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 MORGAN ♣ This is how to save a life

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Catherine Eisbroughs

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MORGAN ♣ This is how to save a life  Empty
MessageSujet: MORGAN ♣ This is how to save a life    MORGAN ♣ This is how to save a life  EmptyMer 21 Aoû 2013 - 18:08


This is how to save a life


(the fray) ▽And I would have stayed up with you all night, had I known how to save a life
« J’ai amené Abby aller se baigner, et nous irons voir un film ensuite. J’ai pensé que tu aimerais avoir une soirée tranquille. Je t’aime. » Un long soupir de soulagement s’échappe d’entre tes lèvres lorsque tu lis le petit mot de Joshua laissé sur la table à ton intention. Dieu soit loué. Tu avais passé une journée horrible – une semaine d’enfer, en fait. Nous étions vendredi soir. Normalement, tu aurais voulu faire quelque chose, que ce soit avec toute ta petite famille ou seulement Joshua, peut-être même sortir aller prendre un verre avec Eireen. Mais ce soir, pas question. Tu étais éreintée, tu n’en pouvais plus et tu avais seulement envie de t’écraser sur le canapé en mangeant des chips jusqu’à ce que tu aies mal au ventre. Un peu de solitude ne pourrait pas te faire de mal. Un peu de temps pour toi. C’était si rare, ces temps-ci, la chance et la malchance d’avoir une famille. Il y avait certes toujours quelqu’un qui était là pour te remonter le moral si tu avais besoin, toujours quelqu’un pour te jaser ça lorsque tu t’ennuyais, mais ils étaient toujours là, Joshua et Abby. Tu n’avais plus une minute pour toi, et même si tu appréciais sacrifier ton temps pour les deux personnes les plus importantes de ta vie, tu te languissais un peu de tes soirées en solitaire, à faire ce que tu voulais, à chanter à tue-tête ou à danser en faisant la vaisselle.

Il était peut-être dix-huit heures lorsque tu as décidé de commencer ton film, après avoir effectué les corvées de la maison : terminer la vaisselle, faire un peu de lavage, passer un petit coup d’aspirateur. Tu avais mis la musique relativement forte sans t’inquiéter de tes voisins, ta maison étant étonnamment bien insonorisée. Ce n’était peut-être pas fascinant comme début de soirée, mais ça avait le mérite de te changer passablement bien les idées. Loin de toi, tes collègues un peu ingrats, loin de toi, tes patients récalcitrants. Tu pouvais souffler pour un moment, et l’idée te séduisait bien plus qu’elle n’aurait dû. En regard ta mince collection de film, tu en pris un totalement au hasard et l’inséra dans le lecteur DVD. Emmitouflée dans ta couverture blanche et plutôt poilue, tu profitais amplement de cette soirée livrée à toi-même sans t’inquiéter, pour une fois, de ta fille. Tu savais qu’elle était entre bonnes mains et que Joshua n’hésiterait pas à t’appeler s’il y avait un problème. De toute façon, tu avais passé la semaine à t’inquiéter de tes patients, de la conduite à adopter dans telle ou telle situation, du médicament à donner à tel patient. Tu passais ta vie à te poser des questions et rester tranquille, pour une fois, ne pouvait certainement pas te faire du mal.

Tu n’écoutais ton film qu’à moitié, trop fatiguée pour te concentrer. Tes yeux semblaient se fermer tous seuls et tu te lovais encore plus dans ton divan, ta couverture tout autour de toi. Tu étais tellement bien, ainsi installée dans ton salon, devant un film qui ne t’intéressait pas, à grignoter de temps à autres des chips qui avaient bien meilleur goût aujourd’hui que toutes les autres fois où tu en avais mangé. Peut-être parce que tu en profitais, cette soirée-ci, et que rien ne pouvait affecter ton bien-être. Toutes tes pensées obscures ne te préoccupaient plus, et tu t’es finalement glissée dans les bras de Morphée.

Ce sont de petits coups insistants à la fenêtre du salon qui t’ont réveillée. Sursautant, tu te lèves brusquement de ton divan, passant une petite seconde à te rappeler ce que tu faisais là. Tu avais la soirée de libre, tu écoutais un film, tu t’étais endormie. D’accord. Et le bruit, finalement ? Tu te tournes vers la fenêtre et réprime un cri en plaquant ta main sur ta bouche. Tu te lèves en panique et tu vas ouvrir la vieille fenêtre. « Morg… Morgan ? » balbuties-tu en le voyant. Il n’était pas mort, lui ? Peut-être pas, finalement. Faut dire qu’à Stonehaven, les hisoitres d’horreur racontées par tes parents lorsque tu étais jeunes étaient bien réels. Les morts revenaient bien à la vie, et il faut croire que c’est ce qui est arrivé à ton ami. « Ne bouge pas, fais-tu finalement en lui serrant fort la main, je viens te chercher. » Tu te dépêches d’aller chercher une vieille serviette dans laquelle tu pourras l’emmitouflée et tu te précipites pour aller le retrouver dehors. Tu lui mets la serviette sur les épaules et, ton bras en-dessous de ses aisselles, tu le traînes jusqu’à la porte d’entrée et tu l’installes finalement sur le divan que tu occupais quelques instants plus tôt.

