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 Perhaps Perhaps Perhaps ☂ Maddox

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Ethan I. Fisher

Ethan I. Fisher

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MessageSujet: Perhaps Perhaps Perhaps ☂ Maddox   Perhaps Perhaps Perhaps ☂ Maddox EmptySam 25 Jan 2014 - 18:45


Perhaps, Perhaps, Perhaps.
I do not know anymore what I am, what I do. One moment I'm on fire, the next moment I am cold as ice. At the very mention of love, of delight, I am greatly troubled, my heart stirs within my chest. It compels me to speak of love
A desire I cannot explain.

L’eau lui aspergea la figure. Il espérait en vain que la fraicheur lui remette les idées en place. Peine perdue on dirait. Au moins, il aura essayé. Ethan releva son visage et ne put s’empêcher d’adresser une grimace à son reflet. Mais qu’est-ce qu’il avait franchement ? Un bref, coup d’œil à l’horloge de la salle de bain l’informa qu’il était sept heures et demie. Il n’allait plus tarder.

Comment on en était arrivé là ? A cause d’une simple phrase lancée sur un coup de tête. Quoique. En y réfléchissant Ethan se demandait si tout n’était pas calculé. « Ils doivent avoir de la chance tes amis lorsque tu les invites à diner.» Ça l’avait fait rire. Et il l’avait invité. Chose qui depuis qu’il s’était levé ce matin lui embrouillait l’esprit. Une drôle de sensation semblait avoir élu domicile au creux de son ventre. S’il s’est interrogé sur la raison de son existence, une fois sa tasse de café avalée, il l’avait reléguée aux oubliettes. Une grosse matinée l’attendait. Il avait d’autres choses à faire que de se questionner sur ses états d’âme. Ses hommes comptaient sur lui. Ces mêmes hommes qui, une fois les premiers clients passés la porte, avaient bien vite oublié le malaise émanant de leur second. C’était le branle-bas de combat dans la cuisine. Mais, dans son élément, Ethan organisait tout d’une main de maître. Il n’était jamais autant en paix que dans un restaurant. Tout était réglé comme du papier à musique. Il était le maitre d’orchestre et son orchestre philharmonique s’activait dernier les fourneaux. Une cacophonie pour les néophytes, la cuillère dans la casserole, le couteau contre la planche à découper, chaleur des grillades, vapeur de l’eau en ébullition. Leurs instruments qui s’activaient au rythme des ordres qui fusaient. Ce midi encore, ils avaient fait salle comble. Et Ethan s’orgueillait que chaque client se délecte d’un morceau de bonheur comestible. Mais les aiguilles tournaient dans la grande horloge. Plus vite qu’il ne l’aurait cru, il fut temps de raccrocher son tablier. Après un rapide tour en salle pour saluer quelques habitués qui l’avaient demandé, il prit congé. Il laissait, comme chaque mercredi soir, le restaurant aux mains de son chef. Actuellement une autre cuisine demandait toute son attention.

Et c’est la chaine Hi-fi qui à présent dispersait dans le loft la douce mélodie des Noces de Figaro. Chez lui, Ethan avait toujours préféré travailler sur fond de musique classique. Loin du tumulte habituel, elle l’enveloppait dans sa propre bulle. Il avait créé ses meilleurs plats au son des grands opéras. Calme et apaisé, envolées toutes ses névroses, elles n’avaient pas leur place dans son paradis artificiel. La cuisine et la musique classique. Il n’avait encore jamais trouvé meilleur psychologue. Il avait souhaité plus d’une fois pouvoir comprendre ces chants qui avaient su plus d’une fois parler à son âme. Mais faute de mieux, il se laissait porter par la mélodie. Mécaniquement, il exécutait les gestes qu’il connaissait par cœur. Seul Lucky semblait pouvoir le sortir de sa transe. Poursuivant sa queue, il renversait tout sur son passage. Ethan ne pouvait s’empêcher de rire. Ce chat allait finir par le rendre chèvre. Mais cela aurait été mentir que dire qu’il ne s’y était pas attaché. Il lui avait même pardonné d’être une petite boule de poils NOIRS. Il avait mis au placard sa vielle superstition. Il ne voyait pas quel malheur pourrait lui apporter son chaton anciennement abandonné. Laissant ses plats terminer leur cuisson, le jeune second s’attela à réparer les dégâts causés par le passage de sa furie noire. Chose faite, il dressa le couvert pour deux avec peut-être plus de soin que ne le méritait l’occasion. Et à peine s’est-il fait la réflexion qu’elle fut de retour, cette drôle de sensation. Le contraire aurait été trop beau pour être vrai. Une fois éloigné des fourneaux, c’était le retour du capharnaüm à émotions. Préférant couper court, Ethan jeta un coup d’œil à sa montre avant de se diriger vers sa douche. Il aurait bien le temps avant l’arrivée de son invité.  

