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 happiness damn near destroys you

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F. Sornn Valentyne

F. Sornn Valentyne

we will not destroy





› Célébrité : Chris Hemsworth
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MessageSujet: happiness damn near destroys you   happiness damn near destroys you EmptyJeu 23 Jan 2014 - 6:12



finnick sornn valentyne
« perfect darkness is all I can see. »


Il faut bien commencer quelque part, non ? Alors me voilà. Avant que vous ne fassiez la moindre supposition houleuse sur mon âge, je peux vous annoncer que j'ai actuellement trente-deux ans. Je suis né(e) un vingt-cinq mai mille-neuf-cent-quatre-vingt-deux, à Londres, au Royaume-Uni. Dans la vie, je suis mécanicien. Je suis de plus divorcé malgré-moi, et je me débrouille moyennement bien sur le plan monétaire. Allez savoir si l'un est la cause de l'autre. Par ailleurs, je vis ici depuis très peu de temps. Et pour vous parler franchement, je trouve la ville paradoxalement et étrangement sympathique. On m'associe d'ailleurs très souvent à cette catégorie de gens qu'on nomme Paper Ships. Vous voulez en savoir plus ? Bon, tenez, écoutez la chanson Bad Blood, de Bastille, et cela vous donnera une idée plus approfondie de qui je suis.


QUALITÉS ET DÉFAUTS ✢
Drôle
Honnête
Impassible
Créatif
Ironique

Alcoolique
Puéril
Rancunier
Impulsif
Misanthrope

À SAVOIR ✢ Toxicomane, a un dangereux penchant pour les substances illicites, le gambling et l'alcool. C'est une personne qui se contrefout littéralement de son apparence physique. Ses vices redoutables ont détruit son mariage. C'est d'ailleurs une cicatrice encore vive sur son coeur.

PETITS SECRETS ✢ Habitude d’enclencher de grosses bastons dans les bars qu'il fréquente que trop souvent. Casser des gueules, c'est sa manière d'évacuer sa frustration de la vie. Il adore les chats, la cigarette et sa moto. Les jumeaux, ses enfants, ils sont la prunelle de ses yeux.  
✢ Les morts reviennent à la vie, par ici. Enfin il paraît. D'ailleurs t'en penses quoi ? J'en sais trop rien. Je n'ai comme qui dirait pas encore expérimenté cette expérience. Je suis curieux d'approfondir ladite rumeur, mais en même temps cela me fait flipper.

✢ Et ta vie, elle te plaît ? Ma vie me plait. Peu importe ce que les gens peuvent raconter à mon sujet, moi, cette vie, je l’aie tracée ainsi et pour rien au monde je la changerais. J’assume mes erreurs, je me guéris, certes, difficilement de mes blessures, mais ces épreuves m’ont forgé et on fait de moi ce que je suis maintenant. Donc… oui… affirmatif, ma vie me plait !

✢ Tu as déjà eu l'occasion de voir un revenant ? Si oui, quelle a été ta réaction ? Comme je disais plus haut, cette occasion, je ne l'ai jamais eu... et disons que je ne cherche pas vraiment à la croiser !

✢ Si on te donnait une chance de rectifier le passé, ou de rattraper une erreur que tu as faite, qu'est-ce que tu voudrais changer ? Peu importe la chance qui me sera alléguée, comme mentionné plus haut, moi, cette chienne vie, elle me plait. Le passé, c’est le passé, je ne peux changer ce que j’ai fait et je ne peux entrevoir l’avenir. Seul le présent m’importe et c’est bien là-dessus que je concentre toute mon énergie. Je ne suis pas pessimiste et nostalgique. Je m’affirme et je m’assume. Le passé est bien où il est alors qu’il reste de donc là !

✢ Et si ton heure venait, tu compterais sur Stonehaven pour te donner une seconde chance ? J'en sais que trop rien. Si mon heure est venue, dans un sens, c'est que dans ce bas-monde, je n'ai absolument plus rien à foutre ici... pourquoi vouloir prolonger ce qui semble déjà avoir été si long ?