Morgan bien installé, tu vas chercher une serviette d’eau froide et tu lui éponges doucement le front. « Explique-moi ce qui s’est passé et dis-moi comment je peux t’aider. » Ta voix tremblait un peu, inquiète que tu étais pour lui, mais tu ne quittais pas ses yeux du regard. Tu voulais savoir, et tu voulais qu’il aille mieux. Tu voulais surtout le faire sortir avant que Joshua ne revienne, de préférence, pour éviter une confrontation qui ne ferait de bien à personne.
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MORGAN ♣ This is how to save a life  Empty
MessageSujet: Re: MORGAN ♣ This is how to save a life    MORGAN ♣ This is how to save a life  EmptyJeu 22 Aoû 2013 - 15:37

♣ This is how to save a life.
(skins) ▽ J’étais très bien comme j’étais, occupé à me détruire, et puis tu t’es pointée et tu m’as dis de me bouger, et pour la première fois de ma vie j’ai eu l’impression que quelqu’un en avait quelque chose à foutre de ma gueule et que cette personne méritait que je fasse des efforts.  
L’Ennui, l’ennui, toujours l’ennui.  Ce sentiment qui revient inlassablement quand on l’attend le moins et qui rend la journée morne. Il s’acoquine avec la Routine et provoque la Morosité. Un trio dont Morgan se serait bien passé ce soir-là. Il s’était levé tard, comme toujours, d’une courte nuit de plomb, après être rentré du labo-photo à quatre heures du matin. Puis après avoir avalé son repas et fumer un peu, il s’était retrouvé de nouveau sous la couette, à contempler une fine pluie tomber. Et d’ici quelques petites heures il retournerait travailler, encore. Comme pour se moquer de lui, le soleil avait son retour au moment de se coucher, vers dix-sept heures. Mais non, Morgan ne voulait pas que sa journée se résume à s’ennuyer, entre deux nuits de travail qui commençait à se faire routinier. Les gens, en juin, commencent à partir  en vacances. Et si, en Août et en Septembre, ils sont une tonne à venir faire développer des photos parfois ridiculement heureuses de leurs vacances, en Juin, c’est le calme plat et l’ennui total. C’est surement à cause de ça qu’il avait enfilé une veste sur son tee-shirt, avant de quitter son studio, une idée stupide en tête. Il devait voir Iain, dans la semaine, et il comptait ramener à son ami une trouvaille un peu particulière. Cela faisait longtemps, oui, qu’il n’avait pas fait de conneries. En fait, depuis sa mort, un mois et quelques auparavant, il n’avait pas fait grand-chose. Il avait dû réapprendre à vivre, à se familiariser à nouveau avec les choses, les gens. Il avait dû accepter. Et il n’avait pas fait son retour partout. Pas avec tout le monde, ni avec toutes ses activités.

Il escalada, une demi-heure plus tard, la clôture d’une prairie. Kelan lui en avait parlé, avant leurs morts. La propriété qui s’y trouvait n’abritait pas qu’un verger ou des vaches. Encore moins un petit fermier stéréotypé de soixante-dix ans qui veille avec bienveillance – et un affreux chapeau de paille – sur ses biens. En fait, si. Mais ce même vieillard avait un neveu qui semblaient se rendre plus qu’il n’en avait besoin chez son aïeul. Kelan avait compris qu’au milieu des pommiers, contre la grange, une autre plante particulièrement sympathique poussait. Une plante dont il avait parlé à Morgan mais qu’ils n’avaient pas eu le temps d’aller examiner avant tout ça. L’herbe humide couinait sous les pieds du jeune homme. Si ce n’était pas encore un plan foireux de son ex-ami, Morgan allait toucher le gros lot. Bon, ce n’était pas très légal. Mais comme la plantation en question ne l’était pas non plus, Morgan était prêt à penser qu’il rendait presque service au vieux fermier de l’en débarrasser. Et puis, de la sorte,  son neveu aurait les poumons plus sains. Voilà comment, en quelques enjambées, Morgan s’était persuadé de faire le bien quand il allait commettre un méfait.  Pourtant, s’il avait su que rien ne se passerait tranquillement, il aurait rebroussé chemin. Dommage, il avait déjà entrepris d’escalader la pile de caisses en bois présentement vides, qui contenaient les pommes lors des récoltes. Le bois était humide, Morgan dégringola aussitôt, emportant avec lui une caisse qui lui retomba lourdement dessus. Mais le jeune homme n’eut guère le temps de se soucier de son poignet douloureux. Des aboiements retentissaient déjà. Le vacarme avait alerté le dog allemand du propriétaire. Le jeune homme, n’écoutant pas les battements frénétiques de son cœur, se mit à courir à vive allure en sens inverse, tant pis pour la plante. Il sautait par-dessus la clôture lorsque l’énorme chien envoya un coup de crocs acérés sur son avant-bras. Morgan retint un cri et s’enfuit de plus belle, laissant le molosse ruminer derrière la délimitation de la propriété. Le soleil était presque couché, les nuages de retour et son bras saignait, d’une plaie sale et béante qui semblait le narguer. D’un geste un peu désespéré, Morgan retira sa veste en tissu grise et entoura la plaie sanguinolente. Il était presque  sûr d’avoir besoin de points, et en tout cas, de soins et d’un bon désinfectant. Mais il était hors de question de se rendre à l’hôpital. Même si personne ne l’avait vu, il ne prendrait pas le risque, et puis c’était une question d’habitude. Où aller alors ?