Miaaaaoouuu !


« - Tu peux le dire Lucky : Je suis risible. »

Ce n’était qu’un souper. Ce n’était pas le premier et encore moins le dernier qu’il réaliserait. Il était cuisinier bon sang ! C’était son métier. Des repas, il en réalisait tout au long de ses journées. C’est ce qu’il aime faire. Aussi loin qu’il s’en souvienne, c’est ce qu’il a toujours voulu faire. Il gérait. Pas besoin de se mettre dans cet état. Ethan attrapa son chaton, sourit en voyant celui-ci mordiller sa main. Il voulait jouer. Pour changer. Mais à peine avait-il refermé la porte de la salle de bain qu’une sonnerie retentit dans le Loft. Maddox était arrivé. Quand faut y aller, faut y aller. Il traversa le loft et s’arrêta devant le miroir afin de vérifier sa coiffure. Mais bien sûr ! Pourquoi pas se remettre du mascara tant qu’on y était. Ethan se flagella mentalement avant de laisser une main rageuse déstructurer ses cheveux. Il allait l’ouvrir cette fichue porte et le plus tôt sera le mieux. Son chaton l’encouragea d’un miaulement enthousiaste et c’est en rigolant qu’Ethan accueillit son invité.

« - Bonjour Maddox. Entre, je t’en prie. »

Il s’effaça, laissant l’homme franchir le seuil. Parfait gentleman anglais. A le voir, on aurait jamais cru qu’il avait vécu dans les bas quartiers londoniens. Son boulot l’avait mis à bonne école dès son plus jeune âge. Ne savoir ni lire ni écrire mais connaitre toutes les finesses de l'étiquette. Curieux paradoxe mais certainement pas le dernier. Lucky lui mordilla le doigt et Ethan le reposa par terre le regardant courir partout et priant intérieurement pour qu’il laisse un ordre approximatif.

« - Mets-toi à l’aise. »

Sourire à l’appui, il tendit le bras, attendant que Maddox se débarrasse de son manteau.


_________________

Ce jour où l'on découvre que l'on n'est pas aimé de tout le monde. Qu'on ne le sera jamais, quelques efforts que l'on déploie, et même qu'on répugnera à certaines personnes. Qu'elles nous vomiront.

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D. Woody Knox

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MessageSujet: Re: Perhaps Perhaps Perhaps ☂ Maddox   Perhaps Perhaps Perhaps ☂ Maddox EmptyDim 26 Jan 2014 - 22:05


just a little more.


I'm creeping my way out so you can see me, I'm crawling my way around 1,000 cities. You all stop and stare, I don't need your pity. I'm living my life in this hell.

Tu étais invité. Ce n’était pas quelque chose qui t’arrivait tous les jours, tout aussi adorable avec le commun des mortels puisses-tu être ; tu avais plutôt pour habitude de te retrouver l’invité de dernière minute, qu’on ne veut simplement plus lâcher. Ou alors, lorsqu’il s’agissait de Phoenix, de celui qui se ramenait sans y avoir été convié. Toi, à l’inverse, tu n’accueillais jamais personne chez toi, aussi étrange que cela puisse paraître. C’était ton sanctuaire, ta propriété privée. Le seul endroit où tu ne te forçais pas à être cet homme souriant et poli, galant, et presque trop parfait pour être vrai. Certains n’arrivaient alors pas à te trouver de défauts ; et pourtant, il y en avait sans arrêt. Tu prenais garde à ce que ce masque ne soit pas parfait, à ce que tes apparences ne soient pas celles du gentleman aguerri, qui ne loupait pas la moindre occasion pour se faire aimer. Tu étais un concentré d’imperfections, une fois cette doucereuse apparence volatilisée ; ton travail sur toi était fait pour en gommer certaines, et te faire apparaître comme normal. C’était épuisant. Et, aussi long que cela aurait pu être discuté, tu faisais autant semblant face à Phoenix que face aux autres. Sans quoi, ton souffre-douleur se serait déjà plaint à la police, bien malgré sa soumission. Tu jouais alors un autre genre de comédie ; mais une comédie quand même. Malsain. Tu l’étais. Réellement. Mais chez toi, tu étais simplement toi. Tu ne te prenais plus la tête. Si tu souriais, c’était que quelque chose était parvenu à réellement t’amuser. Mais tu n’avais pas les mêmes distractions que le commun des mortels. Tu n’étais pas normal, sans quoi il n’aurait servi à rien de t’échiner à cette mascarade. Tu préférais que la réalité reste cloîtrée entre les murs de ton appartement. Que personne ne rentre, que ce soit ton jardin secret. Et, plus que cela même, tu en avais désespérément besoin. Les gens ne comprenaient pas ce que c’était, de ne jamais être soi. Ceux dont la vie n’était plus qu’une plaie suintante mais qui continuaient à sourire en avaient peut-être une petite idée ; pour autant, ils ne savaient pas vraiment. Ils affichaient juste leur bon côté, à longueur de journée, pour qu’on ne s’inquiète pas. Mais toi, tu n’avais pas de bon côté. Toi, tu avais été obligé de l’inventer. Et c’était encore plus difficile. Inimaginable.