YOU CAN CALL ME FABULOUS. ✢No sh*t, Sherlock! Je ne m’appelle effectivement pas Gertrude et bien sûr je suis encore très loin de posséder ma petite carte du club des centenaires… CE QUI EST UNE VRAIE TRISTESSE PARCE QUE J’AI TOUJOURS SOUHAITÉ JOUER AU SCRABBLE EN FANSANT TOUBIONLLER MON DENTIER DANS LA BOUCHE !  J’aime dire des choses qui ne servent à rien et troubler tout le monde en racontant mes conneries. Perspicaces comme vous l’êtes, je parierai ma chemise que vous avez deviné que je suis une jeune femme à la courte toison qui n’est malheureusement pas fait d’or… D’AILLEURS ÇA AUSSI C’EST UNE TRAGÉDIE PARCE QUE RAIPONCE ROCK LE STRING DE SA MÉMÉ ! Mmmm. Quoi dire d’autre ? j’ai une vraie peur bleue des grenouilles, j’ai la manie d’enfiler des chaussettes qui ne sont pas de la même paire, je suis accro à la caféine, j’aime les hummingbirds… car… You give me the hummingbird heartbeat. Spread my wings and make me fly ♫ (Ceci était le passage où je commanditais le succès de la miss Perry et ne vous en faites pas cette parenthèse s’arrête juste… ICI !) J’ai connus le forum grâce à un partenariat et ça fait au moins depuis son ouverture que je rôde dans les alentours… Je ne sais pas quoi dire d’autre sur moi ? Je suis Québécoise… mes dents de sagesse me font souffrir, il est présentement 01h23 du mat, je suis assise sur une charmante petite chaise à roulette qui en fait ne roule presque plus, puisque trop usée hahaha. Je peux m’arrêter de jacasser ou vous en voulez encore ? Bon… puisque c’est moi qui clapote, j’vais dire que je m’arrête ICI ! Mais que je vous aime tous… lui, elle, il, vous, tu et même nous ! Banzai et bien hâte de RP avec vous !

✢ veux-tu avoir l'exclusivité du prénom ? (x) oui () non ✢  veux-tu avoir l'exclusivité du nom ? (x) oui () non ✢ qui est sur ton avatar ? chris hemsworth ✢ à qui dois-tu tes images ? disturbed alias moi-même et les gifs sont de trucmuche.tumblr (j'ai oublié le pseudo xD) ✢ un petit mot pour finir ? JOYEUSE PÂQUE !  happiness damn near destroys you 4187768085 

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F. Sornn Valentyne

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MessageSujet: Re: happiness damn near destroys you   happiness damn near destroys you EmptyJeu 23 Jan 2014 - 6:12



story of my life.
« perfect memories fall down like ashes. »


L’alcool assèche mes pleurs.
Boire jusqu’à n’en plus rien voir.
Boire jusqu’à n’en plus rien percevoir.
Je m’appelle Finnick Sornn Valentyne.
Et voici l’hymne. Mon hymne. L’hymne d’un homme qui n’a désormais plus rien à perdre…

Supposons vouloir casser la jambe de quelqu’un. La gauche ou la droite ? Franchement, on s’en contrefout royalement, right ? L’important c’est de se ruer dessus sans se posé de questions et directement passer à l’acte. Sinon…meuh…oubliez ça. Supposons vouloir casser la jambe de quelqu’un, sans quoi, ça risquerai d’aller mal. La question véritable qui est à se demander dans une condition pareille, c’est la suivante ; est-ce qu’on aura l’intention de faire ça vite ou de prolonger la douleur durant cent ans ? Croyez-le…ou pas…mais cela détient une réelle importance quant aux augures que cela représente. Si, si, il faut me croire ! Imaginez, imaginez durant deux secondes le truc :

Première option ; vitesse excessive et gestes débonnaires.
Oops--Crac--Merde ! On s’excuse mon grand, donne-nous ta jambe qu’on te la raccommode et tiens au passage voilà des béquilles pour la route que tu auras à faire ! *-*

Deuxième option ; lenteur exagérée et psychose extrême.
Mouhahahahahahaha ! Gnia ! Gnia ! Gnia ! On laisse traîner l’affaire durant trop longtemps, t’as mal au point d’en vomir tes boyaux et le supplice te fait halluciner des éléphants roses. Tu es le martyr et nous le bureau. BIM ! on pèse un peu plus fort sur la rotule, tu gueule comme un veau, la douleur se glace, s’enflamme…et tu perds conscience avant même que ton os se fracture.

Voilà. Vous saisissez donc le principe de la chose. Tout était dans le comment est-ce qu’on osera s’y prendre. À priori, il était évident que l’option la plus efficace était…Bah… c’était la première : vitesse extrême et gestes débonnaires. Pouf ! la jambe se casse, le show est fini, on remballe son pop-corn, on se casse de là, le gars à la jambe brisé peut donc procéder vers les urgences et se faire chier avec un plâtre durant un mois. -.-

Mmmm. Et si on ajoutait un handicape à tout cela ? Là, dans ce bas monde, supposons vouloir casser la jambe à quelqu’un qu’on déteste plus que tout. Que ce quelqu’un qui porte la dite jambe bientôt brisée est quelqu’un qu’on haït à un point tel que la colère tyrannise sur la rancœur ? Ouaip, solide, ça complique les choses, hin ?

