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 only hate the road when you're missing home. ▼ (hansah)

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K. Hans Dunne-Waltz

K. Hans Dunne-Waltz

rise out of the ground
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› Célébrité : joseph gordon-levitt.
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MessageSujet: only hate the road when you're missing home. ▼ (hansah)   only hate the road when you're missing home. ▼ (hansah) EmptyDim 25 Aoû 2013 - 21:56


staring at the ceiling in the dark
love comes slow, and it goes so fast.

Un léger soupir s’échappa d’entre ses lèvres, tandis qu’il relevait les yeux vers la grande bâtisse, déglutissant lentement. Ses doigts continuèrent de se tordre les uns les autres, lentement, trahissant le stresse qui émanait de tout son être. Allez, Hans. Accroche-toi. Quelques pas simples, sur cette pelouse. Quelques brindilles d’herbes craquèrent sous ses pieds, tandis qu’il rejoignait les dalles menant à la porte d’entrée. Chaque fois qu’il s’en approchait, il ne pouvait s’empêcher de demeurer intimidé par la taille de l’habitation. Et par sa forme, son agencement, son architecture ; ressemblant étrangement à celle dont il avait passé les deux mois qui l’avaient hanté pour le reste de sa vie. Chez Micah, ce n’était pas chez Daniel, pourtant. Il en avait conscience, essayait de ne jamais l’oublier. Le Brown-Whitaker obstruait suffisamment ses pensées pour cela. Pourtant, ce soir-là, lorsque Hans était sorti de son appartement miteux, après s’être préparé un plat rapide et avoir sûrement bu un verre d’alcool de trop, ce n’était pas pour rendre visite à Daniel qu’il s’était aventuré dans le quartier nord de la ville. Il avait bu, certes ; mais pas trop. Il n’était pas bourré, ne sentait même pas les vapeurs alcoolisées tant que l’on n’en venait pas à l’embrasser. Il n’avait fallu que quelques gouttes pour qu’une tristesse sans origine connue ne s’écrase sur ses épaules, poids harassant de tout ce qu’il essayait de retenir fièrement depuis son réveil. Les semaines s’étaient écoulées et l’eau recommençait seulement à couler sous les ponts. Pourtant, il bloquait. Sur un point inconnu, pour des raisons inconnues ; il bloquait. Le rêve s’était immobilisé, comme mis sur pause. Les protagonistes avaient cessé leur danse et Hans s’était retrouvé seul. Seul, debout au milieu du paysage. À battre des cils, à essayer de trouver le moindre point de repère au milieu de cette masse grouillante, de ces gens vivant leurs vies sans se soucier de lui. Il y avait un problème, quelque part. Une origine, à tout cela. Fébrilement, au milieu de ce rêve perdu et figé, il cherchait Daniel. L’appelait, à pleins poumons. Las du déni. Fatigué de refuser d’admettre qu’il pouvait encore ressentir un quelconque amour pour lui, même treize années après leur séparation.