Mais, ce soir, tu n’étais pas particulièrement anxieux, à l’idée de devoir faire semblant pour toute la durée d’un repas. D’abord, parce que tu étais réellement satisfait à l’idée de pouvoir t’empiffrer de mets savoureux, même s’il fallait pour cela renier ta solitude. Ensuite, parce que tu ne détestais pas foncièrement Ethan, et que tu appréciais même passer du temps avec lui, quelquefois. Il ne te prenait pas particulièrement la tête, et il était respectueux ; bénéfice complet pour toi, lorsqu’on te connaissait un peu plus en profondeur. Et puis, pour terminer, parce qu’il fallait avouer que vingt ans à jouer la comédie, ça devient presque une seconde peau, à la longue, et que tu n’avais plus à réfléchir pour sourire, et discuter ; en bref, paraître normal, même en tête-à-tête. Bien sûr, tu avais toujours cette petite pointe de bizarrerie, ce côté loufoque qui pourtant était relativement apprécié. Ça faisait partie du jeu, et tu ne pouvais pas entièrement te renier. Mais il était relativement dosé, et donc accepté. C’était le deal, pour rentrer dans la société. Et tu avais serré cette poignée de main, doigts croisés dans le dos certes, mais en pleine connaissance de cause. En attendant d’être chez toi, tu continuais à être l’un des acteurs du théâtre humain, et pas des moins bons ; l’on t’aurait décerné un oscar pour ta prestation, si elle n’avait pas été si secrète. Tu ne savais combien de temps cette soirée durerait, mais tu étais relativement léger, ce soir-là ; ainsi donc, la supporter serait bien moins compliqué.

Tu arrives devant la porte de son appartement, ainsi que convenu. Tu n’es pas en retard ; loin sans faux. Peut-être aurais-tu même une petite dizaine de minutes d’avance. Tant pis. Comme dit le dicton, être en avance, c’est être à l’heure ; être à l’heure, c’est déjà être en retard. Soudain, debout devant cette porte, tu doutes de ta tenue. Tu n’as pas sorti le costard-cravate, ni le nœud papillon, bien loin de là. Une chemise simple, un pantalon noir tout bête mais élégant, tes chaussures quelque peu habillées tout de même, en cuir, et ta veste de cuir également. Mais peut-être que ce n’est pas assez chic. Peut-être qu’Ethan s’attendait à ce que tu revêtes quelque chose de plus … Habillé. Hm. Un petit coup d’œil à ta tenue. Tu sors tes mains de tes poches. Non. Tu es très bien comme ça. Et puis, si ça ne lui convenait pas, tu t’excuserais ; comme tu savais si bien le faire. Tu redressas le menton, et cognas quelques coups brefs contre le battant de bois. Un coup d’œil t’informa de la présence d’une sonnette, que tu enfonças. Au cas où. Tu remarquais alors ô combien insistant cela aurait pu paraître, mais tu haussais les épaules. Tant pis, là encore. Si tu venais en arborant certes ton habituel masque de sympathie et de frivolité, tu n’étais pas non plus censé jouer les gars parfaits. Ça n’aurait eu aucun sens. Surtout envers quelqu’un que tu ne connaissais que peu.

Lorsqu’il t’ouvrit, tu lui décochas un large sourire, charmant et amusé. « Salut. » Il était plus poli que toi. Mais tu n’avais pas envie de passer une soirée de cul-serrés, alors tu t’efforçais de rester le plus détendu et le moins formel possible. Cela n’empêchait pas Ethan de rigoler gentiment, et sympathiquement. « Merci. » lâchas-tu en rentrant dans le petit appartement. Tu regardas le petit félin noir gambader partout autour de toi, ton sourire s’élargissant encore davantage. En un zip, ta fermeture éclair fut défaite, et tu pus te pencher plus facilement pour donner ta main au petit animal, visiblement plutôt énergique. Tu le laissas sautiller pour tenter d’attraper ta main, deux secondes tout au plus, avant de te redresser vers Ethan. Tu ne savais quelle convenance adopter. Lui serrer la main ? Lui sourire simplement ? L’étreindre, peut-être ? Aussi, face à l’indécision qui s’empara de toi, tu décidais de ne rien tenter. De ne rien faire de stupide, donc. Tu te débarrassais de ta veste, et la lui tendais, sans te départir de ce sourire si franc et si chaleureux. « Je garde mes chaussures ou tu préfères que je les enlève ? J’ai pas envie de salir ton appart’. » Un regard autour de toi.

