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 DANIEL ♣ You think you know people, and then they surprise you.

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Catherine Eisbroughs

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MessageSujet: DANIEL ♣ You think you know people, and then they surprise you.   DANIEL ♣ You think you know people, and then they surprise you. EmptyDim 8 Sep 2013 - 5:52


You think you know people, and then they surprise you


(pretty little liars) ▽You think you know people, and then they surprise you.
Tu travaillais. C’était le genre de jour où tu te demandais sincèrement ce qui t’attirais dans ce travail, ce qui t’as poussée à déménager pour pouvoir le pratiquer. Tu avais souvent eu envie de revenir à ta ville natale, pas que tu t’en souviennes très bien : tu n’avais que trois ans lorsque vous aviez quittés pour la capitale. Seulement, tu t’étais toujours dit que tu y reviendrais un jour, juste pour savoir ce qui s’y passait, juste pour voir si tu t’y serais plu dans ton enfance, si finalement tes parents avaient décidé que tu y grandirais.  Alors, tu y étais retournée. Peut-être aurais-tu dû t’y abstenir. Si tu étais restée à Édimbourg, rien de tout cela ne serait arrivé. Tu vivrais une vie paisible avec tes parents, tu aurais le même petit ami depuis dix ans et tout irait pour le mieux. Tu aurais une carrière comme tu l’as toujours souhaité et tout irait pour le mieux.

Pourtant, tu as décidé de déménager. Tu as décidé de revenir t’installer à Stonehaven alors qu’il y aurait eu tant de choix pour toi ailleurs. Certes, tu trouvais que pharmacienne hospitalière avait ses avantages et que vivre dans une petite ville te plaisait, mais rien ne t’aurais empêché à aller te trouver du travail dans une autre petite ville. Rien ne t’aurait empêché de faire ta vie ailleurs, et pourtant, c’est ici que le destin t’a amenée. Apparemment, il avait de sombres idées pour toi et semblait penser qu’il avait été trop clément à ton égard depuis le début de ta vie et qu’il fallait absolument remédier à ton manque flagrant de souffrance. Alors, comme ça, Hans était arrivé. Hans s’est fait projeté dans ta vie et vous vous êtes mutuellement accrochés l’un à l’autre. Tu l’adorais simplement, et tu avais toujours été là pour lui, pour le soutenir, pour le serrer tout contre toi, pour le câliner, pour lui murmurer à l’oreille que tout irait bien. Tu serais probablement allée au bout du monde pour lui, mais on te l’avait brusquement enlevé, comme si tu ne méritais pas ton bonheur avec lui. Comme si ces dix mois passés en sa compagnie n’avaient été que mensonges et illusions. Comme si rien de tout cela n’était réel et que tu n’avais fait que rêver de son passage.

Les tourments n’étaient pas terminés. Ça aurait été trop beau, trop facile. Il fallait que Hans tombe dans le coma et ne se réveille pas. Il fallait qu’il reste exactement au point entre la vie et la mort où il a autant de chances de pencher d’un côté ou de l’autre. Le moment où, pour ceux qui restent en arrière, il faut prendre une décision déchirante : rester ou partir. Tu n’as tout simplement pas pu rester. C’était au-delà de tes forces de continuer à aller t’asseoir à son chevet, à lui tenir sa main qui d’ordinaire était toute chaude, douce, et elle se resserrait instantanément sur la tienne dès que tu y effectuais une légère pression. Cette main que tu tenais, qui plus le temps passait moins elle avait les mêmes qualités d’antan, tu n’arrivais plus à la prendre. Tu n’arrivais plus à le regarder sans que ton cœur soit sur le bord d’exploser. Ça te rendait malade de connaître son état. Il ne méritait pas ça. Il méritait la vie, lui qui était d’ordinaire si souriant avec toi. Cet entre-deux ne lui rendait pas justice et ne te permettait même pas de faire ton deuil. Cela te laissait une lueur d’espoir que tu aurais adoré supprimer parce qu’elle t’a fait vivre l’enfer. Elle t’a fait croire pendant tout ce temps que Dieu allait peut-être être miséricordieux et qu’il allait te le rendre. Tu le comprenais, pourtant, de vouloir le garder près de lui. C’était quelqu’un d’extraordinaire, et tout aussi tu aurais voulu le garder plus longtemps dans tes bras. Tu n’en as simplement pas eu la force et tu t’es obligée à arrêter d’aller le voir, souffrant beaucoup trop pour appeler cela une vie. Les quelques mois que tu as passés juste après son accident ont été atroces, et tu as fini par comprendre que tu ne pourrais plus l’attendre éternellement.