Il inspira lentement, posant son regard vagabond sur la sonnette de la grande bâtisse. Il la fixa quelques instants, battant des cils, les coins des lèvres retombant d’une tristesse latente, d’un chagrin abîmé et fatigué. Il voulait ouvrir les yeux. Accepter l’idée que le monde lui avait à nouveau fait une place. Il le désirait, du plus profond de son cœur, sans malheureusement être capable d’y parvenir. La seule compagnie qui lui était apparue probable de trouver avait été celle de Micah. Mais un coup d’œil à sa montre l’informa des complications. À cette heure, sûrement était-elle couchée. Ou Logan, tout du moins. Son doigt s’éloigna de la sonnette, tandis que son poing se repliait, s’abattant lentement sur la paroi en verre de la porte d’entrée, n’osant faire plus de bruit pour se manifester, prenant le risque de ne pas être entendu. Tant pis. Il ne fallait pas réveiller l’enfant. S’il dormait, ses rêves étaient bien plus importants que les cauchemars figés d’un ancien comateux. Qu’il conserve son innocence. Qu’il dorme, paisiblement, au fond de son lit d’enfant, tant qu’il en est encore temps. Qu’il reste là, blotti dans ses draps, à nager dans les océans les plus profonds, à voler parmi les nuages les plus hauts, cueillant les étoiles, les ramenant au petit matin en bouquets étincelants, au fond de ses prunelles, pour les offrir à celle qui lui avait donné la vie. Une légère brise souffla, apaisant le cœur emballé et capricieux du Dunne-Waltz, sans qu’il n’en comprenne les raisons. Plongé dans ses pensées, il attendait. Qu’on lui ouvre, que le mal passe. Que ses rêves tétanisés reprennent leur cours. Il pensait à Daniel. Pour ne pas changer. Le visage de l’homme hantait la moindre de ses pensées, même les plus futiles. Il aurait voulu trouver le courage d’aller le voir, souriant ; de lui expliquer le fond de ses pensées. Celles sur lesquelles lui-même n’arrivait pas à poser le moindre mot. Il ne savait plus comment se comporter, il ignorait quelle attitude adopter. L’appeler, s’excuser, aller le voir et trouver des prétextes pour dormir chez lui, comme un parfait imbécile. Il se sentait lâche et idiot. Joueur. Après des semaines entières à le repousser, à lui hurler dessus, à le haïr de tout son être, il tentait de recoller les morceaux. Il avançait dans le sens opposé, le plus simplement au monde. Daniel, lui, n’avait pas changé de sens. Il était le même. Tendant à réparer leurs cœurs, réparer leur relation si précaire et déchirée par les années. Hans avait contribué à l’effilocher, ces derniers temps. Avant de se rattraper. Le plus simplement au monde. Timidement. Mais sincèrement.

Au milieu de ce paysage, Hans courait. Hans souffrait. Il ne retrouvait pas la sortie. Il avait juste finalement aperçu cette lumière, au bout du tunnel. Ce seul espoir, de brusquement se confesser, se vider. De remettre l’entièreté des compteurs à zéros. De pouvoir se comprendre lui-même, en tentant de s’expliquer à quelqu’un d’autre. Rien n’était fait. Il tentait de se persuader que la solution résiderait ailleurs, que se lancer dans ce genre d’entreprise ne serait pas nécessaire. Il avait changé de direction. Il courait. Droit vers la lumière. Criant son nom. Daniel. Six lettres. Un espoir. Un seul. Mais si conséquent. Si grand. Il englobait son cœur, englobait sa vie. Il ne l’avait pas laissé respiré, depuis treize ans que cet espoir demeurait niché au fond de son cœur. Et à présent, il criait son nom. Le sien, et celui de personne d’autre. Daniel. Daniel. Daniel …

La porte s’ouvrit, encadrant un visage fin. Perdu, Hans battit des cils. Muet.

Les pensées lointaines, le cœur vagabond.

Les yeux remplis d’étoiles, éteintes depuis trop longtemps déjà.

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MessageSujet: Re: only hate the road when you're missing home. ▼ (hansah)   only hate the road when you're missing home. ▼ (hansah) EmptyDim 1 Sep 2013 - 17:39


✰ ✰ ✰
- When you heard what I told you,
When you get worried I'll be your soldier. -
gifs@tumblr ~ song@gavin degraw..
Combien de temps cette mascarade va continuer ?

