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 Say it with Flowers

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Terrence Everett

Terrence Everett

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MessageSujet: Say it with Flowers   Say it with Flowers EmptyMar 28 Jan 2014 - 16:07


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Si la vie te donne des citrons, fais une limonade. C'était un adage qui lui plaisait bien. Mais c'était surtout que récemment, la vie avait un gout amer dont Terrence se serait bien passé. Ce n'était pas cette ville, ça n'était la faute de personne aussi il ne pouvait s'en prendre qu'à lui même. Et ne compter que sur lui pour espérer la faire tourner à son avantage.

Ces derniers temps, Terrence ne comprenait pas. D'où venaient ces cernes ? Ce teint morne ? Il monopolisait la salle de bain plus de vingts minutes tous les matins et des coups sur la porte le lui rappelaient. Il finissait de s'habiller et laissait entrer une de ses grandes sœurs en trombe sous des reproches mêlés de cris de panique. Lui il n'était pas en retard. Il venait de perdre son job. Ainsi plusieurs jours il trainait chez lui, errant entre le canapé et sa chambre comme un molusque tout juste vertébré et surtout, il scrutait son telephone encore et encore. Comme si le regarder avec insistance allait le faire sonner. Il attendait un appel de Charley. Celui ci lui avait annoncé qu'il allait se chercher un appartement, et s'en était suivi la plus grande distance entre deux battements de coeur qu'il avait connu. Du moins depuis qu'il l'avait su mort. Puis revivant. Il allait enménager seul ? Son Charley ? Amnésique et paumé comme il était, il ne pourrai jamais se débrouiller ! Et comment est-ce qu'il pourrait squatter chez lui et l'obliger à lui parler s'il ne pouvait plus escalader l'arbre et rentrer par la fenêtre ? Les tentatives d'effraction en centre ville c'était autre chose.

Et puis, il avait trouvé : il lui fallait un nouveau job, un revenu, pour lui aussi trouver un appartement ! Peut être même qu'il pourrait lui demander d'être son colocataire après tout. Il était hors de question de rester dans l'attente, surtout que son petit salaire de baby sitter payait tout juste les cours de théatre qu'il prenait, ça ne suffirait pas à survivre ou à payer un loyer, même un demi. Alors il s'était mis en quête de n'importe quoi. La pluspart des personnels de boutiques et autres bars restaurants étaient au complet, même le Dipper's et sa terrifiante propriétaire que Terrence adorait titiller l'avait renvoyé voir ailleurs ou l'herbe est plus verte. Heureusement, grâce à ses connaissances et très certainement son sourire il avait obtenu le renseignement qui lui fallait.

Il changeait souvent de petit boulot et ne rechignait pas à la tâche lorsqu'il s'agissait de passer des entretiens pour s'en trouver un nouveau. Il voulait être acteur, normalement. Aussi endosser un maximum d'identité ne le rebutait pas le moins du monde. C'était toujours de nouvelles découvertes, de nouvelles rencontres et il brisait le quotidien, ça il ne pouvait pas dire le contraire. S'il était question de limonade, Terry était le chef. Il n'avait pas eu une enfance si facile, même si lui même la qualifiait de dorée. Il avait des soeurs d'enfer, deux tantes qui prenaient soin de lui le petit dernier le seul garçon de la famille. Il avait une passion qui l'animait chaque jour et encore de l'espoir de recoller les morceaux entre lui et Charley Cavendish. Il commencerait petit. Décrocher ce job avait été le début parfait !

" Terrence, dis moi... Terry ? Tu peux aller me chercher les hortensias qui sont dehors, c'est pour Miss Tatcher. Il parait que celles de son parterre sont déjà fanées ! "

Il fut tiré de ses rêveries par son adorable et jolie patronne, Daphné Valerian. Il lui était tellement reconnaissant de l'avoir engagé qu'il ne comptait ni ses heures, ni ses efforts. Il connaissait un super livreur qui ferait l'affaire pour ces fleurs là, même s'il avait l'impression que les fleurs de la propriétaire du Dipper's avaient tendance à avoir une fin précoce, il n'en disait rien. Ce job lui plaisait énormément, quoi qu'on en dise. Il aimait dire bonjour, servir les autres, être aux petits soins pour tout le monde. Il aperçu un potentiel client qui hésitait près des bouquets, et sans plus attendre glissa à son attention.

" Bonjour ! N'hésitez pas si je peux vous aider, nous avons encore beaucoup de choix à l'intérieur de la boutique ! "

Il avait un grand sourire et malgré le fait qu'il ne voyait pas le visages de l'autre, sous sa capuche et emmitouflé dans une écharpe, il l'entendrait et ne pourrait pas se méprendre sur son intention d'accueil chaleureux. L'autre avait l'air particulièrement hésitant, même à s'approcher, aussi Terrence préféra l'approche plus subtile et pris comme prétexte d'arranger un bouquet non loin de là pour se montrer plus discret. Il apercevait le visage d'une certaine finesse, sous les couches de vêtement, et penchant la tête de côté pour mieux l'apercevoir ses boucles glissèrent sur son cuir chevelu. Il n'allait pas mentir, il adorait jouer avec.