C’était fou de penser que tout cela ne serait jamais arrivé si tu avais décidé de ne pas déménager. Si tu avais décidé de te trouver un travail ailleurs, si tu avais décidé d’éviter ta ville natale. La vie aurait été tellement plus simple, tellement plus facile. Maintenant pourtant, tu avais la vie que tu voulais : tu travaillais là où tu le voulais, tu avais une famille merveilleux, un mari aimant et une fille adorable. Qu’est-ce que tu aurais bien voulu de plus ? Moins de souvenirs malheureux, probablement. Moins de culpabilité d’avoir laissé Hans à son sort, même si tu savais que c’était la seule décision à prendre pour ta survie. Tu devais penser à toi. C’était toi qui était en vie après tout, c’était toi qui restait en arrière. C’était toi qui devais vivre avec ça, pas lui, alors tu avais décidé de te prioriser.

Aujourd’hui, c’était le genre de journée pluvieuse où tu te sentais un peu plus nostalgique. Où tu te surprenais à penser à des choses auxquelles  tu n’avais pas pensé depuis des années. Il n’y avait pas beaucoup de monde, et cela te laissait plein de temps pour faire le point sur ta vie et revoir en accéléré les dernières années de ta vie. Tu t’en étais sortie, c’était la morale de l’histoire. Tu t’étais accrochée à la vie, et la vie t’avait finalement laissé vivre.

Alors que tu te faisais ces réflexions, le regard un peu dans le vague, tu discernes pourtant du mouvement au coin de ton œil. Tu te redresses donc, prête à adopter ton plus beau sourire pour satisfaire tes clients. Pourtant, celui-ci, tu le connais un peu mieux que les autres, d’autant plus que tu pourrais presque dire que c’est ton collègue puisque vous travaillez dans le même établissement. C’était Daniel, le docteur, qui était venu chercher ses anti-rejets, comme d’habitude. Tu lui souris donc avec joie et tu es sur le point de te tourner pour aller les chercher lorsque tu remarques l’expression de son visage : elle est affaissée, il a l’air d’avoir pris deux ans de plus en quelques jours. Il semble épuisé, c’est le mot, et pas nécessairement heureux. Tu reviens donc d’accouder sur le comptoir.

« Dan, ça va pas aujourd’hui ? Je finis dans cinq minutes, on peut aller discuter en arrière si tu veux, j’ai juste quelques trucs à ranger. »
(c) AMIANTE


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K. Daniel Rosenwald

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MessageSujet: Re: DANIEL ♣ You think you know people, and then they surprise you.   DANIEL ♣ You think you know people, and then they surprise you. EmptyDim 29 Sep 2013 - 13:23


Not knowing, healing or curing.


P arfois, tout cela le pesait. Poutant il s'y était fait. Cette routine qui était revenue au galop, à force d'une vie trop longue et trop chargée. L'hôpital, les anti-rejets, Grace, et courir incessamment après Hans. Sa vie tournait en rond. Et il tentait en vain de se rattraper lui-même. De se rattraper, de poser sa main sur l'épaule de son lui antérieur ou futur. De l'arrêter. Et lui dire de stopper le massacre. D'arrêter de s'user pour un résultat vain. Oui. Tout ne tournait pas forcément rond tant qu'on courait après l'invisible de nos lendemains. Et ainsi revenait, semaine après semaine, chercher ce qui te rattachait à la vie. Foutus cachets sans qui ton coeur te lâcherait. Matin, midi et soir. La valse des molécules pour se raccrocher à un filin de prospérité. Des années que ça se suivait, comme ça. Depuis que t'étais un gamin. Depuis une vie entière, ou presque. Et pourtant. On s'y faisait, mais parfois le poids harassait les âmes. En avoir marre, de toujours et encore devoir se restreindre sur plus d'un plan.