- Bordel ! Valentyne ! Mais de quoi est-ce que tu te marre comme ça ?

Bah ouais ! Vous finissez par comprendre ce qui se trame véritablement ici. L’os, le derme, les poils, la chair, CETTE jambe contorsionnée n’importe comment dans les airs…baaah…elle m’appartient. Oui, oui ! Elle est à moi ! Le pauvre type déluré et trop ivre jusqu’à la moelle qui ne prend pas conscience de ce qui lui arrive présentement. Comme vous vous en doutez, finalement, malgré les avertissements de Rose, je n’ai jamais quitté le fameux bar. Je suis resté confortablement bien assis sur ma banquette, j’ai fait tourner ma bouteille sur la surface du comptoir, jusqu’à ce que le propriétaire ne se pointe le bout du nez et me remarque… j’ai attendu ce moment depuis le début de la journée !

- T’as vraiment aucune dignité, hin ? Tu te fous vraiment de tout, n’est-ce pas, Finnick ? Après avoir ruiné ta famille, tes parents, moi, ton putain de meilleur ami ! Après avoir couché avec ma fiancé et saboté ton mariage… tu trouve néanmoins le courage de venir ici… dans MON bar ?!

Je ris. Je ris. Et je ris toujours. J’ai mal. Ma jambe me fait souffrir mais je ris. Mon rire est franc et tellement surréaliste qu’il me déstabilise moi-même.  

- Qu’est-ce qui ne tourne pas rond chez-toi ? T’es fous ! Ils ont raison à ton sujet ! T’es complètement barge, Nick !

Darren hurle. Darren est empreint d’une fureur monstre. Mes grands yeux bouffis par le trop plein d’alcool observent innocemment mon tortionnaire qui s’affère à sa besogne que très peu concluante. Avachis comme une larve sur le sol asphalté de la ruelle étroite et poisseuse, je me la joue mollo et relax. La cheville coincée dans les mains de Darren, je ne peux pas prendre la poudre d’escampette sans AU MOINS aller me casser vingt fois la figure sur des bennes à ordure et des bâtiments édifiés là.

Darren tire…tire… tire…tire encore et toujours sur ma cheville, repliant le membre dans des sens impraticables. Complètement hilare, je le regarde…ou plutôt j’essaie de reconnaître laquelle de ces deux apparitions  est la vraie. Mon ami le Whiskey aillant causé de sérieux troubles sur mes sens et mon champ de vision largement subdivisé désormais. On dira donc ainsi que ces jumeaux hallucinés se ressemblent beaucoup et peuvent risquer de me rendre relativement plus euphorique de que je ne le suis déjà.

▽ ▽ ▽ ▽
QUELQUES HEURES PLUS TÔT


Au grand damn de monsieur Powel, alias le barman, et de mes voisins de banquettes, lentement, je fais tourner ma bouteille sur la surface crasseuse du comptoir. J’ai le regard absent, perdu à quelque part entre le temps et l’espace. Doucement, je renifle. Doucement, je soupire. Ce soir, c’est soirée mœurs et réflexions. Hell yeah, la splendide soirée de fou que je traverse ! Je ne vous le fait pas dire, monsieur, madame ! Dans l’assurance, si je pouvais remettre en question autre chose que mon petit moi-même, solide, ça serait déjà chose faite ! Hélas ! Je suis là, déconfite et songeur. Je suis là, inguérissable, complètement brisé, condamné à m’éprouver dans cette vie harassante et à trainer derrière-moi les vestiges de mon propre passé. D’où je ressors, ce que je suis devenu et ce que j’ai fait. Une semaine plus tôt, madame Bellamy, la voisine, avait osé dire de moi que j’étais quelqu’un de bien, le genre de type sur qui on peut faire confiance. Bien sûr, parce que sinon, ce n’est pas drôle, moi, je ne suis pas du tout d’accord avec cette opinion. Je ne me vois pas comme ça. Je ne suis pas quelqu’un de bien. Être un bon gars, pour sûr, pour sûr, pour sûr, je ne serais pas englué dans ces emmerdes, right ? Ainsi donc, au grand damn de monsieur Powel, alias le barman, et de mes voisins de banquettes, lentement, viscéralement, je fais tourner ma bouteille à moitié vide sur la surface crasseuse du comptoir. Le bruit cristallin se frictionnant sur le bois lustré insupporte amèrement les clients… bien sûr, moi, je m’en contrefous royalement. Je ressasse mes souvenirs et celui qui oserai me déranger risquerai à coup sûr de le regretter dangereusement. Je ne suis pas d’humeur sympathique ce soir.

