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 LOTERIE : LIFE IS LIKE A MOVIE.

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The Storyteller

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MessageSujet: LOTERIE : LIFE IS LIKE A MOVIE.   LOTERIE : LIFE IS LIKE A MOVIE. EmptyVen 18 Oct 2013 - 21:40

Loterie : Iain - Samuel - Benedict.


Life is like a movie.



Quand l’automne arrive peu à peu, le temps devient capricieux.

Quoi de plus naturel que de vouloir échapper au tempérament colérique et impétueux du ciel d’automne ? Qui était encore assez fou pour tenter de s’aventurer dehors alors que le manteau gris qu’avait revêtu la terre semblait indiquer que rien d’heureux ne pouvait se produire ? Les rayons du soleil avaient eux aussi été interdit de séjour dans les rues de Stonehaven... On ne les retrouvait même pas dans les sourires des habitants, et tout portait à croire que le teint blafard des autochtones n’était pas seulement du à la récente résurrection de certains d’entre eux.

Néanmoins, il y en avait encore quelques uns qui avaient l’audace de mettre le nez dehors. Ils étaient rares, ces aventuriers que le temps ne parvenait pas à perturber, et bien à l’abris dans leurs manteaux épais, ils faisaient la nique aux nuages épais qui les emprisonnaient sous une énorme couche cotonneuse, froide et mélancolique. Après tout, le monde ne s’arrêtait pas de tourner. Les pellicules non plus, et les vieilles bobines des films revenus tout droit d’un autre temps continuaient de rouler pour être projeter sur les écrans d’une salle aussi poussiéreuse que minuscule.

Seuls deux petites âmes peuplaient les sièges de ce vieux cinéma. Benedict et Samuel s’étaient retrouvés là, chacun dans un fauteuil grinçant, pour assister à ce spectacle en noir et blanc, par envie, distraction, ou simplement pour ne pas avoir à affronter l’orage. Mais la projection pris fin brusquement, tandis que les lumières ne se rallumaient toujours pas. Les portes ne répondaient plus non plus, le tonnerre ayant repris ses droits sur le cinéma et sur ceux qui avaient osé lui échapper. Ils seraient donc emprisonnés ici tandis qu’Iain cherchait justement à s’abriter, secouant la même porte.

Allaient-ils avoir droit à un véritable scénario catastrophe ?  


QUELQUES RAPPELS :
 
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MessageSujet: Re: LOTERIE : LIFE IS LIKE A MOVIE.   LOTERIE : LIFE IS LIKE A MOVIE. EmptyDim 20 Oct 2013 - 12:30


Quand le blond se leva ce matin-là et qu’il mit le nez à sa fenêtre pour regarder le temps qu’il faisait, une folle envie d’enfourcher sa moto le prit alors qu’un vent qu’il imaginait glacé secouait en douceur les branches du vieux chêne qui se trouvait dans la cours. Ce dernier commençait déjà à perdre ses feuilles devenues brunes depuis quelques jours et le ciel couvert de nuages lourds et gris menaçait de craquer à tout moment. Iain adorait ce temps-là. Il aimait rouler dans cette fraîcheur et risquer de finir trempé. Ce goût de l’aventure et des grands espaces ne l’avait jamais quitté malgré son succès sur le grand écran et la vie animée et oppressante des grandes villes. C’était pour ça qu’il revenait régulièrement, c’était pour ça qu’il n’avait eu aucun regret à venir s’occuper de son neveu et de sa nièce même s’ils n’avaient réellement pas besoin de lui. Il s’étonnait encore qu’ils n’aient pas pris un appartement en colocation en plein centre de la ville.

Il descendit prendre un café bien chaud accompagné de petits pains et de marmelade puis il partit se préparer. Et qui disait balade en moto, disait tenue appropriée. Il enfila un jean, un t-shirt et polo en laine avant d’empiler par-dessus la combinaison noire dont le bas de la fermeture éclair commençait dès l’entrejambe et dont les genoux et les coudes étaient rembourrés. Il enfila également les bottes noires qu’il gardait tout spécialement pour ce genre d’occasion, attrapa ses gants et descendit au garage. Il l’ouvrit, sortit la grosse cylindrée avant de chausser gants et casque. Il enfourcha l’engin, baissa la visière et alluma le moteur. Le bruit qui en sortit le fit soupirer de plaisir. Il s’élança enfin.