L’idée émergea soudain, avant qu’il ne l’enfouisse. Il ne pouvait pas refaire surface brutalement chez Cathy après qu’elle l’ait su mort. Peut-être était-elle venue à son enterrement ? Oh, ne soit pas stupide Morgan. Cette jolie femme avait beau s’être prise d’affection pour toi, vous n’étiez pas amis. Elle avait tiré de mauvais pas plus d’une fois le jeune homme avant sa mort, lorsqu’ils avaient besoin de soins et d’éviter l’hôpital et les questions indiscrètes. Elle avait même commencé à le faire parler un peu de lui. Et puis il était mort. Rien que ça. Alors évidemment, leurs rencontres s’étaient stoppées. Et puis en revenant à la vie, Morgan, pendant ce gros mois, était resté discret. Pourtant, il avait éprouvé une réelle envie de voir la jeune femme. Le destin le poussait peut-être ? Qui sait. Ce qui était certain, c’est que ses pas le guidaient à présent vers le domicile de Cathy, à travers les rues qui s’assombrissaient. Lorsqu’il arriva devant celui-ci, son ventre se serra. Aucun véhicule n’était garé devant, peut-être n’était-elle pas là ? Et que dirait-elle en le voyant débarquer chez elle ? Il était prêt à rebrousser chemin malgré la fine pluie qui tombait à nouveau, lorsqu’il distingua de la lumière émaner d’un poste de télévision. Il se décida enfin et vint frapper aux carreaux. Elle était là, endormie paisiblement sur le canapé. Il s’en voulut de la réveiller de la sorte, et même de l’inquiéter mais elle avait déjà ouvert la fenêtre et, instinctivement, son bras se resserra sur la veste qui cachait sa blessure. « Morg… Morgan ? Ne bouge pas,  je viens te chercher. » La main qui serra la sienne réconforta immédiatement le jeune homme qui oublia un instant la douleur. Il était ravi de revoir ce visage adorable. L’instant suivant, il se laissait guider à l’intérieur, une serviette chaude sur les épaules. Elle l’installa sur le canapé et vint lui éponger doucement le front. Il aurait voulu la remercier et lui dire qu’il était désolé de ne pas avoir donné signe de vie, depuis qu’il avait retrouvé cette dernière. A la place, alors qu’elle lui demandait ce qu’il faisait là, il ne put que découvrir lentement la plaie pour la lui laisser apparaître. Ce n’était pas beau à voir et cela faisait un mal de chien. Pourtant, lorsqu’il la regarda, il fut incapable de s’expliquer, et malgré le fait qu’ils n’aient encore jamais été familiers, lui dit : « Je suis désolé d’arriver comme ça. J’aurais dû te dire que j’étais… de retour. » Comment trouver les mots pour parler d’un retour à la vie ? « J’ai mis un peu de temps à… tu sais… admettre que j’étais revenu. Tu l’avais appris, j’imagine ? Ma… ma disparition ? » Qu’est-ce qu’il pouvait se sentir con en cet instant. Et puis son bras lui faisait vraiment mal, ainsi que son poignet. Cathy ne posait jamais de questions hormis pour connaître la nature de ses maux. Pourtant, Morgan se sentait le besoin de se justifier. « J’ai fait une connerie, j’ai été là où je n’aurais pas dû être un chien m’a attaqué après que je sois tombé. J’ai le poignet en compote et il m’a salement amoché. Tu veux que j’aille dans la cuisine ? Je ne veux pas dégueulasser ton canapé. » Une grimace accompagna ses paroles et il se leva. « Je suis vraiment désolé Cathy. Et si tu veux me voir partir, tu n’as qu’à demander. »
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MessageSujet: Re: MORGAN ♣ This is how to save a life    MORGAN ♣ This is how to save a life  EmptyVen 23 Aoû 2013 - 4:33