Ma vie de merde est amorcée depuis 32 ans déjà, un voulu et certain 25 mai 1982, à Londres. À grande peine et misère, je supporte cette misérable existence depuis 32 malheureuses années et pourtant je me sens toujours aussi puissamment égaré et étranger dans le sombre caveau de ce monde. Moi, Finnick, l’anglais, l’armoire à glace, celui qui ne parle à personne et qui ne s’intéresse à personne. Le gars louche et pas jovial qui semble n’aimer rien d’autre que son cimetière d’animaux morts et qui crèche encore chez ses parents, de surcroît. Voilà bien longtemps que la société inhale cette ignoble réputation à mon égard. Ouais, je suis marginal et un peu bizarre… mais qu’est-ce que je peux y faire, hin ? Pourtant, loin de ce que l’on peut croire à mon sujet, je n’ai pas eu une enfance difficile et pénible. Non. Nenon. J’ai grandi au sein d’une famille aimante et dévouée. Élevé par une mère un tant soit peu surprotectrice et façonné à l’attention d’un noble père qui m’a appris à me méfier des gens mais également à les respecter. Parfois, oui, mon père se voyait un peu violent et me structurait dans le moule à valeurs strictes et excessives… mais il n’était pas méchant. Il grogne mais ne mord pratiquement jamais. Ma mère, s’était une boule d’énergie sur deux pattes et complètement dévouée à venir en aide aux personnes dans le besoin. Elle l’est encore aujourd’hui, même âgée de 65 printemps. Gamin, j’ai reçu beaucoup d’amour, de soutient et je n’ai absolument rien à blâmer sur ce point. En fait, dans l’intégralité de ma vie, je n’ai rien à larmoyer et à envier de quiconque. J’ai eu une enfance très heureuse… l’ombre a commencé à s’accroître à l’adolescence. L’âge où on se cherche. L’âge où on se perd. L’âge où les tragédies et les regrets sèment leur première graine ! Des graines, j’en ai beaucoup planté à cette époque. Je suis tombé fous amoureux d’une fille. La fille, bien évidemment, elle ne m’aimait pas. Elle aimait le mauvais garçon. Elle aimait la peine et la souffrance. Elle aimait celui qui se démarquait. Elle aimait celui qui cognait. Elle aimait le mauvais garçon. Elle aimait celui qui lui brisait le cœur et qui la rejetait comme un vulgaire mouchoir. Rosemary. Elle s’appelle Rosemary. Depuis toujours, je l’aime. Depuis toujours, j’aimerais panser ses blessures et cicatriser ses plaies douloureuses... mais malheureusement, comme moi, son cœur est fait en verre fragile et se fissure à la plus petite collision. Comme moi, son cœur, il baigne dans la noirceur et est condamné à amonceler bien des ecchymoses. C’est comme ça. L’amour, c’est comme ça. Et je l’aime, puis elle aime le mauvais garçon.                  

- Finnick ? Finnick !? FINNICK ?! Interpelle la tendre voix de l’ombre courtaude qui s’est prestement englué dans le recoin de mon œil blasé mais pas pour le moins vif et espiègle. Sans grand intérêt, je relève alors la tête, pour examiner mon interlocutrice d’un air hébété. Je la dévisage, durant une très brève poignée de seconde, comme si je me serais extirpé d’un long et profond sommeil. Moi qui durant des heures, depuis la naissance de cette sinistre soirée, j’avais arboré la même posture : le tronc à moitié cambré sur la fragile table de bois, les coudes appuyés sur sa surface crasseuse et mes grosses mains moites et massives resserrant soigneusement bien ma bouteille de Jack Daniel’s. J’avais l’impression d’être une statue de marbre qui n’avait pas bougé depuis cent ans. En redressant lentement mon échine sur le dossier de la banquette rouge sang, mes os émettent quelques craquements sonores et violents. J’suis vraiment raqué et rouillé de partout. C’est dingue ! La figure faiblement hissée sur le haut, me brisant pratiquement la nuque pour le faire, mes deux grosses billes de saphir considèrent longuement le pittoresque exposé que je surprends être à moitié étampé dans ma face de gars blasé de la vie. Goguenard, mes fins sourcils se froissent, l’air comme qui dirait préoccupé par le déploiement d’un débat psychologique intense.

