortit de sa torpeur, il n'était peut être pas le bon, mais son discours, ses paroles, avait quelque chose de réconfortant. Peut être qu'il y a quelques années, Freddie aurait cru à ce discours et qu'elle l'aurait laissé panser ses blessures et l'aider à se relever. Freddie n'était plus une petite fille et de toute façon, elle n'avait jamais cru à l'espoir. Hope is for fools, fools in love with life, fools drinking wine and falling alseep because the moon says so. Freddie buvait peut être mais plus par habitude que pour une autre raison, et la lune l'avait abandonnée, elle était devenue invisible aux yeux de la déesse... vu qu'elle était déjà morte. Comment expliquer ça à Timothy? Elle appréciait son aide mais... kindness couldn't save her. "I tried to wait for sister fate to deliver the perfect solution and it didn't work. It brought nothing more but sorrow and emptiness." finit simplement par dire Freddie en relevant le regard vers lui. Ses yeux d'ordinaires si pétillants étaient vides et gris. Elle pensait encore à la mort de ses parents, pourquoi Charley et elle étaient-ils revenus et pas eux? Rien ni personne ne pourrait remplacer cela et même si Iain faisait des efforts, il n'en restait pas moins un étranger. Où était son père pour la faire rire? Où était donc sa mère pour jouer avec ses cheveux? Où était passé tout ce temps à rire? Il avait tout simplement disparu voilà tout...  

"If there's someone out there, someone who's supposed to hold my hand during all of this mess, then I don't envy him, he must feel that thing crawling inside of me and eating my dreams at night." That filthy eater of dream. La solitude était comme un poison qui s'était glissé en elle et dont elle ne pouvait plus se débarrasser. Rien que d'y penser, elle en tremblait. Freddie portait ses mains ses oreilles, pour tenter d'ignorer cette voix qui lui disait de se taire, qui lui ordonnait de ne rien révéler de plus. "It's not pleasant, it's not..." répéta Freddie avant de finir par s'allonger complètement sur le sol, elle se recroquevilla sur elle-même, ses cheveux lui masquant la vue. Elle ne voulait plus rien voir, elle ne voulait plus rien entendre, qu'on la laisse... Seule. "Just go, please leave, lock the door if you have to, or ... I don't know, just go, I want to sleep, I'm going to sleep right here."
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MessageSujet: Re: The foolish bride and the lost prince - Terminé   The foolish bride and the lost prince - Terminé EmptyLun 11 Nov 2013 - 21:43

Timothy était désemparé. Il connaissait ce genre de sentiments, ceux qui parvenaient à vous ronger de l’intérieur sans qu’on puisse réussir à l’expliquer véritablement, cette part de désespoir qui naissait des ténèbres les plus sombres pour vous envelopper de son épais manteau. Oh, il en avait passé des nuits dans le même état que Frédérick, assis par terre dans la pénombre, le peu de force qui lui restait jusqu’alors l’ayant enfin quitté, tant et si bien qu’il ne pouvait même plus pleurer. Plus aucune larme pour venir laver ses joues, pour nettoyer l’horreur, pour noyer les souvenirs. Plus rien. Une coquille creuse et vide dont les seules pensées tragiques raisonnaient sans cesse au creux de sa carcasse. Il avait scruté le ciel en quête d’une réponse, à la recherche d’une solution. Mais même les astres ne brillaient plus dans la dimension de Timothy. Plus d’étoiles, la lune s’était dissimulée derrière d’épais nuages gris, et quand le jour revenait enfin, le soleil ne rayonnait tout simplement plus, comme si la terre s’était subitement arrêtée de tourner. Les jours, les heures s’étaient suspendues de manière fatale. Plus rien n’existait. À part l’absence de tout.