La route était agréable et il alla jusqu’à la plage avant de revenir par l’autre côté de la ville. C’est ce moment que le temps choisit pour déclarer sa guerre. Les bourrasques de vent étaient bien trop fortes pour tenir la route correctement et il lui fallait encore traverser la ville pour rentrer. En Ecosse, ce genre de changement climatique ne pardonnait jamais. Vous aviez (peut-être) une vingtaine de seconde pour réagir et vous mettre à l’abri sous peine d’être trempé et risquer une pneumonie. Le vieux cinéma était à côté, il s’arrêta, gara sa moto devant et se dit qu’il pourrait bien la rentrer dans le hall du cinéma, exceptionnellement. Il tira sur la porte, la poussa. Rien. Elle bougeait à peine. Les lumières à l’intérieur n’étaient pas allumées, se pouvait-il qu’il soit fermé à cette heure-là ? Il tira et poussa, plus fort cette fois mais rien ne se produisit. Allons bon. Allait-il devoir subir l’averse lui et Jessica (sa belle moto) ? Il colla ses mains en visière sur la vitre et son visage dessus pour mieux voir l’intérieur. Pas âme qui bouge.
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Samuel I. Eastwood

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MessageSujet: Re: LOTERIE : LIFE IS LIKE A MOVIE.   LOTERIE : LIFE IS LIKE A MOVIE. EmptySam 26 Oct 2013 - 19:37

Il y a quelques jours, j’ai entendu dire qu’au vieux cinéma de la ville, il y avait des diffusions de vieux films qui passent en version originale - le genre de films qu’on ne voit plus assez alors qu’ils sont merveilleux. De ce fait, puisque ma fille se trouve chez sa grand-mère durant trois jours, je compte bien prendre un peu temps pour moi et me rendre jusqu’à ce cinéma me faire une petite séance. Il faut dire que lorsqu’Emma n’est pas là, la maison me paraît bien trop vide et je n’aime pas cette ambiance trop silencieuse et beaucoup trop calme. Je passe donc plus de temps dehors, à des expositions, des vernissages ou dans différentes associations dans lesquelles je me sens plus utile que seul chez moi à ne rien faire.

Lorsque je grimpe dans ma voiture, je remarque que le temps change un peu. Il ne faisait déjà pas très beau, mais cela tourne encore plus mal. Ma foi, ce n’est pas ce qui m’inquiète. Ici, nous avons l’habitude du temps qui fait des caprices et cela ne me change guère de Londres où je vivais il y a quelques années. Je fais tranquillement la route, concentré, bien que mes pensées se dirigent automatiquement vers ma fille et je me demande ce qu’elle est en train de faire, si elle s’amuse bien, si je ne lui manque pas trop... Bon, en réalité, je crois qu’elle me manque plus que l’inverse. Il faut vraiment que j’apprenne à vivre plusieurs jours sans ma fille...!

J’arrive enfin. Je ne perds pas de temps et deux minutes plus tard, je suis tranquillement assit dans la salle. Cinq minutes plus tard, je suis rejoins par un autre homme à qui j’adresse un mince sourire. J’attends que le film commence. Je sens que la séance va être exceptionnelle et je suis certain que le film me plaira beaucoup. La salle se plonge dans l’obscurité et les images défilent sur l’écran géant. Un sourire étire mes lèvres ; je suis toujours heureux lorsque je vois un bon film et je ne vois pas le temps qui passe. Mais je ne m’attendais pas à ce que tout s’éteigne d’un coup et que nous soyons plongé dans le noir le plus complet.

C’est seulement à ce moment que j’entends le grondement du tonerre. Mon Dieu. Il doit y avoir une vraie tempête dehors. Fantastique ! Je fouille dans la poche de ma veste et j’en sors mon téléphone que je rallume. Cela fait au moins un peu de lumière dans la salle. Je repère l’homme qui se trouvait dans la salle avec moi et me dirige rapidement vers la porte. Seulement, elle est fermée et ne s’ouvre pas.

« Je crois que nous sommes coincés ici. » dis-je à l’intention de l’homme.

Pourtant, il devrait bien y avoir une porte de secours, non ? Ils ont bien du prévoir ça !

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lost in the echo

And these promises broken, deep below. Each word gets lost in the echo. So one last lie I can see through. This time I finally let you go. Test my will, test my heart, let me tell you how the odds gonna stack up. Y'all go hard, I go smart. How's that working out for y'all in the back, huh ? I've seen that frustration been crossed, and lost and told no and I've come back unshaken.