- Rose ?!  Que je ne peux m’empêcher de m’exclamer, la voix chevrotante de stupéfaction et la mine décomposée dans un masque de culpabilité ; vous savez, la culpabilité de celui qui se rend compte qu’on l’a choppé la main dans le sac ?

- Qu’est-ce que tu fous là, Nick ? Demande-t-elle, les bras fermement bien croisés sous ses voluptueuses courbes féminines, visiblement pas contente et tanguant sur l’orée d’un profond scepticisme. Elle reste là, impassible, ses longs cheveux de feux qui dévalent en cascade sur ses frêles épaules et viennent encadrer ce doux visage aussi blanc que neige et sculpté de traits tant éthérées que pernicieuses. Ses beaux grands yeux aussi verts que des émeraudes me foudroient l’un de ces regards haineux qui me fait d’instinct ravaler mes paroles et dans la même veine ma salive.  Réponds ! M’ordonne-t-elle, tyrannique et déterminée.

- Je réfléchis…

- Quoi ?!

- Je réfléchis.

- Nick…

Rosemary. Elle s’appelle Rosemary. Depuis toujours, je l’aime. Depuis toujours, j’aimerais panser ses blessures et cicatriser ses plaies douloureuses... mais malheureusement, comme moi, son cœur est fait en verre fragile et se fissure à la plus petite collision. Comme moi, son cœur, il baigne dans la noirceur et est condamné à amonceler bien des ecchymoses. C’est comme ça. L’amour, c’est comme ça. Et je l’aime, puis elle aime le mauvais garçon.

- Darren est dans le stationnement. Il va rentrer d’une minute à l’autre. Tu dois t’en aller, Finnick ! Tu sais ce qui va t’arriver s’il te voit ici !

Darren… encore et toujours Darren. Ça va toujours être Darren. Je connais la chanson. Elle me murmure son harmonie depuis si longtemps désormais. Elle me rend malade. J’ai la nausée lorsque je l’entends. L’hymne. Mon hymne. L’hymne du type qui n’a absolument plus rien à perdre.

-  Pellek est mort. Annabelle m’a quitté. Elle s’en est allée avec les enfants. Je vais avoir le droit de les voir qu’un seul week-end par mois. Le procès s’est mal passé. Aujourd’hui, le juge et le jury n’étaient pas en ma faveur. Ma mère est en pleur et dévastée. Mon père a honte de son fils et frôle la syncope.