C’était sympa. Et bien décoré. Ce petit avait du goût. Enfin, petit. Il avait ton âge, tout de même. « C’est sympa chez toi. » Tu n’arrivais pas à te défaire de ce regard curieux et un peu rêveur. Le chaton revint cependant agripper le bas de ton pantalon, faire crisser le tissu du bout de ses petites griffes. Et tu lui souris, simple. « Comment il s’appelle ? … Elle, peut-être ? » Tu te penchas. Tu le fis à nouveau jouer avec tes mains. « Il doit sentir le chien. » Il doit sentir Alabama, voulais-tu dire. Tu essayais de faire la conversation, bien que banale pour le moment.

Après tout, n’était-ce pas ce que les gens faisaient, lors d’une soirée comme celle-ci ?

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Ethan I. Fisher

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MessageSujet: Re: Perhaps Perhaps Perhaps ☂ Maddox   Perhaps Perhaps Perhaps ☂ Maddox EmptyMar 4 Fév 2014 - 17:43


Perhaps, Perhaps, Perhaps.
I do not know anymore what I am, what I do. One moment I'm on fire, the next moment I am cold as ice. At the very mention of love, of delight, I am greatly troubled, my heart stirs within my chest. It compels me to speak of love
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Poli, trop poli même. Il avait fallu que Maddox ouvre la bouche pour qu’il s’en rende compte. Mais cela était plus fort que lui, un reflex instinctif. Ethan portait la galanterie et autres politesses comme on porte une armure. Une distance entre lui et le monde qui l’empêchait d’être blessé à nouveau. Cela lui avait souvent valu d’être décrit comme quelqu’un de froid, voire pédant quelquefois. Tout ce qu’il n’était pas en somme, mais qu’il semblait être. Toute la nuance résidant dans le mot « sembler ». Depuis quelques années il avait pourtant travaillé sur lui, essayé de s’ouvrir aux autres. Chose plus facile à dire qu’à faire. Mais il essayait. Avec succès même. Il avait rencontré Timothy, un allié, un autre perturbé vous diraient les mauvaises langues. Cela faisait du bien d’avoir quelqu’un sur qui se reposer. D’autant plus que cela rassurait Carrie, détail certes mais pas des moindres. Pour les autres, il gardait les belles apparences. Lourdes à porter parfois, mais ô combien pratiques. Sauvegardez les apparences et personne n’aura envie de creuser plus profond. Et suivant cette idée, Ethan cachait ses fragilités sous une bonne dose de politesse. Une mesure de sécurité qui tel un pare-feu s’activait au moindre signe de nervosité. Même lorsqu’elle n’était pas vraiment recommandée. Comme maintenant en somme. Et alors que l’attention de Maddox était sur Lucky, Ethan se permit de lever les yeux en l’air. Faut te détendre mec. Mnn. Facile à dire encore. Une chose est sûr, il n’allait pas s’exaspérer toute la soirée. Car s’il s’énervait déjà lui-même, autant ne pas parler de son invité. Cet invité qui avait l’air de mettre ses émotions sans dessus-dessous. Il avait essayé de comprendre. Cela n’avait duré que les premières fois. Il avait fini par abandonner, faute d’une réserve en aspirine suffisante. Maddox était un mystère pour lui. Et sa petite voix intérieure lui soufflait qu’il ne fallait mieux pas creuser.

Maddox tendit sa veste et le temps sembla se suspendre entre deux sourires. Un quidam aurait pu qualifier ce flottement de malaise. Mais pas Ethan, sa tête était assez remplie pour qu’il n’y prête même pas attention. Il se contenta de se retourner pour la ranger sur un cintre et profita pour prendre une bonne résolution : agir normalement. Rien que d’y penser ça le faisait rire. Normalement. Comme s’il avait déjà pu paraître normal une seule fois dans sa vie. La réalité aurait voulu qu’il revoie ses prétentions à la baisse. Bon, s’il pouvait éviter toute bizarrerie ce serait déjà pas mal. Il ne restait donc plus qu’à prier pour qu’aucun couvert ne se croisse. Oserait-on croiser les doigts ?