Micah se le demande encore. Elle n’a qu’à se stopper quelques secondes pour prendre conscience du reste. Ce quotidien morne. Sans saveurs. Cette vie maritale appelant au mensonge. La rouquine désarmée sauvant les apparences pour son fils. Derrière ce visage de porcelaine, l’enfer prend ses droits. A chaque fois que l’époux violent passe le seuil de la porte. A chaque fois que les cris se mêlent aux supplications de l’infirmière. Des coups. Des traces violacées. Une rancoeur en guise d’impératrice.  Les même scènes à chaque fois. Luke perdant pieds. Luke hurlant sur cette pauvre femme. Luke réalisant le monstre qu’il est devenu. Alors il revient vers la rousse. Il autorise ses phalanges à frôler l’échine meurtrie. Il fait preuve d’une douceur désavouée. Il redevient cet homme que Micah respectait. Cet homme pour qui elle aurait donné sa vie. Et la suite devient un refrain perpétuel. Des excuses en imaginant que ce sera suffisant. Des excuses pour se donner une conscience. Des excuses pour retenir la rouquine enchaînée à cette vie funeste.  Micah reste la plupart du temps silencieuse. C’est à peine si elle ose fixer ses prunelles sombres. Comme par peur de faiblir. Comme par peur d’y lire un nouveau sursaut de haine. Alors elle hoche de la tête comme pour gommer la violence. Mais ça se gomme pas. Ça s’efface pas. Ça reste. A chaque fois d’une manière plus ancrée. Personne ne se doute de tout ça. L’infirmière cache la vérité. Une vérité qui finit par lui coller à la peau. Elle ment tellement bien que parfois, c’est comme si elle pouvait s’en persuader aussi. Micah, tu te vois ? Tu réalises à quel point ton quotidien n’est qu’éclats et brisures ? Micah, tu veux pas te réveiller ? Micah, arrêtes de jouer à l’étrangère de ta propre vie.

Ce soir, la rouquine est seule. Luke a préféré s’exiler hors de la grande demeure. Sans doute pour oublier en laissant le liquide caramel et alcoolisé nourrir sa trachée. Un moment de répit. Un moment où la solitude redevient reine. Rien que Micah et son fils. Les deux dans cette cuisine. Lui en train de dévorer son plat. L’innocence brillant au milieu des fantômes de violence. L’infirmière ne bouge pas. Adossée contre le plan de travail. Une tenue simple. Un jean basique agrémenté d’un cardigan clair. Des longues manches pour masquer les marques sur ses avant-bras. Triste habitude à présent. Elle détaille le visage de son fils. Et parfois, rien que ça suffit à lui faire un mal de chien. Le coeur en vrac de réaliser à quel point il ressemble Ennis. Le coeur mis à mal de se dire qu’il ne rencontrera jamais son père. Cette mascarade devenant trop lourde de sens. Micah sature. Micah étouffe. Parfois, Micah voudrait mourir. Elle rêve d’une mort rapide, sans souffrance. Elle se verrait dans ce long corridor blanchâtre à deux pas du paradis. Les flammes de l’enfer feraient chauffer la plante de ses pieds nus. Elle rêve alors de croiser le regard de Ennis. Elle rêve de le voir lui tendre une main et de l’appeler mon amour. Comme avant. Comme de son vivant. Ils vivraient ensemble. Heureux. Dans l’au-delà. Loin de la violence. Loin de mes mensonges. Mais Micah ne peut pas mourir. Elle aime trop Logan pour ça. Son fils. Sa chaire. Sa priorité actuellement. Le dîner se ponctue et l’enfant ne tarde pas à quitter la table. Turbulent, il cours partout et file dans sa chambre afin de se préparer pour le coucher. Statique, Micah oscille entre un regard vers la baie vitrée à droite et la table déserte. C’est ça, la famille dont tu rêvais Micah ? C’est pathétique, tu le sais. Evidemment que la rousse le sait. C’est à cause de ça, que ses traits fins riment avec tristesse depuis des années à présent.

La sonnerie retentit alors.