Alors il se reconnaissait un peu en Frédérick. Oh, pas plus que ça vraiment, simplement dans sa façon de se tenir ainsi, prostrée au fond de cette pièce comme si c’était le bout du monde et qu’elle avait enfin pu l’atteindre, comme si ce seul espace était une bénédiction, un véritable remède. C’était sans doute la seule chose qu’ils pouvaient bien avoir en commun. Et à la voir ainsi, Tim aurait presque pu s’approcher pour se mettre à sa hauteur et se murer dans son silence pendant qu’elle parlait, et qu’il restait là, le regard vide planté dans le décor comme un couteau aiguisé. Oui, la lame d’une arme blanche, la seule arme qui lui restait pour tenter de se défendre, ses deux grands yeux bleus pour implorer et supplier le reste du monde de le laisser en paix. Qu’on le laisse tranquille, gisant quelque part. Oh si seulement il avait pu avoir cette chance, cette joie de se retrouver six pieds sous terre pour enfin... Respirer ? Étrange paradoxe, n’est-ce pas Timothy ? Mais c’était pourtant cela, exactement cela qu’il avait recherché. La paix, enfin. Et la musique l’avait aidé à se sortir toutes ces images de la tête, mais en les chassant sans cesse, elles revenaient toujours au galop, pour le hanter, pour le mener jusqu’à sa propre tombe. Après tout, peu importait le malheur qu’il causerait en disparaissant, la peine des autres semblait bien faible comparée à la sienne. Et pourtant celle de Frédérick l’avait touchée en plein coeur, parce qu’il en était la cause. Pour la première fois, Tim se rendait compte à quel point il était aussi cruel et égoïste que le reste de ses congénères. Il était la cause de tout ceci, il avait provoqué ces propos. Alors que faire en retour ?

Tim ne savait tout simplement pas. Elle semblait perdue et désemparée, et Tim l’était tout autant, un pan de sa chemise déchiré ballottant dans le vide. Elle voulait qu’il parte, qu’il la laisse ici tandis qu’elle s’allongeait sur le sol froid de cette salle de classe. Et naturellement le jeune homme n’allait pas la contredire, lui qui avait cherché à fuir depuis qu’elle avait mis un pied dans ladite pièce. How rude Timothy, how rude are you ? Cruel et égoïste, il l’était véritablement, il n’y avait plus de doute. Frédérick était étendue là et il n’essayait même pas de se rapprocher d’elle, d’aller la rassurer d’une quelconque manière. Il avait eu trop peur, bien trop peur pour tenter de faire quoi que ce soit pour la sortir de là, pour essayer de lui faire croire que tout s’arrangerait. De toute façon, il n’y croyait pas lui-même. Depuis combien de temps essayait-il de s’en sortir ? Des années, sans doute une bonne décennie à présent. Il n’y était jamais parvenu, alors pourquoi Frédérick serait-elle plus chanceuse que lui ?

Timothy récupéra ses partitions qu’il fourra dans son sac en bandoulière. Il observait toujours la jeune femme du coin de l’oeil, sans un mot, se dirigeant à présent vers la sortie, agrippant au passage sa veste qu’il s’empressa de mettre. Hors de question de passer une seconde de plus la peau ainsi découverte, même face à une femme. Peu importait le sexe au fond, il faisait tout ce qui était en son pouvoir pour se donner l’impression que son corps lui appartenait. L’impression... « Alright then, I’ll be leaving now Frédérick. » Peut-être aurait-il du prendre des pincettes, s’exprimer avec plus de tact. Mais malgré tout, le ton qu’il employait était calme, rassurant, presque hésitant. « But I’ll be coming back you know... » Il n’était sans doute pas assez explicite, et s’éclaircissant la gorge, il reprit aussitôt. « I mean, I come here every day so... If you feel like you need to play or... Or if you just want to lay here for a while, it’s fine you know. I can leave the door open for you. » Replaçant la lanière de son sac sur son épaule, il hésita encore un instant avant de faire un pas de plus vers la porte, son regard toujours posé sur elle. « I am not the one you were looking for Frédérick, but that doesn’t mean I can’t be here. Just... Just take care of you, and next time, please try not to scare me like that. » Il tenta un sourire, se doutant qu’elle ne pouvait cependant pas le voir de l’endroit où elle se trouvait, surtout dans la position dans laquelle elle se tenait. Timothy soupira, et toujours un peu angoissé, il passa ses nerfs sur la lanière de son sac en bandoulière en songeant qu’il n’aurait sans doute pas du l’inviter à revenir ici à l’avenir... Mais après tout, il avait été tellement cruel et égoïste, elle méritait au moins cela. Juste un peu d'attention de la part de celui qui avait causé sa peine, en espérant que cela soit suffisant...


Fin du sujet

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