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 I love you, Heath, I miss you, Heath. ♋ Alone.

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Arabelle Scarborough

Arabelle Scarborough

we will not destroy





› Célébrité : Natalie Portman
› Crédits : Hey jude (avatar) ; tumblr & victor's piano theme (sign ; gif profil)

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I love you, Heath, I miss you, Heath. ♋ Alone. Empty
MessageSujet: I love you, Heath, I miss you, Heath. ♋ Alone.   I love you, Heath, I miss you, Heath. ♋ Alone. EmptyDim 3 Nov 2013 - 17:43



Stay.


Je t'aime. Quelques lettres, deux petits mots. Neil ne rêvait que de ça. Depuis le premier instant. Il est tombé fou amoureux, sans comprendre pourquoi. Son cœur n'a fait qu'un tour et ses yeux ont gravé ces images à jamais. Neil n'avait pourtant jamais été du genre à rêver, encore moins du grand amour. Peut-être parce que tout était trop terre à terre avec lui. Depuis tout petit, il se souvient de ce jour comme si c'était hier.

Neil devait avoir cinq ans, dans son costume déjà un peu trop grand pour ses épaules un peu frêles. Il ne cessait de faire gigoter le nœud papillon entre ses mains, se plaignant que c'était désagréable. Un sourire de sa mère, un regard de son père. On se tait, on rend bien. C'était pourtant pas compliqué. On ne lui en demandait pas grand chose. Ne cours pas partout, ne parle pas trop fort, ne ris pas trop fort, souris un peu mieux, et ne froisse pas ton pantalon tout juste repassé. Le petit garçon marchait comme un pingouin essayant de se souvenir de toutes les règles sans froisser le moindre vêtement qu'il portait. Se déplaçant comme il pouvait, il avait mis quelques minutes à atteindre la chambre de son frère. Pourquoi ? Parce qu'il ne voulait déjà plus venir aux soirées, lui. Mais le cadet s'en fichait, des soirées, il voulait simplement son frère lui. Alors sa mère, après avoir un peu râlé, avait finalement cédé. Si quelqu'un pouvait bien le convaincre de se tenir bien ce serait le petit. Tendant sa petite main jusqu'à la poignée en tirant la langue, signifiant son effort sur l'instant, il avait réussi à ouvrir la porte en un petit instant. Le sourire jusqu'au oreilles il se mit face à son frère, cravate en main avec un simple. « Viens avec moi. », les yeux du gamin étaient emplis d'étincelles, d'envie, de douceur et d'amour pour celui qu'il admirait tant. C'est sûrement pour cela qu'il céda, se moquant un peu de la démarche du marmot. Faut dire qu'il avait pas l'air malin à pas plier les genoux au risque de faire un mauvais pli. Pourtant, l'aîné, au lieu d'insister, lui montra pendant un petit moment comment marcher, défaire un peu son nœud sans que ça se voit.

Et c'est là qu'il la vit, dans un coin. Son frère l'avait sur le creux des reins. Cette langue, tatouée, noir et rouge. « Paint it black. » gravé en dessous. Le petit écarquilla les yeux tellement grand qu'il en choppa une petite crampe. « Maman elle avait pas dit qu'on devait pas faire les tatouages qui sont dans les chewing-gum ? » avait-il simplement baragouiné à son frère. Il était à la fois fasciné et choqué. Le petit parfait se retrouvait face à quelque chose d'interdit. Il rougit légèrement, comme si c'était lui qui avait fait la connerie. Son aîné le regarda un instant avant d'éclater de rire et d'asseoir le petit sur ses genoux. Il remit sa mèche en place, lui laissant sa coiffure un peu trop classe pour son visage enfantin avant de lui parler. Neil ne mît pas plus d'une seconde à se perdre au creux de son regard, comme transporté. Il serait bien incapable de dire si ce moment n'avait été qu'une simple seconde, ou des heures. Toujours est-il qu'il n'en revenait pas, son cœur oubliait de battre, ses poumons de respirer, et lui d'avaler sa salive. C'était un autre monde, une pause. Coupé de la réalité il écoutait l'histoire de son frère, sans savoir quoi dire.