« - Ne te prends pas la tête avec ça. La femme de ménage passe demain. »

D’autant plus qu’il avait lui-même ses chaussures aux pieds. Il ne se posait jamais la question. Il passait plus de temps au restaurant que dans son propre appartement. Un bourreau du travail ? Il l’assumait. Perdu à Stonehaven, loin de Londres, loin des siens, il ne voyait pas quoi faire de ses journées. Quand on fait ce qu’on aime, on ne compte pas. Surtout quand on est payé pour cela. Mais il ne voulait pas rentrer tous les soirs dans un taudis. C’est pour cette raison qu’il avait engagé quelqu’un. Tout restait propre, son lit changé, ses vêtements repassés, ses costumes portés au pressing. Il ne s’occupait que de la cuisine, son sanctuaire. Il n’aurait laissé personne s’en approcher sans surveillance. Même pas sa femme de ménage qui à la longue était devenu bien plus que cela. Oserait-il dire qu’elle était un peu comme un ange gardien ? Elle l’avait si vite compris. Naturellement, elle s’était mise à lui faciliter la vie sans qu’il n’ait à prononcer le moindre mot. Comme ces fois où elle lui expliquait son courrier qu’elle avait préalablement trié. Il ne lui avait jamais dit qu’il éprouvait des difficultés à lire. Mais elle l’avait compris. Le fait qu’il ne possède aucun livre de cuisine devait sans doute être un bon indice.  

« - Merci. Le bâtiment y est pour beaucoup. »

Ethan aurait pu lui parler des heures de cette maison de maître qui l’avait captivé dès les premiers  instants. Mais ce n’était pas le moment pour se lancer dans de grandes conversations. Et encore moins sur de l’architecture. Alors il s’abstient. Plus tard peut-être, si le sujet revenait. Mais il ne put s’empêcher de se remémorer la première fois qu’il avait posé un pied dans ce loft, Kate à ses cotés. Il ne voulait pas louer, c’était une bien trop grosse dépense. Mais elle n’était pas d’accord.  Il était temps qu’il profite, qu’il vive pour lui. Et soyons honnête, le loyer il avait plus que les moyens de se le payer. Cependant, Ethan avait toujours été réticent à dépenser son argent en chose qu’il jugeait futile. Il vous faut plus que quelques années pour vous déshabituer d’une vie de privation. Mais sa mère avait une force de persuasion capable de renverser des montagnes. Et comme elle disait si bien : s’il culpabilisait de trop, il n’avait qu’à se priver d’un ou deux costumes hors de prix.

Maddox continuait à regarder autour de lui. Ethan savait que c’était inévitable. Inviter quelqu’un chez soi c’est comme se mettre à nu d’une certaine façon. Il le savait, mais ne pouvait s’empêcher de ressentir une certaine gêne. C’était bien la raison pour laquelle il évitait de faire entrer du monde chez lui. Normalement. Ethan eu une nouvelle envie de rire. Il l’avait senti dès le matin qu’aujourd’hui n’était pas une journée normale. Loin de là même. Il se mordit la lèvre afin de refréner son rire. Maddox allait finir par le prendre pour un fou à rire sans cesse. C’est vrai que pour de nombreuses personnes il l’était. Mais si son invité pouvait ne pas rentrer dans cette catégorie, cela l’arrangerait grandement. Heureusement, Lucky lui fournissait un prétexte pour son hilarité. Brave petit chat.

« - Il. Son nom est Lucky. »

Un instant, Ethan se demanda s’il devait reprendre son chat. Qu’il détruise un pantalon n’était pas la meilleure façon de commencer la soirée. Mais Maddox réagit plus vite que lui. Loin d’être importuné, il s’agenouilla pour jouer. A ça s’il voulait jouer, il n’allait plus le lâcher. Lucky, d’habitude si craintif avec les étrangers, paraissait complètement apprivoisé. Tel maitre, tel chat. Maddox devait certainement avoir un truc. Après tout, il faisait un peu dans la psychologie . . . Non ?

« - Peut-être bien. Mais fais attention, si tu continues il ne va plus vouloir te lâcher. »

Ethan termina sa phrase d’un sourire malicieux avant d’avancer. Elle était bien sympa son entrée, mais ils n’allaient pas y rester ad vitam aetenam non plus. Il avait prévu autre chose. Et bien qu’il ne soit pas un maniaque de l’organisation, il avait à cœur de bien recevoir. D’autant plus qu’il le faisait rarement à titre personnel. Il vérifiait d’un regard que Maddox le suivait bien, avant de lui indiquer le salon. Une façon dérivée de lui dire de faire comme chez lui. Chose qui, à l’avis d’Ethan, ne devrait pas trop poser de problème.

«  - Dis-moi ce que tu souhaites boire. J’ai pas mal de choses en réserve. On devrait sûrement y trouver ton bonheur. »

Il ne fallait pas perdre de vue que Maddox était venu pour manger. Mais rien ne presse et ne dit-on pas qu’un verre aide à détendre l’atmosphère ? Si c'est le cas, les nerfs d'Ethan en avaient besoin.

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MessageSujet: Re: Perhaps Perhaps Perhaps ☂ Maddox   Perhaps Perhaps Perhaps ☂ Maddox EmptyDim 9 Fév 2014 - 21:02


just a little more.


I'm creeping my way out so you can see me, I'm crawling my way around 1,000 cities. You all stop and stare, I don't need your pity. I'm living my life in this hell.