L’ombre a commencé à s’accroître à l’adolescence. L’âge où on se cherche. L’âge où on se perd. L’âge où les tragédies et les regrets sèment leur première graine ! Des graines, j’en ai beaucoup planté à cette époque. Je suis tombé fous amoureux d’une fille. La fille, bien évidemment, elle ne m’aimait pas. Elle aimait le mauvais garçon. Elle aimait la peine et la souffrance. Elle aimait celui qui se démarquait. Elle aimait celui qui cognait. Elle aimait le mauvais garçon… Parce qu’elle aimait le mauvais garçon, moi, j’en suis également devenu un. Mais je ne voulais pas être n’importe quel mauvais garçon. Je voulais être le sien. Sa grosse brute épaisse qui vandale les édifices et fracasse des crânes sur le bitume sans aucune raisons apparentes. Je voulais être son mauvais garçon. J’ai renversé le monde à l’envers, j’ai mis bien des vies de travers, parce que je la voulais… et que je la veux toujours. Elle me rend malade. Elle me rend fou. C’est l’hymne. Mon hymne. L’hymne du type qui n’a absolument plus rien à perdre. L’hymne l’homme qui charrie depuis tout petit un dossier criminel bien garnie et débordant de crimes sans nom. Vole de voiture, saccage de bien public, emprisonné pour avoir troublé la paix, emprisonné pour avoir volé de l’alcool et des cigarettes au dépanneur du coin. Des conneries, j’ai ai fait beaucoup… vraiment beaucoup et apparemment tout ça ne semble pas être suffisant. Elle ne m’aime pas… pas comme moi je l’aime. Vers 18 ans, je me suis fait une raison. J’ai compris que son cœur ne reposera jamais entre mes mains. Jamais je ne pourrais le guérir et le réparer. Je suis donc parti. J’ai quitté Londres. J’ai quitté mon pays. J’ai quitté Londres pour défendre mon pays. J’ai quitté Londres et je me suis enrôlé dans l’armée. Durant 5 ans, j’ai défendu mes terres et protégé l’univers où j’ai grandi. Tuer. Mourir. Couper le fil immensément frêle d’une vie, contrecarrer sa voie et inhaler sa destinée. C’est si facile, si éphémère et instantané. Un geste, l’ultime, voir le dernier souffle d’humanité caresser les lèvres pourpres et assisté à l’inexpressivité d’un regard contristé qui vous fixe avec miséricorde et incompréhension. La tendre expression se dilue dans la rigidité de l’Éternel, les deux yeux étincelants tels des diamants immaculés deviennent vides, ternes, abyssaux, comme deux billes de verres. Le feu cesse d’instinct de crépiter dans la profondeur des pupilles dilatées et la flamme ondulante telle une vicieuse succube se flétrie pour de bon. Oui, si triste cela peut être, contempler la Mort dans son plus bas-fond méandre funéraire, c’est si facile. Trop facile. Je suis donc parti. J’ai quitté Londres. J’ai quitté mon pays. J’ai quitté Londres pour défendre mon pays. J’ai quitté Londres et je me suis enrôlé dans l’armée. Durant 5 ans, j’ai défendu mes terres et protégé l’univers où j’ai grandi. 5 ans trépassent, les mois s’envolent, les jours meurent et le temps semble revenir comme avant. Je suis rentré. Je suis rentré au pays. J’ai quitté l’armée. J’ai quitté l’armée pour rentrer au pays, l’univers où j’ai grandi et que j’ai défendu durant 5 ans. Je ne suis plus le même. Je ne suis plus le même homme… j’ai peur et mal. Mon cœur a mal et ma tête a peur. La vie ne m’aime plus et la mort me pourchasse. Mes animaux de compagnie m’abandonnent et la naissance des catacombes arrive. L’alcool engourdi mes mœurs. Boire jusqu’à n’en plus rien voir. Boire jusqu’à n’en plus rien percevoir. Mes parents s’inquiètent pour moi. Ils me trouvent trop refermé et seul. Ils me présentent donc une fille… une belle grande blonde aux beaux grands yeux bleus. Annabelle. Elle s’appelle Annabelle. C’est une veuve, bien qu’elle n’a jamais épousé cet homme, l’homme qui s’est éteint sur le terrain, l’homme qui repose au sein de la vallée des morts, là où il y a eu la guerre… la même guerre que moi. Annabelle est gentille. Annabelle me fait du bien. Je ne l’aime pas mais elle oui. Elle aime le mauvais garçon. Moi j’aime la mauvaise fille. Et MA mauvaise fille aime un autre mauvais garçon. C’est comme ça. L’amour, c’est comme ça. Annabelle est gentille. Annabelle me fait du bien. Je l’épouse, donc. Mes parents sont heureux. Mes parents sont fièrent de leur fils. L’alcool engourdi mes mœurs. L’alcool assèche mes pleurs. Boire jusqu’à n’en plus rien voir. Boire jusqu’à n’en plus rien percevoir. Annabelle est gentille. Annabelle me fait du bien. Je l’épouse donc. Ma vie est tracée à ses côtés. À ses côtés, je demeure donc. Dans l’hypocrisie et la disgrâce, j’implante la vie dans son estomac. Annabelle est enceinte. Annabelle donne naissance. L’alcool engourdi mes mœurs. L’alcool assèche mes pleurs. Boire jusqu’à n’en plus rien voir. Boire jusqu’à n’en plus rien percevoir. Voilà que des jumeaux reposent entre mes bras. Dylan et Maverick. Le fruit de mon hypocrisie. Le fruit de ma disgrâce. Me voilà papa. J’approche la trentaine. Les souvenirs de la guerre sont toujours encrés dans mes veines. Ma tête a peur et mon cœur a mal. J’engourdi mes mœurs. Je ruine mes économies dans l’alcool. J’ai une famille. Je dois aider mon épouse et offrir une belle grande maison aux jumeaux. Belle grande maison que j’offre donc aux jumeaux et à mon épouse. Je n’ai plus d’argent mais je dois payer ce nid familial. Je suis un vestige de la guerre. L’épave de la cruauté des hommes. Je suis agoraphobe. J’ai peur des grandes foules. Un emploi, je n’en possède pas. J’emprunte de l’argent à mes parents et commence à vadrouiller les bars. L’alcool engourdi mes mœurs. L’alcool assèche mes pleurs. Et le poker devient rumeur à mes oreilles. Je joue. Je gagne. Les cartes sont cette chance que j’attendais. J’ai de l’argent pour subvenir au besoin de ma famille. Je joue. Je perds. Mais ce n’est pas grave parce qu’au soir prochain je peux fort probablement empocher une certaine somme. Les ans trépassent, les mois s’envolent, les jours meurent et le temps semble se figer. Le compte conjoint que je partageais avec Annabelle est à sèche. Nous n’avons plus d’argent. Je n’ai plus d’argent. J’emprunte donc à mes parents. J’emprunte donc à mon épouse. J’emprunte même aux jumeaux !  Le poker n’est plus rumeur à mes oreilles. Je joue. Je perds. Les cartes sont cette chance que j’attends. L’argent emprunté ne me suffit plus. Je vadrouille les bars. Je tombe sur Darren Nilsen. Le mauvais garçon. Je discute avec lui. Il me parle de Rose… Comme une torture, je sens mes entrailles s’entremêler dans le creux de mon estomac retourné,  dans ma mémoire, je revois la femme qui me fends littéralement l’âme et se tapis un chemin funèbre jusque dans les fibres de mon cœur devenu si lourd et écorché à vif. Ça… c’est le coup de poignard que je n’avais pas du tout anticipé. Le coup fait mal. La douleur est sourde. Le supplice est froid. Et à l’intérieur de moi ; tout s’enflamme... Rose est fiancée à Darren. Le mauvais garçon, alias le propriétaire d’un bar à stripteaseuses très réputé et en vogue. Rose travail là-bas. Rose est barmaid. Darren me parle de ses fameuses soirées poker. Au bar à stripteaseuses, je me pointe donc. J’ai pas d’argent pour jouer au poker mais Darren me dit que ce n’est pas un problème. Il me prête de l’argent. Ses amis aussi. Je joue. Je perds. Je rentre chez-moi. Je retrouve mon épouse et soudain je vois.  Je vois l’invisible, j’aperçois la vie… j’aperçois la vie que je suis sur le point de briser. Annabelle est gentille. Annabelle me fait du bien. Je ne l’aime pas mais elle oui. Elle aime le mauvais garçon. Moi j’aime la mauvaise fille. Et MA mauvaise fille aime un autre mauvais garçon. C’est comme ça. L’amour, c’est comme ça. L’alcool engourdi mes mœurs. L’alcool assèche mes pleurs. Boire jusqu’à n’en plus rien voir. Boire jusqu’à n’en plus rien percevoir.