Un sursaut. La rouquine sent son rythme cardiaque s’accélérer. Jamais tranquille. Jamais sereine. Cinq années que ça dure. Elle appose sa main contre le marbre avant de marcher. Des pas lents. Lascifs même. Ses phalanges tremblent. Sa bouche est entrouverte. Son souffle retenu quant à l’identité du visiteur. Quand l’infirmière ouvre la porte, ses chaires se détendent. Hans. Un prénom. Une amitié énigmatique. Deux êtres qui prenaient un malin plaisir à se défier et à s’animer. Deux êtres qui avaient fini par se rapprocher sans réellement le comprendre. Des moments partagés comme une habitude. Des moments à s’observer souvent, à rire parfois et à se confier rarement. Tout ça paraissait bizarre. Pourtant, c’était eux. C’était fort. C’était important pour Micah. Quand bien même par pudeur de ses sentiments, elle gardait tout cela sous silence. Ses prunelles émeraudes brillaient. La surprise de le voir ici. Mais également l’inquiétude de voir Luke rentrer tôt. Que penserait-t-il ? Sa possessivité prendrait le pas sur le reste. Et pas question que son ami n’en paye les conséquences. Sa silhouette traduit sa fébrilité. Petite poupée de chiffon qu’on a trop tordu. Petite poupée de porcelaine qui se brisera sous peu. Son regard accroche celui de Hans. Elle se force à sourire. Elle se force à être cordiale et accueillante. « Je suis surprise de te voir ici. » Souffle-t-elle d’une voix tendre. « Mais c’est une bonne surprise. » Ose-t-elle se reprendre.  Comme une enfant ayant fautée. Comme une enfant ne désirant pas voir un énième courroux s’abattre. Alors Micah s’écarte sur le côté. Elle le laisse rentrer et referme la porte. Son dos reste accolé contre celle-ci durant quelques secondes. « Tu veux boire quelque chose ? » Sans attendre une réponse, la rousse marche en direction de la cuisine. Son regard se perdant du coin de l’oeil vers Hans. Micah redoute les raisons de sa présence. Elle ne parlera pas. Elle ne se confiera pas. Si tu savais comme j’ai mal Hans. Si tu savais comme j’ai besoin qu’on me sauve. Paroles se perdant dans les méandres de son conflit intérieur.

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K. Hans Dunne-Waltz

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MessageSujet: Re: only hate the road when you're missing home. ▼ (hansah)   only hate the road when you're missing home. ▼ (hansah) EmptyVen 6 Sep 2013 - 14:54


telling you i'm sorry
love comes slow, and it goes so fast.

Il aurait aimé avoir le cœur à la serrer dans ses bras, à lui sourire et à tenter à tout prix de lui redonner un peu de joie de vivre. Elle se forçait à être ouverte et accueillante, cela ne lui faisait aucun doute ; son sourire figée, aucun pli au coin de ses yeux, et un chagrin omniprésent dans la moindre des syllabes qu’elle proférait. Pourtant, il ne trouvait lui-même pas la force de lui rendre un semblant de sincérité au milieu de ce pâle sourire. Elle était cordiale, et peut-être n’en attendait-il pas plus de sa part. Toutes les minutes, il semblait oublier la raison de sa présence ici, la raison pour laquelle il avait décidé d’enfiler ses chaussures et sa veste et de traverser la ville jusqu’à cette demeure. Un battement de cils plus tard, et il la retrouvait. Il s’en souvenait. De cet espoir, faisant battre son cœur à un rythme plus spontané. La flamme au fond de ses yeux se remettait à danser, empreinte d’autant de chagrin et de désespoir que de courage et d’amour. Il aurait voulu ne pas être là pour Daniel. Il aurait aimé, pour une fois dans cette nouvelle vie, profiter à fond de cette seconde chance qui lui avait été offerte, et oublier le visage du grand blond. Après tout, il avait mis fin à ses jours, à la simple force de son absence, durant sa première vie. Alors pourquoi aurait-il dû être tout aussi omniprésent dans la seconde ? Pourtant, quand bien même le Waltz aurait eu le fol espoir de trouver une raison à sa présence totalement étrangère aux sentiments que provoquaient Daniel chez lui, il n’aurait pas pu en dénicher la moindre. Il venait certes voir Micah, et n’avait aucune ambition d’alors tomber sur le visage aux traits doux de l’homme qu’il aimait. Mais s’il venait voir Micah, c’était pour lui. La peine l’affligeait et l’affectait. Il aurait voulu changer, se repentir et se remettre de tout cela. Il aurait aimé reprendre un nouveau départ, et oublier ce qui pouvait l’entraver. Il n’y arrivait pas. Tout le reconduisait inexorablement à ce visage encadré de cheveux blonds. Il le fuyait. Et tel un aimant, Daniel ne le laissait pas s’éloigner.