Être ici te plaisait. Tu n’aurais su te l’expliquer, et aurais bien été incapable d’en témoigner à quelqu’un d’autre. Pourtant, c’était la vérité. Tu appréciais la compagnie d’Ethan. Peut-être parce qu’au fond de toi, l’animal que tu pouvais être le sentait à sa merci. Tu tentais de ne pas t’en rendre compte, et de ne pas juger les gens sur ce genre de critère ; le degré de soumission de chacun était différent dans n’importe laquelle de ses relations, et tu étais bien placé pour le savoir. Phoenix en était ton plus bel exemple ; soumis à toi mais, tu le savais, bien plus dominant envers certains autres. Et tu avais bien l’occasion d’observer à loisir d’autres spécimens. Tu étais curieux. Curieux de tout. Et ta soif de savoir sur les comportements humains relevait de l’obsession.

C’était étrange. Cette manière qu’il avait de te recevoir, comme si tu avais été quelqu’un d’éminent. Et si une part de toi appréciait cela, une autre ne pouvait s’empêcher d’en être lassée. Tu n’avais rien de quelqu’un d’important, ou de quelqu’un souhaitant être traité comme un roi. C’était certes toujours agréable, mais tu étais là pour passer une soirée tranquille, et non te prendre la tête sans véritable raison apparente. Baissé, tu laissais le petit chat mordiller tes doigts sans trop te préoccuper de ce qu’il pouvait te faire. Tu ne craignais pas particulièrement les morsures, celles d’Alabama étant généralement bien plus fortes. Ta chienne aimait jouer, c’était indéniable ; d’ailleurs, tu ne pouvais t’empêcher de lui donner ta main, de temps à autre. Elle adorait tes doigts. Petite, déjà. Et maintenant, toujours. Parfois, elle se contentait d’y laisser son museau. À d’autres moments, elle les mordillait. Tu t’étais déjà fait avoir, alors qu’elle ne contrôlait pas sa force. Mais ce chaton ne te faisait pour le moment pas grand mal, lui. Tu lui souriais, le laissais tapoter ta main du bout de ses petites pattes légèrement griffues. « Ça ne me dérange pas. J’aime bien les chats. » Ce n’était pas un mensonge. Ce n’était pas non plus une stricte vérité. Certaines de ces bestioles te refilaient des envies de meurtre. Pourtant, ton sourire resta immobile sur tes traits fins. Pour Ethan, tu aimais les chats. En vérité, tu préférais les chiens. Et ce n’était d’ailleurs pas pour rien que tu en avais un. Mais disons qu’il valait mieux, parfois, taire ce genre de choses. Disons également qu’il y avait peu de chances qu’Ethan t’offrît un chat, maintenant ou dans deux ans. Disons aussi que tu étais sûrement tranquille sur ce point, et qu’une petite déformation de vérité ne ferait pas grande différence sur ta vie, pour ce qu’il en était déjà.

Tu étais un mensonge ambulant. Mais ça, peu le savaient. Tu te contentais d’afficher des sourires sympathiques et appréciés, et d’être ce que les gens voulaient que tu sois. Bien entendu, les exigences étaient diverses et variées, et tu n’avais pas autant d’aspects de ta personnalité ; tu étais de ces hommes ayant réussi à façonner leur palette de couleurs de telle sorte qu’ils pouvaient rentrer dans n’importe quel moule sans choquer quiconque. Tu étais plus ou moins à l’aise dans certaines situations, bien entendu, mais il n’y avait pas une seule d’entre elles dans laquelle tu ne pouvais mettre les pieds, ou te trouver à ta place. On ne te voyait peut-être pas fait pour la violence, ou la pègre, mais une fois que l’on t’avait vu cogner un sac de boxe, l’on changeait en général bien vite d’avis. Ta hargne n’avait d’égale que la folie qui te rongeait, mais dont personne ne savait rien. Tu savais jouer tes cartes à la perfection ; tu tenais les atouts dans ta manche, et tu ne trichais même pas, simplement conscient que le moindre de tes gestes était étudié, et que tu ne devais pas faire d’erreur, sous peine de trahir tout le jeu que tu t’étais échiné à monter.

Lorsqu’Ethan prit le chemin du salon, tu le suivis, te redressant. Lucky resta sur tes talons, et tu ne pus t’empêcher de lui lâcher un léger sourire. Tu n’aimais peut-être pas tous les chats, mais celui-ci était particulièrement mignon, et tu te devais de l’admettre. Tu regardais encore une fois autour de toi, appréciant la simplicité et la modestie des lieux. Ethan avait du goût, et même si ce n’était pas nécessairement ce que tu aurais fait de cet appartement, tu ne pouvais en aucun cas lui reprocher son agencement. Il semblait être d’une minutie certaine, organisé. Et tu commençais à apprécier cela.