- Oh mon Dieu ! Nick… je suis.

- Non. Tu ne l’es pas. À vrai dire, tu ne le seras jamais. Tu ne l’as d’ailleurs jamais été. Cynique, pessimiste, je souris faiblement. Un sourire amer. Un sourire sans émois. Un sourire inondé de tristesse. Je continue de faire tourner ma bouteille sur la surface crasseuse du comptoir et dévisage avec indifférence le doux visage de Rose qui ne semble rien comprendre à mon charabia. Maintenant que j’ai tout perdu, tout juste, je m’en rends compte. Elle est drôle, la vie, parfois…

- Bon sang, Finnick ! De quoi est-ce que tu parles ?

- Je parle de toi. Je parle moi. Je parle de nous.

- T’es complètement ivre… encore ! Tu dois t’en aller ! On n’a pas le temps de parler de ça, Nick !  Darren…

Darren. Encore et toujours Darren. Le mauvais garçon. Le propriétaire du bar où je flâne en ce moment même. S’il me voit ici, je ne suis pas mieux que mort. Darren n’est pas si mauvais que ça. Darren était, autrefois, mon meilleur ami. Il me faisait confiance. Il me respectait et me voyait comme son petit frère. Nous étions une paire redoutable. Les gens nous craignaient. À l’époque, j’avais tout. Une famille. Un meilleur ami.  J’ai renversé le monde à l’envers, j’ai mis bien des vies de travers, parce que je la voulais… et que je la veux toujours. J’ai tout perdu. J’ai même perdu ce que je ne possédais pas…

- Tu dois t’en aller…

Je m’appelle Finnick Sornn Valentyne.
Et voici l’hymne. Mon hymne. L’hymne d’un homme qui n’a désormais plus rien à perdre…

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MessageSujet: Re: happiness damn near destroys you   happiness damn near destroys you EmptyJeu 23 Jan 2014 - 9:45

fosidhfosihf BASTILLE. *meurt dans sa bave*  happiness damn near destroys you 1290023564  Oui je sais, à la base je n'étais pas venu pour ça mais... on ne peut pas m'en vouloir, dès qu'on mentionne ce groupe, je meurs. u.u ET PUIS ALORS CHRIS HEMSWORTH EN PLUS, TU VEUX MA MORT HEIN AVOUE?  happiness damn near destroys you 3227535374 happiness damn near destroys you 3227535374 happiness damn near destroys you 3227535374 