This is how to save a life


(the fray) ▽And I would have stayed up with you all night, had I known how to save a life
Puis soudainement, ça te frappe très fort. Tu pensais que tu tiendrais le coup lorsque tu l’avais vu à ta fenêtre, alors que tu l’avais vu se faire enterrer et que tu l’avais vu descendre six pieds sous terre. Ce n’était pas rare que ce genre de retours arrivaient à Stonehaven, mais tu n’irais pas jusqu’à dire que c’était normal ou que ça ne te surprenait pas encore un peu. Tu n’avais tout compte fait pas vécu tant de temps que cela dans ta ville natale, et bien que tu connaisses les drôles d’incidents qui s’y passaient, ça te laissait toujours passablement mal à l’aise. Morgan était mort. Ce n’était pas une nouvelle, tu le savais pertinemment bien. Trop bien, même. Tu n’avais pas personnellement été invitée à son enterrement, n’étant pas vraiment ce qu’on pourrait appeler une amie proche, mais tu t’y étais quand même glissée, quitte à rester cacher en arrière. Mais tu voulais venir. Tu voulais y aller, parce que tu aimais croire que vous aviez réussi à développer une certaine amitié, une certaine relation, et tu tenais à celle-ci. Tu tenais à lui, malgré ses actions répréhensibles, tu le trouvais attachant et tu te rappelle comme si c’était hier que, accotée contre un arbre pour assister à l’enterrement, tu t’étais surprise à être plus bouleversée que tu ne l’aurais cru par sa mort. À croire qu’à force de l’avoir comme patient, vous aviez eu le temps de discuter, et qu’il y avait quelque chose en lui qui te plaisait, qui te montrait que ce n’était pas juste un voyou qui cambriolait des trucs. Tu n’avais rien dit à ton fiancé, bien évidemment, qui n’aurait été que trop content de se débarrasser de Morgan. Qui t’aurais dit que c’était mieux pour toi, pour ta santé, qu’il ne pourrait plus te faire du mal. La vérité, c’est que le beau blond n’avait jamais osé te blesser d’une quelconque façon, et que si tu te compromettais en acceptant de le guérir sans poser de questions, c’était parce que tu le souhaitais, et non pas parce qu’il t’avait obligé à le faire.

Aujourd’hui encore, tu ne sentais aucune obligation de sa part. Tu aurais très bien pu le laisser choir à l’extérieur et il n’aurait probablement pas insisté. Seulement, quelque chose en toi t’empêchait de lui « donner tout ce qu’il méritait » selon Joshua. Parce que, d’après toi, il méritait mieux que de s’écraser dans l’herbe mouillée à côté de chez toi sans personne pour l’aider, le rassurer, lui dire que tout irait mieux. Et tu savais qu’à un certain moment dans notre vie, on a tous besoin de quelqu’un pour le faire, malgré toute la dignité et la fierté que nous pouvons avoir. Alors, même si tu te réjouissais de ta soirée passée en solitaire, endormie devant ta télévision, tu ne pouvais pas le laisser là. Ça ne se faisait pas. Alors, tu étais allée le chercher. Tu l’avais installé sur le divan, faute de savoir où l’installer pour qu’il soit confortable, la serviette sur les épaules. Il était tout mouillé à cause de la faible pluie qui tombait à l’extérieur et tu te réjouissais d’avance que ton canapé soit en cuir et non en tissu. Après t’être assurée que ton patient était dans des conditions potables, tu lui demandes comment il en est arrivé là. Et c’est là qu’il te montre sa blessure.

Tu ne peux retenir un léger mouvement de recul en voyant la chose. Tout de même professionnelle, tu tentais déjà dans ta tête de trouver la marche à suivre avec les produits que tu avais à la maison. Cette blessure demanderait probablement quelques petits points. Il faudrait la désinfecter, trouver de quoi lui faire un bandage… Tu étais tellement perdue dans tes pensées pour le soigner que tu fus un peu prise par surprise lorsqu’il prononça quelques mots. « Je suis désolé d’arriver comme ça. J’aurais dû te dire que j’étais… de retour. » Tu figes un peu. Mais ça faisait combien de temps qu’il était revenu, alors ? « Peut-être bien, oui. » Silence. « J’ai mis un peu de temps à… tu sais… admettre que j’étais revenu. Tu l’avais appris, j’imagine ? Ma… ma disparition ? » Tes yeux s’accrochent un moment aux siens. « Oui… J’y suis allée, tu sais, à ton enterrement. Je t’ai vu aller sous terre. » Tu le regardes encore un moment avant que tes paupières ne clignent frénétiquement et que tu détournes le regard. Tu pouvais bien faire la professionnelle de la santé qui avait la situation bien en main, mais c’était loin d’être le cas et tu t’en rendais de plus en plus compte. « J’ai fait une connerie, j’ai été là où je n’aurais pas dû être un chien m’a attaqué après que je sois tombé. J’ai le poignet en compote et il m’a salement amoché. Tu veux que j’aille dans la cuisine ? Je ne veux pas dégueulasser ton canapé. » Mais il est con, ou quoi ? Il pense vraiment que l’état de ton canapé a la moindre importance pour toi en ce moment ? « Mon canapé, Morgan, on s’en fout. Tu le regardes, et tu sens que la réplique n’est pas loin, alors tu la sors avant qu’il ne puisse faire un commentaire. Et Joshua, je l’emmerde. »