Comme aujourd'hui. Tout se cumulait, sans doute. Deux soirées à devoir revenir aux Urgences pour des cas désespérés. Un gamin, même pas vingt ans, cet après-midi, à qui il avait dû annoncer qu'il avait besoin d'une greffe. Lui aussi. C'est que ça le perturbait toujours, ce genre de choses. À Londres, il avait dû annoncer quelques cas. Ici, c'était le premier. Et il ne s'y faisait définitivement jamais. Il se revoyait dans les trains défaits qui l'instant se tendaient encore par l'espérance d'une meilleure issue. Au moins tentait-il de ne pas répéter le désastre qu'avait été sa vérité, à lui. Alors oui. Les traits tirés, l'air fatigué, ça arrivait. C'était avec cet air-là qu'il se dirigeait vers la pharmacie de l'hôpital. Qu'il aille récupérer son dû et en finisse avec cette journée. Ce n'en était qu'une de plus dans son palmarès.

Arrivant devant le comptoir, blouse blanche ouverte sur ta tenue civile, tu la vois se redresser. Cathy. Toujours là, à force. Peut-être, qu'au fond, elle était l'une des rares personnes dans cet hôpital, qui arrivait à te raccrocher un sourire aux lèvres quand ça n'allait pas fort. Elle et ses grands yeux et son petit air heureux. Qui pourtant, en t'apercevant, s'arrêta dans son mouvement. Tu fais si peur que ça, alors ? Tu déglutis, tu tentes un petit sourire en coin. T'es juste crevé, ça sert à rien. Elle s'accoude finalement devant toi. Tu bats des paupières. Parler un peu ne ferait pas de mal, en effet. « Hey. » C'est un bon début. Tu reprends une large inspiration. Mens un peu, ça fait jamais de mal d'avoir l'air bien. Alors tu hoches la tête, et tu soulèves le passant et te glisse de l'autre côté. De son côté. « Tu veux dire que ça se voit vraiment que j'aurais besoin de dormir une journée entière ? » En tout cas, ça se voit que ton coeur est à bout de souffle, à force de courir partout et dans tous les sens, depuis deux jours. Depuis le début de la semaine. Depuis le début de ta vie. Un petit sourire. Un regard calme. Il déglutit, plantant ses poings dans les poches de sa blouse. Détournant un instant le regard. Suis-la, abruti.

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: DANIEL ♣ You think you know people, and then they surprise you.   DANIEL ♣ You think you know people, and then they surprise you. EmptySam 26 Oct 2013 - 4:21


You think you know people, and then they surprise you


(pretty little liars) ▽ YOU THINK YOU KNOW PEOPLE, AND THEN THEY SURPRISE YOU.
Tu adorais aider les gens. Peut-être que c’était parti de là, au fond, cette passion pour la médecine. Tu étais pourtant consciente que tu n’étais pas Dieu, et que tu ne le serais jamais. Parfois, il n’y a plus rien à faire et il faut juste laisser tomber. D’autres fois, pourtant, il faut s’accrocher. Il faut espérer. Il faut prier, même, si on pense que c’est nécessaire. Il y a des personnes qui méritent qu’on croise les doigts pour eux. Tu l’avais fait pour Hans. Tu avais posé des tonnes de questions aux médecins qui s’occupaient de lui, tu avais tout essayé pour t’assurer qu’il recevait les meilleurs soins possibles. Et puis, à bout de souffle et le cœur prêt à exploser, tu avais lâché prise. Tu n’avais pas trouvé d’autre façon pour garder un semblant de stabilité. Tu devais t’accrocher à quelque chose, mais t’accrocher à Hans ne te faisait que dériver avec lui. Il te fallait quelque chose de vrai, quelque chose de stable, de solide. Tu t’en voulais de ne pas être restée auprès de lui, mais qu’aurais-tu bien pu faire pour lui ? Aurait-il réellement voulu reprendre sa vie exactement là où elle s’était arrêtée ? S’il se réveillait de son coma, un jour, il allait vouloir reprendre sa vie de zéro, probablement, en effaçant de son ancienne vie les variables dérangeantes. Et, bizarrement, tu avais la désagréable impression que tu étais l’une d’elles. Tu avais refusé de le croire, quelques jours avant ton accident, mais tu savais qu’il se passait quelque chose. Tu l’avais senti. Et tu n’avais rien fait, de peur de le confronter avec une accusation basée sur rien. Et maintenant il était peut-être mort, pour ce que tu en savais.