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Benedict Finnegan

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MessageSujet: Re: LOTERIE : LIFE IS LIKE A MOVIE.   LOTERIE : LIFE IS LIKE A MOVIE. EmptyDim 27 Oct 2013 - 13:36


    Je ne vais que rarement au cinéma. Ce genre d’endroits est souvent fréquenté par des personnes quelques peu bruyantes qui gâchent le film. Je ne pense pas pourtant être le plus silencieux, parce que j’ai cette manie de faire tomber mon paquet de popcorn à chaque séance. Mais pour une fois, je me suis dis qu’une sortie ne pourrait pas me faire de mal. Elle m’empêcherait de ressasser les mêmes choses, de broyer du noir, de sombrer à pleurer encore en faisant mon travail et en regardant mes économies partir en fumée à cause des achats de mon épouse. Surtout que j’ai lu dans le journal que le cinéma de la ville diffusait aujourd’hui un de mes vieux films préférés, ceux qui ne rappellent que les bons moments de sa vie en compagnie de personnes adorables. Dans mon élan soudain, j’ai pris mon portable pour prévenir Thimothy avant de me rappeler qu’il ne répondrait pas. Il aimait tant passer ce genre d’instant avec moi, avant. Mais c’est fini tout ça, je dois me rendre à l’évidence que les choses ont bien changé. Alors j’ai reposé le combiné pour aller me préparer, cherchant de partout mon vieux chapeau qui était en vérité posé sur une chaise. Je ne le pose jamais sur une chaise, d’habitude… Certainement la fatigue, non ? Bon sang, si ne je sais plus même où je pose mes affaires ! Passons. Je mets tout de même mon habituelle veste beige et je regarde l’appartement rapidement. Je crois que ma petite maison à Cambridge me manque vraiment, comparé à cet appartement un peu trop petit où j’ai l’impression d’étouffer. Un petit soupir m’échappe et je referme la porte derrière moi, descendant par l’ascenseur. Hors de question que je prenne l’escalier, j’ai trop mangé, j’aurais l’impression que je vais rouler si je lâche la rambarde ne serait-ce qu’une simple minute.

    J’arrive enfin dehors, petit soleil caché par les nuages. Une journée agréable, habituelle, par ici. Je suppose qu’une fine pluie tombera en fin de journée pour bien nous rappeler que, quoiqu’il en soit, il ne fera jamais vraiment beau par ici. Je marche tout de même jusqu’au cinéma – ce n’est pas si loin que ça – et j’en profite déjà pour m’arrêter à certains endroits afin de prendre un petit peu l’air. C’est idiot, mais j’ai besoin de revivre simplement en parcourant quelques endroits de nature, que ce soit un parc, ou même, d’une façon plus idiote, la boutique d’un fleuriste. Mais il faut que je me dépêche, tout de même un peu, où je risquerai de rater le début de la séance, ce qui serait fort dommage. J’ai d’ailleurs juste le temps de prendre mon billet et m’installer, le film commence déjà.

    Mais il est bien court. Le temps ne nous permet visiblement pas de le regarder en entier, à moi et l’homme non loin de mon siège. Je suis contraint de baisser la tête et de récupérer mes affaires pour aller vers la porte en tâtonnant et en suivant surtout la petite lumière au loin. Rien ne s’ouvre… Absolument rien. Pourquoi mettre des portes qui se ferment dès qu’il y a une coupure d’électricité ?

      «  Oui… Visiblement… »


    J’ai une facheuse tendance à paniquer un petit peu trop et je tords déjà mes mains entre elles. Je ne vais jamais assez souvent au cinéma, je n’en connais pas la structure.

      «  Le projectionniste n’est pas là ? Il ne peut pas nous aider ? »


    Oui, là je panique et j’ai envie de hurler pour nous sortir de là. Il fait noir, j’ai terriblement peur du noir.  Et en plus, je n’ai pas emmené mon téléphone. Je n’ai pas l’habitude d’embarquer ce genre de choses avec moi…

      « Ou… n’importe qui… »


    Je me redresse, sur la pointe des pieds, pour essayer de voir par le petit hublot. Mais je pense qu’à part mes cheveux, s’il y a quelqu’un de l’autre côté, il ne verra rien.

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