Bon, ce n’était pas tout à fait vrai, mais tu emmerdais ton fiancé sur ses sentiments complètement erronés à propos de Morgan. Puis l’état de ton canapé, c’était ton affaire. Ce ne serait pas la première fois que tu laverais du dégueulis, comme il dit. Le voyant grimacer en se relevant, tu le repousses doucement mais fermement vers le canapé, tes deux mains sur ses épaules. « Puis j’aimerais mieux que tu restes couché, pour le moment, » fais-tu, la voix empreinte d’un brin d’inquiétude. Tu te lèves pour aller lui chercher un pot au cas où il en ait besoin et tout ce qu’il te faudrait pour aider sa blessure à guérir dans les meilleures conditions possibles, sauf que sa voix te retient. « Je suis vraiment désolé Cathy. Et si tu veux me voir partir, tu n’as qu’à demander. » Tu t’accroupis à ses côtés et tu attrapes sa main. « Je ne veux plus que tu partes, chuchotes-tu doucement. Ne me fais plus jamais peur comme ça. »

Tu lâches finalement sa main et tu lui plantes un furtif baiser sur le front avant de te précipiter vers la cuisine pour trouver ce que tu recherchais.
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MessageSujet: Re: MORGAN ♣ This is how to save a life    MORGAN ♣ This is how to save a life  EmptyVen 23 Aoû 2013 - 16:04

♣ This is how to save a life.
(skins) ▽ J’étais très bien comme j’étais, occupé à me détruire, et puis tu t’es pointée et tu m’as dis de me bouger, et pour la première fois de ma vie j’ai eu l’impression que quelqu’un en avait quelque chose à foutre de ma gueule et que cette personne méritait que je fasse des efforts.  
Un instant,  Morgan se rendit compte qu’elle lui avait manqué, réellement. Sa chaleur était un réconfort qu’il avait rarement goûté au court de sa vie et il lui était reconnaissant de l’accueillir chez elle, à cet instant. Il s’en voulait même presque de faire intrusion ainsi dans sa vie. Certes, elle ne l’avait jamais repoussé. Et il n’aurait pas osé lui manquer de respect en s’imposant. Et elle était toujours là. Malgré que cette visite surprise n’ait rien de franchement plaisant pour le moment. Morgan remarqua d’ailleurs le regard que Cathy lança à la méchante blessure. Il ne doutait en rien de ses capacités, elle saurait l’aider. Mais il n’y avait jamais rien de bien agréable à découvrir une morsure de chien baveuse et profonde. La saloperie de clébard, il avait enfoncé ses crocs dans sa chaire comme dans du beurre. Ses paroles le tirèrent de la presque macabre contemplation. « Peut-être bien, oui. » Oui, il aurait dû, mais il ne savait pas quoi faire. Se pointer, comme ça ? A la pharmacie ? Alors qu’il acceptait tout juste son retour. Mais il fut encore plus mortifié par la révélation suivante. « Oui… J’y suis allée, tu sais, à ton enterrement. Je t’ai vu aller sous terre. » Morgan soutint son regard en sentant ses joues s’embraser. Elle était venue. Il avait compté pour quelqu’un. Et pas que pour sa mère, génétiquement conçue pour tenir à lui. Il s’en voulut immédiatement de lui avoir infligé cela. Jamais il n’aurait pensé qu’elle ait assez d’affection à son égard. Mais rien que son accueil ce soir lui montrait le contraire. Et elle était venue.