Une bonne surprise. L’expression lui arracha un sourire, un tant soit peu forcé également. À se voir, debout devant sa porte, il ne se serait pas considéré comme une bonne surprise. Intérieurement, il se serait lamenté. Il vient encore s’plaindre, il vient encore m’emmerder avec ses soucis. Et s’il prouvait pour une fois qu’il avait bien trente-et-un an, et non quinze ? Cependant, la sympathie empêchait Micah de proférer ce genre de réflexions. Il avait baissé les yeux. Peut-être le pensait-elle. Au fond, il n’était pas certain de vouloir le savoir. Chacun son jardin secret. Elle l’accueillait. Et c’était bien le principal à ses yeux. Il fit quelques pas à l’intérieur de la maison, la laissant refermer derrière lui. L’atmosphère lourde de la bâtisse le prit à la gorge. Il reconnaissait cette odeur, qui transpirait dans chaque pièce de son propre appartement. Un parfum bien particulier. Celui du chagrin, et de la tristesse. Lentement, il se tourna vers Micah, ses lèvres s’entrouvrant légèrement. « Haem … Non, je … Un verre d’eau, ça suffira. » Lèvres tremblantes, il esquissa l’ombre d’un sourire. L’alcool, ça suffit pour ce soir. Il déglutit lentement, la regardant partir vers la cuisine. De son pas lent et abattu, il la suivit. La respiration lente mais douloureuse, le cœur battant à tout rompre. Tu peux pas me tromper comme ça, Micah. Tu peux pas faire semblant d’aller bien. Pas lorsque le moindre de tes gestes respire ton supplice quotidien. Il se força à expirer lentement. Il avait pensé, l’espace de quelques naïves secondes, que de venir chez elle l’aiderait à retrouver un peu de forcer et de consistance. Il n’avait pas pris en compte la souffrance de la jeune femme. Cette douleur qui résonnait en écho à la sienne. Et qui lui donnait envie de s’effondrer. De craquer. Qui faisait trembler ses jambes, comme si elles avaient été faites de coton, le plus simplement au monde. Il la regardait, de dos. Ses boucles rousses, son corps fin et rouillé par les larmes dont il débordait continuellement. Il avait laissé ses chaussures dans l’entrée. Gardé sa veste sur ses épaules. Il n’osait se découvrir. Il avait froid. Trop froid. Mains enfoncées au fond des poches, il serrait les poings. Il ne voulait pas que tout ceci arrive. Il refusait d’exploser. Même si quelque part, il était venu pour ça. Micah ne le méritait pas. Elle méritait qu’on s’occupe d’elle. « Je ne te dérange pas, j’espère ? » La voix basse, légèrement secouée de pleurs qu’il ne parvenait plus que difficilement à retenir. Il força un sourire, la dévisageant quelques instants.

Où est Logan ? Luke n’est pas là, au moins ? Est-ce que tu avais prévu quelque chose ? Tant de question qu’il gardait muettes. Tant d’interrogations qui ne franchiraient pas l’épaisse boule formée au fond de sa gorge. Il ravala ses sanglots, l’espace de quelques secondes. Il voulait garder de la contenance. Ne pas se défiler maintenant. Ne pas penser à Daniel. S’occuper d’elle.

Mais à quoi bon tenter de s’occuper des autres, lorsqu’on est déjà bien incapable de s’occuper de soi ?

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MessageSujet: Re: only hate the road when you're missing home. ▼ (hansah)   only hate the road when you're missing home. ▼ (hansah) EmptyLun 28 Oct 2013 - 10:25

Changement de personnage, sujet archivé.
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MessageSujet: Re: only hate the road when you're missing home. ▼ (hansah)   only hate the road when you're missing home. ▼ (hansah) Empty

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