Ce travail-là te permettait de te rattraper. Tu aidais tous tes clients d’une façon dont tu ne pourras jamais aider Hans. Tu leur redonnais le sourire, tu leur serrais la main, tu leur donnais les médicaments dont ils avaient besoin pour tel ou tel problème. Tu appréciais leur reconnaissance. C’était un peu comme si, à travers tous ces gens que tu aidais, Hans te pardonnait de l’avoir abandonné dans son lit d’hôpital. Qu’à force de bien faire les choses autour de toi, tu pourrais te rattraper. Tu pourrais te pardonner à toi-même de n’avoir rien dit les jours précédents l’accident. Certes, c’était un accident, mais tu aurais pu jurer que quelque chose n’allait pas chez ton amoureux de l’époque. Tu aurais dû lui parler. Tu aurais dû le serrer contre toi et lui dire que tout irait bien, qu’il pouvait tout te dire. Non. Tu n’avais rien dit, tu l’avais juste embrassé du bout des lèvres lorsqu’il revenait le soir, et vous aviez parlé de tout et de rien la veille de l’accident. De tout, sauf de ton mauvais pressentiment. De tout, sauf des choses réellement importantes. Et tu n’avais jamais pu lui dire au revoir. Tu n’avais jamais pu savoir pourquoi tu avais eu un tel pressentiment.

Cela n’avait plus vraiment d’importance, maintenant. Tu étais avec Joshua, Hans n’avait probablement pas bougé – cela faisait longtemps que tu avais appelé pour prendre de ses nouvelles. Tu espérais qu’il recevait encore des visiteurs. Qui, tu n’en avais pas la moindre idée. Mais s’il était encore couché là, inconscient, tu espérais qu’il n’était pas seul dans cette épreuve. Il y avait toujours cette pensée comme quoi il s’était peut-être réveillé, pour ce que tu en savais. Tu l’effaçais toujours d’un brusque mouvement de tête. C’était impossible. Tu l’aurais su. Il aurait appelé, ses parents l’auraient fait, quelqu’un t’aurais prévenue. Mais tu n’avais rien reçu. Donc, obligatoirement, rien n’avait changé. Il était toujours au-dessus de ta tête, dans le même état depuis six ans. Inconscient mais stable. Presque mort mais toujours en vie.

Aujourd’hui, pourtant, ce n’était pas Hans qui occupait la plupart de tes pensées. Certes, tu arrivais rarement à l’oublier complètement, sachant qu’il était juste au-dessus de ta tête, mais tu faisais de ton mieux pour faire comme s’il n’existait pas pour vivre cette vie parfaite que tu avais avec Joshua, que tu aimais du plus profond de ton cœur et avec Abby aussi, votre petit rayon de soleil. Mais aujourd’hui, en cet instant-là, plus rien n’avait d’importance. Tu venais de croiser le regard de Daniel, l’un de tes collègues de l’hôpital que tu voyais relativement souvent, tout compte fait, et que tu avais appris à apprécier avec le temps. Il semblait épuisé, lessivé, et tu lui as donc proposé de discuter un peu, si cela pouvait l’aider à aller mieux, même si tu te doutais que c’était probablement juste de la fatigue et du stress relié au travail. « Tu veux dire que ça se voit vraiment que j’aurais besoin de dormir une journée entière ? » Tu lui jettes un coup d’œil éloquent. « Plutôt toute la semaine, tu veux dire. Tu devrais prendre des vacances avec Grace, je suis sûre que ça lui ferait plaisir et t’as vraiment l’air d’en avoir besoin. » Tu termines de placer quelques boîtes de médicaments en même temps de lui faire ta petite recommandation, et puis tu enlèves ta blouse blanche pour la replier sur ton bras. Vous vous dirigez tous les deux vers l’arrière où tu as un petit bureau bien modeste constitué d’une grosse table de travail ainsi que deux chaises plutôt confortables.

« Tu veux boire quelque chose ? Y’a évidemment de l’eau, mais sinon je peux te faire un café si tu préfères, ou… Oh. Ou ça. Tu sors une bouteille de fort du petit réfrigérateur devant lequel tu t’étais accroupie. C’est probablement l’interne qui l’a laissée là, » expliques-tu en riant.

Tu as beau rire et tenter de le mettre à l’aise, tu restes inquiète. Il était crevé, c’était vrai. Mais il y avait autre chose, tu le voyais bien, même si tu n’arrivais pas à mettre le doigt dessus.
(c) AMIANTE



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