Cathy détourna  enfin le regard, il semblait difficile d’aborder ce sujet. Morgan tentait souvent d’en plaisanter, mais cela n’était facile qu’avec les gens avec qui il n’avait pas tissé de liens affectifs profonds. « Merci. » Dit-il simplement, en baissant à son tour le regard. Pourquoi dire merci ? Il ne savait pas exactement. Il ressentait juste un grand bonheur à l’idée d’avoir compté. « J’aurais préféré que personne ne vois ça, » précisa-t-il quand même, conscient que cela n’avait pas dû être une partie de plaisir. Elle s’affaira ensuite à examiner la blessure, mais lorsqu’il proposa de s’éloigner du canapé, sa réponse fut catégorique. « Mon canapé, Morgan, on s’en fout. » Le concerné s’apprêta à protester, sachant qu’ils étaient dans de beaux draps si une certaine personne découvrait que Morgan était venu répandre son hémoglobine sur le divan familial. Mais elle le coupa avant. «  Et Joshua, je l’emmerde. » Le blondinet parvint à esquisser un petit sourire. Si elle disait une chose pareille, c’est qu’elle tenait vraiment à lui. Il savait parfaitement qu’elle aimait ce Joshua, elle était heureuse avec lui. Mais il fut touché qu’elle prenne sa défense. « Je ferais en sorte qu’il ne se rende compte de rien alors. » Mais avant qu’il se dirige vers la cuisine en resserrant la veste sur sa plaie, elle le repoussa avec douceur sur son siège. Elle n’avait pas l’air décidée à se laisser faire. « Puis j’aimerais mieux que tu restes couché, pour le moment. » Son inquiétude toucha Morgan à nouveau. Il se laissa donc faire et ne fut honnêtement pas mécontent de rester dans le confort du canapé. C’est parce qu’elle faisait tout ça pour lui et qu’elle s’apprêtait à aller chercher de quoi s’occuper de son cas, qu’il se sentit encore le besoin de s’excuser. Et ce qu’elle fit alors coupa le souffle du jeune homme. « Je ne veux plus que tu partes. Ne me fais plus jamais peur comme ça. » Alors qu’elle disparaissait de la pièce, Morgan sentit la chaleur de  sa main et de son petit baiser s’attarder.  Il ne sut pas quoi répondre, à part lui lancer un regard plein de gratitude, la gorge un peu sèche. Cette femme était adorable. Elle méritait vraiment sa vie heureuse et quoi qu’elle dise, Morgan espérait qu’il ne la lui gâcherait pas trop. Un court instant, il se dit qu’il était con de faire tout ça, de se foutre d’en la merde et d’en faire pâtir Cathy. Puis il éluda.

Peut-être était-il temps d’apaiser un peu l’atmosphère qu’il avait rendu un peu trop dramatique. Il voulait, après tout, profiter de l’avoir retrouvée. « Si tu as du désinfectant pour enfant, je prends. Celui des grands, ça pique ! » Puis il jeta un coup d’œil à son bras. Vu l’état, c’était de l’alcool à 90° qu’il allait falloir pour le désinfecter, et il faudrait serrer les dents, sans broncher. En l’attendant, il promena son regard autour de la pièce. La maison semblait aussi chaleureuse que son hôte. Le parfait nid douillet. Près de lui, sur le canapé, un petit jouet pour enfant trainait, oublié par sa propriétaire. « Tu es seule longtemps ? Je ne veux pas être là quand… enfin, c’est mieux pour toi si je m’en vais rapidement, » lança-t-il en direction de là où elle était partie. Il se sentait un peu fiévreux à présent, la douleur le tiraillait et un mal de tête montait. Elle revenait enfin. « Ça va faire mal ? » demanda-t-il presque penaud en regardant les multiples instruments de torture qu’elle avait ramenés, d’un œil inquiet.
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MessageSujet: Re: MORGAN ♣ This is how to save a life    MORGAN ♣ This is how to save a life  EmptyMar 3 Sep 2013 - 3:21


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(the fray) ▽And I would have stayed up with you all night, have I known how to save a life.
Tu n’étais pas prête pour ce genre de situation. Pas toute de suite, du moins. Tu venais à peine de te remettre de son décès qu’il fallait que tu oublies ton deuil et que tu fasses comme si tout était normal désormais qu’il était revenu. Sauf que ce n’était pas le cas. Ça ne pouvait pas être le cas. Tu ne pouvais pas faire comme si de rien n’était. Tu étais allé à son enterrement. Tu avais souffert, tu avais fait ton deuil. Normalement, cela devrait s’arrêter là, mais cette fois-ci, tu devais faire expérience du processus inverse, c’est-à-dire de retrouver quelqu’un qu’on ne pensait jamais revoir. Oublier toutes tes étapes de deuil et repartir à zéro. Mais encore plus fort que cela, tu avais le sentiment d’être trahie. Tu l’avais supporté, tu avais été là pour lui à chaque fois qu’il en avait besoin, et il n’avait pas pensé que tu apprécierais de savoir qu’il était de retour ? Tu comprenais que tu n’étais probablement pas dans le haut de sa liste de personne à qui il se devait de dire qu’il était encore en vie – il avait une famille, une copine aussi, sait-on jamais – mais tu pensais mériter au moins une visite officielle, et non pas qu’il te l’annonce en même temps qu’il avait besoin de toi.