« Un verre d’eau, ce sera parfait. » Tu lui lâches un sourire sincère et sympathique. Pour le moment, tu n’as pas spécialement l’envie ni le besoin d’ingurgiter de l’alcool. Tu te contentes de te réchauffer de l’ambiance de cet appartement, et de la serviabilité de ton hôte. Tu n’avais jamais eu des goûts hors de prix, malgré les tendances plutôt aisées de tes parents — et ce n’était pas peu dire, au vu de l’emploi de ton géniteur. Tu n’avais jamais vécu dans le besoin, mais jamais non plus tu n’avais été poussé à consommer dans l’excès. Tu étais simple, et cela faisait partie de ton charme. « Je boirai plus diversifié à table. Enfin, en fonction de ce que tu proposes, bien entendu. » Tu glissais tes mains au fond de tes poches, ne pouvant t’empêcher de te promener dans la pièce principale de l’appartement. Sur un meuble, tu aperçus quelques cadres. Tu t’approchas, les regardas d’un œil simplement curieux. Tu ne lui demandas pourtant pas de qui il pouvait bien s’agir ; tu avais peur que la curiosité ne soit encore déplacée. Vous ne vous connaissiez pas depuis si longtemps que ça, et tu ne savais pas grand chose de lui. Tu misais sur cette soirée pour apprendre à le connaître davantage, mais ce n’était pas pour cette raison que tu devais l’interroger sur des clichés personnels dès maintenant.

Tu lui fis à nouveau face, le visage éclairé d’un sourire aussi simple que franc. Aussi simple qu’il pouvait mentir sur ta véritable personnalité. « Tu as passé une bonne journée, sinon ? » Tu te souciais des convenances. Tu avais appris, avec les années, ce qu’il convenait de dire dans une soirée civilisée, et tu n’avais donc pas la moindre appréhension sur ce qui allait se jouer ce soir. Il en fallait beaucoup pour te surprendre. Et, d’ailleurs, ça ne te mettait généralement pas à ton meilleur profil, contrairement à ce que l’on aurait pu croire.

Mais tu ne te faisais pas de soucis. Après tout, Ethan était poli, civilisé, gentil.
Il y avait peu de chances pour qu’il se perde et se confonde en paroles dérangeantes, n’est-ce pas ?

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MessageSujet: Re: Perhaps Perhaps Perhaps ☂ Maddox   Perhaps Perhaps Perhaps ☂ Maddox EmptyJeu 13 Fév 2014 - 15:22


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I do not know anymore what I am, what I do. One moment I'm on fire, the next moment I am cold as ice. At the very mention of love, of delight, I am greatly troubled, my heart stirs within my chest. It compels me to speak of love
A desire I cannot explain.

Ethan prenait la direction du bar où il collectionnait une fortune en liquide avant d’entendre que son invité voulait de l’eau. De l’eau pour un apéritif ? C’était pour le moins original. A moins que cela ne soit une blague ? Il se retourna sur Maddox qui lui adressait un sourire. Il semblerait que non. Ce sera donc de l’eau pour ce monsieur. Mais pour lui ? . . . Rien à faire, un apéritif à l’eau pour Ethan n’était pas un véritable apéritif. Cela n’était pas une question d’alcool. Il appréciait autant une bonne bouteille qu’un cocktail sans alcool. Il avait toujours vu les apéritifs comme l’occasion de boire quelque chose sortant de l’ordinaire en bonne compagnie. Peut-être est-ce le fait d’évoluer dans la gastronomie ? Il adorait les produits d’exception qu’il soit liquide ou solide. Boire de l’alcool pour le principe de boire de l’alcool ne lui apportait rien. Mais de l’eau ? Cela ne collait pas vraiment à sa conception. A moins peut-être que les eaux minérales aient leur grand cru ? Ethan sourit avant de sortir une bouteille de cognac Louis XIII de l’armoire. Avant Maddox, une seule personne lui demandait constamment de l’eau peu importe la finesse des mets qu’il lui concoctait. Sa mère et son éternel excuse du nombre de calorie que représentait ses alcools hors de prix. Cela l’étonnerait que Maddox soit au régime par contre.

« - Eau fraîche ou tempérée ? »

Question de routine. Il se saisit de deux verres avant d’y verser leur liquide respectif. Tout à sa tâche, il comprit que Maddox ne ferait pas toute sa soirée à l’eau. Tant mieux, à boire seul il se serait fait l’impression d’un alcoolique. Rangeant les bouteilles, Ethan se permit un coup d’œil à ses casseroles. Telle une matrone avec ses enfants, il n’aimait pas les laisser sans surveillance de peur que quelque chose aille de travers. Pas d’odeur de brulé cependant. La cuisson semblait réglée comme du papier à musique. Une bonne chose en perspective.

« - Ça, c’est la surprise du chef !»