Les étoiles dans ses yeux étaient tellement grandes qu'il ne voyait plus droit devant lui. Son frère riait, théâtralisant le tout. Il faisait des grands mouvements, il picotait le bras du mioche pour lui montrait comment faisait l'aiguille sur la peau. Le petit passait par toutes les expressions, de la surprise, au point de mettre ses deux mains devant sa bouche, à l'éclat de rire, au frisson, tout cela en l'espace d'une seconde. Parce que son frère était toute sa vie, son frère était son rire, ses pleurs, ses peurs, ses envies. Il lui avait glissé l'instant d'après un truc bizarre dans l'oreille pour lui faire écouter. Il lui avait dit que cette langue était quelque chose de particulier, un moyen de s'évader. Évidemment, à cet âge, il n'avait pas besoin de s'évader, son frère faisait tout le travail pour ça. Mais il écoutait, attentivement, les mots, l'intonation, le fond. Neil mettait tout dans un coin de sa tête, reliant tout à son frère, à la perfection.

Et c'est comme ça qu'est née la passion, l'ambition. C'est comme ça qu'est venue l'obsession. Histoire de se raccrocher à quelque chose de beau, d'avoir le souvenir d'un moment heureux. Peut-être que ce moment n'était pas si magique, mais pour lui il n'y avait rien de plus beau. Il ne pouvait pas croire que son frère n'était pas quelqu'un de bien. Lorsque ses parents parlaient en mal de lui, le chirurgien, encore aujourd'hui, ne faisait que se rappeler ce parfait instant. Là où il avait pu goûter au pur bonheur pour la première fois, une dose qu'on lui avait injectée comme ça, sans rien lui demander. Bim. En plein dans sa face d'innocent. Comme l'enfant qu'il était il avait pas pu réaliser. Mais aujourd'hui il voyait, à quel point cet instant était important, magique, envoûtant. C'était le seul instant qu'il ne pouvait pas expliquer. Son esprit, trop scientifique pour rêver ne comprenait pas comment c'était possible d'être heureux rien qu'avec un simple souvenir.

Pourtant, encore aujourd'hui, lorsqu'il doute, lorsqu'il a peur. Peur qu'Ivy parte, qu'elle craque à nouveau pour les yeux d'un autre. Peur de la perdre, qu'elle disparaisse, qu'elle s'évapore comme de la fumée entre ses doigts il pense à ce moment. Un instant, il ferme les yeux, et il se souvient du bonheur si simple. Du regard d'Ivy, du rire de son aîné. Il ne fallait qu'une simple seconde, un simple souffle pour que tout disparaisse, tous les doutes, toutes les peurs. Peut-être qu'Ivy n'était finalement pas le seul amour de sa vie. Peut-être que son frère l'était bien avant. Mais son premier grand amour l'avait quitté, sans un mot, sans un au revoir. Il était parti, comme ça, sans rien dire. Un matin, il n'y avait plus de rire, plus de sourire. Qu'en serait-il d'Ivy ? Parfois, Neil se le demandait, ne trouvant pas de réponse. Parce que son frère avait volé la moitié de son cœur, sa femme la deuxième. Il ne vivait déjà plus qu'avec un ventricule, et le médecin qu'il était, savait qu'il ne survivrait pas à la perte du second. Alors peut-être un jour, n'aurait-il plus peur. Peut-être un jour, verrait-il dans les yeux d'Ivy, l'amour qu'elle lui porte, qu'elle lui donne et alors peut-être finirait-il par croire au bonheur éternel, celui qui dépasse la mort, l'entendement, la science et tout ce qu'on veut.

Mais en attendant il ferme les yeux, il pense à ce moment et il sourit. Parce qu'il est comme ça, Neil, même s'il ne sait pas comment, pourquoi, il continue d'y croire, s'en même vraiment s'en apercevoir.

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