« Merci. » Tu n’étais pas trop sûre de ce que tu avais dit pour mériter sa reconnaissance, mais cela te faisait plaisir. Tu as failli répondre que cela t’avais fait plaisir, par habitude, avant de te rappeler du contexte. Tu venais de lui dire que tu étais allée à son enterrement, il t’avait répondu merci et tu voulais lui dire que ça avait été un plaisir ? Peut-être pas, non. Alors tu souris un peu, sans trop savoir quoi répondre. L’idée de ne pas aller à son enterrement ne t’avait jamais vraiment traversée l’esprit. Il méritait que tu te pointes. Tu étais convaincue que Morgan était une bonne personne, quoiqu’en pense Joshua, et en tant que tel, il méritait que tu ailles lui témoigner ton respect. « J’aurais préféré que personne ne voit ça. » Tu pousses un léger soupir. « Oh, Morgan, crois-moi, j’aurais préféré ne pas avoir à y aller non plus. Petite pause. Ne t’en veux pas. Ce n’est pas vraiment de ta faute. »

Après ces quelques mots beaucoup trop sérieux pour ce pauvre Morgan, il fit un commentaire sur ton canapé et sur le fait qu’il devrait déménager si tu ne voulais pas que le canapé en question se fasse salir d’une façon ou d’une autre. Tu balaies ses inquiétudes d’un revers de la main en lui expliquant clairement qu’aucune raison n’est valable à tes yeux pour le faire bouger de là. Même le fait que Joshua pourrait éventuellement poser des questions. « Je ferai en sorte qu’il ne se rende compte de rien alors. » Les yeux fixés sur sa blessure pendant quelques instants, songeuse, tu les relèves finalement vers les siens. « Et puis, c’est pas si mal, comme blessure, c’est pas si… Grave. Je suis sûre que ça ne salira ri… oh. » Parce que c’est toujours lorsque tu essaies de rassurer les gens que la vie fait tout pour te contredire. Sa blessure dégoulinait donc à l’instant le long de son bras, juste pour te montrer à quel point tu avais tort.

Alors que Morgan s’excusait, tu tentes de le rassurer en lui soufflant quelques mots et en lui faisant un petit baiser sur le front avant de partir vers la cuisine pour aller rechercher ce qu’il te fallait dans ta trousse de secours spécialement étiquetée Morgan. « Si tu as du désinfectant pour enfant, je prends. Celui des grands, ça pique ! » Tu ne peux t’empêcher de lâcher un petit rire. N’importe quoi. « T’avais qu’à pas te faire une blessure sérieuse, mon chou, on se serait arrangés autrement alors ! » Tu attrapes donc la trousse que tu étais allée cherchée et tu reviens au salon. Tu t’agenouilles à ses côtés et tu commences par sortir le désinfectant « pour les grands ». « Tu es seule longtemps ? Je ne veux pas être là quand… enfin, c’est mieux pour toi si je m’en vais rapidement, » Tu relèves la tête pour le regarder quelques instants avant de répondre. « J’imagine. La plupart du temps, après leur film, Josh amène Abby dans le parc pour qu’ils observent les étoiles. Espère juste qu’il n’a pas changé ses plans à cause de la pluie. » Tu lui fais un clin d’œil, puis tu te remets à travailler. Tu verses une quantité substantielle d’alcool 90° dans un morceau de ouate et, juste comme tu allais l’appliquer : « Ça va faire mal ? » Tu souris, et tu lui prends la main de ta main gauche, celle qui ne te servait à rien pour le moment. « Serre fort. Ça risque de piquer un peu, oui. » Puis, le plus délicatement possible, tu presses doucement ta ouate partout sur sa blessure, absorbant par la même occasion les quelques gouttes de sang qui dégoulinaient autour, en espérant ne pas trop le faire souffrir.
(c) AMIANTE


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The difference between what I've said and done and you’re still standing by my side. A guilty soul and a worried mind, I will never make it, if I’m on my own. (c) Silver Lungs
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MessageSujet: Re: MORGAN ♣ This is how to save a life    MORGAN ♣ This is how to save a life  EmptyVen 18 Oct 2013 - 15:02