Bref, rebienvenue parmi nouuuus ! happiness damn near destroys you 93879916 Ce début de fiche me fait toujours autant penser à Sherlock Holmes hehehe.  happiness damn near destroys you 2328841603 Par contre, tu as mis dans le haut de ta fiche que Sornn était né le 25 mai 1982 et qu'il a 31 ans, puis dans ton histoire tu dis qu'il en a 29 et le 18 juillet 1983. Alors je te rassure, ce n'est pas un frein à ta validation puisque tu pourras quand même éditer ton message après ça mais je te laisserai mettre tout ça au clair — à moins que je n'ai pas compris quelque chose, ce qui ne serait pas complètement impossible étant donné que mon cerveau n'est pas tout à fait réveillé. Et si c'est le cas n'hésite pas à me le signaler.  happiness damn near destroys you 3067953961 

Et...  happiness damn near destroys you 1533408328  happiness damn near destroys you 1533408328 mon dieu les feels en te lisant... Pauvre Sornn, à la fin j'avais presque envie d'aller chopper une bière et de me mettre à boire avec lui.

Je ne te fais pas davantage attendre, et te voilà officiellement validé une nouvelle fois ! Bon reviendage (ça ne veut rien dire) et bon jeu surtout ! happiness damn near destroys you 2238003959


congrats !

Bah ouais, si tu vois ça, c'est que bien évidemment tu as rejoint nos rangs ! Bref, pour t'aider à faire tes premiers pas ailleurs sur le forum, si tu as la grosse flemme de chercher les liens, j'vais t'faire une petite visite guidée. T'es prêt ? Tu verras, c'est pas bien compliqué.

Pour commencer, je te conseille fortement de passer du côté des DEMANDES, histoire de te trouver un logement et un boulot, ça peut servir. N'hésite pas à foncer te procurer un TÉLÉPHONE, et si tu as un peu de mal à trouver des LIENS ou des SUUJETS, fonce en chercher aux RECHERCHES, elles sont là pour ça ! Et la détente ? Le FLOOD n'attend que toi. Ah ouais, et n'oublie pas de VOTER POUR LE FORUM ! Et surtout, SURTOUT, si tu as besoin de quoi que ce soit, n'hésite pas !

Sur ce, je te souhaite bon jeu parmi nous ! happiness damn near destroys you 3002687872

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If I was not myself and you were someone else, I'd say so much to you and I would tell the truth. I'm there in the water, still looking for ya, I'm there in the water. Can't you see, can't you see ?

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F. Sornn Valentyne

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MessageSujet: Re: happiness damn near destroys you   happiness damn near destroys you EmptyJeu 23 Jan 2014 - 13:26

DIAAAAHHH !!!!! happiness damn near destroys you 2136612703 happiness damn near destroys you 2202404030 
T’en fait pas, ton égarement pour Bastille, je le comprends tout à fait, mon beau bonhomme ! OMG !! Toi, tu peux ben parler, avec Tom H. bon sang, je me noie dans ma salive, ici, là maintenant, tout de suite !!!

Merci beaucoup pour la validation. Je suis toute heureuse de voir que ce petit Sornn attire de la sympathie, même malgré ses bourdes légendaires hahahaha. Tes compliments me font vraiment chauds au cœur et j’avoue que ça me fait un petit velours. Merci, merci, merci vraiment beaucoup ! En ce qui concerne l’erreur que tu as interceptée dans l’histoire, la fameuse date qui ne concorde pas, je t’assure que c’est moi qui était dans un champ de patate et que tu avais bien raison de sourciller là-dessus xD. Merci d’ailleurs de m’avoir tenu au courant, je suis allée modifier cette petite bourde héhéhéhéhé…hé ! happiness damn near destroys you 972592174 

Et quand tu veux, ce verre, on se le boit, très cher !  happiness damn near destroys you 2373463833 

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MessageSujet: Re: happiness damn near destroys you   happiness damn near destroys you EmptySam 25 Jan 2014 - 13:09

J'AI COMPLÈTEMENT ZAPPÉ DE VENIR ICI, JE NE SERS À RIEN MA PAROLE. happiness damn near destroys you 3203037728 happiness damn near destroys you 3203037728 happiness damn near destroys you 3203037728 TA FICHE C'EST DE LA BOMBE MA DAISY. happiness damn near destroys you 1503109733 (mais je crois que tu le sais déjà happiness damn near destroys you 3566303055) Et je kiffe tellement Sornn. happiness damn near destroys you 2156347010

Et je voulais te dire rebienvenue happiness damn near destroys you 2204614361 et TE DIRE QUE JE T'AIIIIIIME. happiness damn near destroys you 1694424826 happiness damn near destroys you 1694424826

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