Ethan lui adressa un sourire rieur. Chef, il l’était que dans sa propre cuisine . . . pour l’instant. Mais que ce terme sonnait bien à son oreille. C’était un peu comme un avant gout de son rêve : Un restaurant à son nom en plein Londres. Il s’y voyait déjà. Il se saisit des deux verres et retourna dans le salon. Maddox semblait être en train d’en faire le tour du propriétaire. Logique. Là où Ethan aurait été intimidé, il était curieux. Pas trop néanmoins, il le voyait survoler les photos sans poser de questions. Elles avaient pourtant soulevé des interrogations. On ne savait quelles conclusions tiré de ces clichés sous fond de paysages londoniens. Sur l’une d’elles une grande rousse d’âge mure en robe de soirée enlaçait le cuisinier en costume, un bouquet de fleur à la main : souvenir d’une soirée à l’Opéra pour l’anniversaire de sa mère. Carmen résonnait encore à ses oreilles. Un peu plus loin, une petite fille aux nattes rousses se chamaillait avec celui qui semblait être son petit frère sous une pluie de neige. Un hiver à Hyde Park peu de temps après que son déchet de beau-père ait quitté sa mère. Edward venait à peine d’apprendre à marcher. Était-ce ses enfants, sa mère, ses frères et sœurs, sa femme ? Presque toute personne ayant mis les pieds dans le loft s’était posé la question. Le mystère ne durait jamais bien longtemps mais Ethan s’amusait de voir l’hésitation de ses rares invités. Une fête dans ce qui ressemblait à un restaurant de luxe vide. Une remise de diplôme, une jeune rousse riant de toutes ses dents sur les épaules d’un garçon, version plus âgée de ce qu’aurait pu devenir celui de la deuxième photo. Quelques images d’un Londres figé en noir et blanc. Et plus récente, posée contre un cadre, le polaroïd d’un trio : Ethan, Ninel et Timothy. Premier souvenir de sa vie à Stonehaven et seul signe que le jeune homme y vivait depuis plus d’un an.  

Maddox revient vers lui et Ethan lui tendit son verre. Ayant de quoi s’occuper les mains il se sentait nettement plus détendu. Et son invité continuait sur les banalités d’usage. Il régnait une ambiance décontracté alors qu’il s’asseyait dans un des fauteuils devant la cheminée. S’il avait passé une bonne journée ? Une nouvelle envie de rire. Ethan riait pour un rien. Il s’imaginait l’expression qu’aurait l’homme s’il savait qu’il s’était pris la tête avec cette soirée tout le temps qu’il n’avait pas passé derrière les fourneaux. Il s’en irait en courant certainement. Il faut dire qu’il y aurait alors de quoi rire.

« - La routine. Mes journées sont un peu métro-boulot-dodo. Mais je ne suis jamais aussi heureux que dans une cuisine. Mes subordonnés aiment à dire que je suis une cause perdue. »

Peut-être ont-ils raison ? Mais il avait sa cuisine comme d’autres ont leur héroïne. Il était tout simplement accro. Comme toute dépendance, y succomber avait le don de l’apaiser. C’était une addiction comme une autre mais personne ne s’était penché sur une quelconque méthode de désintoxication. Pas assez nocif pour la santé sûrement ou trop peu répandu. Quoiqu’il en soit, Ethan ne risquait rien si ce n’est une prise de poids. De ce coté là, il prenait la peine de faire assez de sport que pour pouvoir toujours rentrer dans ses costumes.

Il n’avait véritablement répondu à la question. Mais après tout, cela changeait des réponses d’usage. Un simple oui et toi, avait le gout d’une réponse apprise par cœur. Celle qu’on donnait souvent, même quand cela n’allait pas. Elle avait le don d’éviter qu’on nous pose trop de question. Celles qui suivent automatiquement un non.

« - Et toi, ta journée ? Tu as trouvé de quoi satisfaire ta curiosité ? »

Si ses souvenirs étaient bons Maddox étudiait les comportements. Ethan avait parfois eu l’impression qu’il décortiquait les mouvements les plus anodins. Toutefois, il se demandait si le fait de savoir Maddox docteur en étude comportemental n’influençait pas son jugement. Il préférait ne pas y penser. La simple idée de se savoir étudier avait de quoi vous glacer d’effroi. D’autant plus qu’il était certain de faire un excellent sujet d’étude dans la catégorie névrosé. Chose qui resterait longtemps inconnue, du moins il aimait le penser.

Tout en parlant, Ethan fit machinalement tourner son cognac dans son verre à vin. Il admira sa couleur ambrée avant de finir par y tremper ses lèvres. Un délice. Un cognac Louis XIII vous réservait rarement de mauvaise surprise. Comme cette soirée ?

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Ce jour où l'on découvre que l'on n'est pas aimé de tout le monde. Qu'on ne le sera jamais, quelques efforts que l'on déploie, et même qu'on répugnera à certaines personnes. Qu'elles nous vomiront.

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