♣ This is how to save a life.
(skins) ▽ J’étais très bien comme j’étais, occupé à me détruire, et puis tu t’es pointée et tu m’as dis de me bouger, et pour la première fois de ma vie j’ai eu l’impression que quelqu’un en avait quelque chose à foutre de ma gueule et que cette personne méritait que je fasse des efforts.  
Morgan ne savait pas vraiment où donner de la tête. Son retour avait été brutal. Il pensait avoir mérité de mourir avec ses vingt-cinq ans de méfaits, de menus larcins, et même de crime. Car oui, on appelle ça un crime, de laisser un pote se faire tabasser et laisser pour mort dans un entrepôt. C’est un crime de laisser un autre pote se faire éventrer par un tesson de bouteille et des hooligans sanguinaires. Oui, Morgan avait essayé de le sauver cette nuit-là, mais voyant qu’il ne recevait rien en échange, il avait couru pour sauver sa peau. Il ne comptait pas le nombre de choses qu’il avait volé, d’autres qu’il avait détruites, de personnes qu’il avait mis dans l’embarras, jusqu’ici à Stonehaven. Alors oui, il pensait que c’était « bien fait pour sa gueule » s’il était mort ce jour-là. Pourtant, malgré tout, chaque instant, et peu importe les circonstances, Cathy lui avait ouvert sa porte. Toujours, encore, sans jamais rien dire. Et sa gratitude pour elle était sans limite, même s’il ne l’exprimait jamais à ce point. Et pour cette raison, il éprouvait un sentiment de culpabilité de plus en plus cuisant. Jusqu’à son dernier souffle, elle était venue, quoi qu’en dise même l’homme de sa vie, le père de son enfant. Et il avait eu l’impression de l’insulter en imaginant qu’elle n’allait pas venir. Et en même temps il était émue, parce qu’il comptait pour elle. Qu’elle était outrée qu’il s’imagine le contraire. « Oh, Morgan, crois-moi, j’aurais préféré ne pas avoir à y aller non plus. Ne t’en veux pas. Ce n’est pas vraiment de ta faute. » Evidemment. Qui a envie d’enterrer un proche, même un proche si lointain paradoxalement… Pourtant, il ne pouvait s’empêcher de penser que si, c’était un peu sa faute. Mais il n’osait pas avouer à la jeune femme comment il était mort. Trop honteux, trop douloureux. D’un geste inconscient, il compressa son flanc de sa main valide, là où la balle avait déchiré sa chaire. Fort heureusement, elle le tira de ses pensées carrément funestes. Mais avant de revenir à la conversation, il se promit qu’un jour prochain, il lui en parlerait. « Et puis, c’est pas si mal, comme blessure, c’est pas si… Grave. Je suis sûre que ça ne salira ri… oh. » Le sang se remit à couler. Evidemment. Morgan serra les dents. « Excuse-moi. Je suis un idiot. Mais qu’est-ce que ça fait mal… » Marmonna-t-il, détournant le regard. Massacrant un peu plus sa veste, il épancha l’excès d’hémoglobine. Le bout de tissu n’était plus gris mais bien rouge bordeaux.

Dans la salle de bain, elle l’entendit se moquer gentiment de lui. Il était content d’arriver encore à la faire rire, malgré l’enfer de la situation. « T’avais qu’à pas te faire une blessure sérieuse, mon chou, on se serait arrangés autrement alors ! » Son petit surnom affectueux l’apaisa. Elle était décidément trop douce. Il grommela à nouveau, quoi qu’un peu amusé. « Je l’avais fait exprès pourtant. Faut dire que je m’amuse comme un fou à me faire charcuter… » Et l’appréhension revint donc devant les instruments posés devant lui. Après s’être inquiété du retour de sa petite famille, elle le raisonna. « J’imagine. La plupart du temps, après leur film, Josh amène Abby dans le parc pour qu’ils observent les étoiles. Espère juste qu’il n’a pas changé ses plans à cause de la pluie. » Morgan poussa un soupir inquiet. Il redoutait vraiment un problème de ce genre. Et il ne voulait pas de confrontations avec Joshua. Cela aurait trop blessé Cathy. Il jeta un coup d’œil dehors. Pour l’instant, il ne pleuvait. Pour l’instant. « Espérons. Quel âge a Abby ? » Demanda-t-il subitement, prompt à sa curiosité habituelle. Après tout, ils ne parlaient jamais vraiment de la vie de Cathy, et il voulait en savoir plus. Il attrapa le petit jouet alors qu’elle manipulait son bras, pour s’occuper l’esprit. Elle allait passer à la boucherie. Et son semblant de question d’enfant ne fut pas pour le rassurer. « Serre fort. Ça risque de piquer un peu, oui. » Le blondinet lâcha l’objet alors qu’elle lui prenait la main. Il n’avait jamais eu les foies. Mais la douleur, c’est la douleur. « Oh non ! » Gémit-il brusquement. La douleur en question était atroce. Il sentit ses yeux le bruler. En même temps, la morsure était d’une profondeur qui l’inquiétait un peu. Et mieux valait nettoyer cette bave de chien.

Le mal lui fit tourner la tête. Il s’en voulu de ne pas avoir été plus prudent. A croire qu’il était rouillé après son passage chez les morts. Quel crétin. Soudain, il se sentit plutôt vide. Il avait causé beaucoup de tort. Et même s’il était loin du genre à tirer enseignement de ses erreurs, il ne pouvait que constater les dégâts qu’il avait semés. Une idée incongrue le frappa à cet instant. « J’avais une peur bleue de ne plus jamais voir de sang couler dans ces veines. Je ne savais pas à quoi m’attendre en revenant de… de là-bas. » Bordel, cette incapacité à mettre des mots là-dessus, ça le tuait. Une grosse larme perla sur sa joue et pas seulement à cause de la blessure. « Cathy… tu as vu ma mère là-bas ? Est-ce qu’elle était seule ? Tu sais… elle aussi… elle s’appelle Katy. Katy Kane. » Il serra fort la main de la jeune femme et essuya sa joue avant de reprendre un air sérieux et plus digne. « Désolé, j’sais pas ce qui me prend. » Il te prend que tu comprends tout ce qui te tombe au coin du nez, crétin.
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