" Vous voyez quelque chose qui vous plaît ?


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James Bannerman

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MessageSujet: Re: Say it with Flowers   Say it with Flowers EmptyJeu 30 Jan 2014 - 17:33


Le soleil a rendez vous avec la Luneuh
29 janvier 2014



Lorsqu’il avait ouvert les yeux ce matin-là, s’extirpant des limbes de sa mémoire avec difficulté, James s’était mis dans l’idée de faire quelque chose de bien. Égoïste et lâche comme pas permit, ce n’était pas une pensée habituelle dans son esprit tourmenté. Mais la blessure le taraudait psychosomatiquement depuis qu’il avait regardé Ninel s’éloigner de la camionnette de Loïs sans obtenir plus d’explications que des mensonges et des non-dits, et James savait pertinemment que les regrets n’allaient pas le lâcher de sitôt. Il n’irait certainement pas jusqu’à lui dire la vérité – il appréciait énormément la jeune fille mais ne pouvait se permettre de placer sa confiance en n’importe qui dans son état, cela relevait du suicide. Mais il lui devait des excuses.

Des excuses pour l’avoir tenu à l’écart d’un secret que Loïs n’avait fait que deviner (avant de s’acharner dessus avec la rigueur et la volonté d’un sale cabot entêté). Des excuses pour son comportement distant. Pour l’avoir prise pour une conne aussi, tout simplement. Après tout, Ninel aurait très bien pu s’en retourner voir Beth pour lui décrire en détail le fiasco de ce dimanche soir. Mais elle ne l’avait pas fait. Elle s’était contentée de reprendre son poste le lundi soir sans moufter. Échangeant à peine un regard avec James. Et le garçon s’était sentit troublé soudain sous le sérieux et la détermination de cette jeune fille. C’était un regard qu’il comprenait que trop bien, malgré sa rareté : Non, je ne te laisserais pas tomber.

Et pour toutes ces raisons, Ninel méritait quelque chose. S’il ne pouvait pas lui offrir son secret, il pouvait bien trouver quelque chose. Après tout, c’était une fille. Et malgré la rumeur générale, une fille c’était pas bien compliqué. Et il tenait à être à ses côtés d’une manière ou d’une autre. De pouvoir lui rendre ce regard parce que ça le gavait, que quelqu’un puisse être là pour lui sans qu’il puisse lui rendre la pareille. Ca lui rappelait que trop bien sa condition d’assisté social des premiers jours.

Il s’était donc dirigé vers la laverie pour son linge. Avait trainé dans la forêt plus pour balader et se vider la tête que par envie de prendre l’air. Avait attendu qu’il soit 14h pour diriger ses pas vers la ville. Et avait prit la direction du centre ville. Son service du mercredi était à 16h, et Ninel travaillerait. Ce qui signifiait qu’il avait deux heures devant lui pour trouver quelque chose. Dans sa poche, les 40 dernières livres de sa paye de lundi attendaient sagement d’être dépensé. Ne manquait plus qu’une boutique cadeaux, de chocolat ou une connerie du genre pour attraper le premier truc un peu rose et mignon qui y trainerait.

Simple comme bonjour.

Puis la teigneuse revint dans sa tête. Dépoussiéra son fauteuil de prédilection. Croisa les doigts mentalement. Et au lieu de lui sortir la ritournelle habituelle (Tu l’entends ?), devint Miss pratico-raisonnable.

Il ne pouvait pas lui permettre de lui offrir des chocolats, ça faisait grossir et peut-être qu’elle était allergique. S’il lui filait une bricole en plastique, elle allait peut-être croire qu’il se foutait de lui. Les mignons petits trucs avec des chatons, c’était bon pour les gamines (et Ninel était une femme, une jeune femme certes mais une femme). Néanmoins il ne pouvait pas lui offrir un bijou (il était pas son keum, fallait pas déconner). Ne restait que quoi ?

James commença à maugréer dans sa barbe en accélérant le pas. Quand la devanture d’un fleuriste lui attrapa le regard.

Dans sa tête, une ampoule grésillante tressauta.

Des fleurs !
Bordel à croire qu’il était sorti avec trop de mecs pour ne pas se rappeler des trucs basiques concernant les filles. Toutes les filles aimaient les fleurs ! Bon peut-être qu’elle était asthmatique (elle avait quand même une gueule de meuf fragile bonne à choper toutes les saloperies du coin) mais à ce rythme-là il était bon pour lui écrire un petit mot doux sur du papier rose senteur violette et ça, il ne pouvait pas. De toute façon, il faisait trop de fautes.

Il y avait du mouvement dans la boutique, et James y jeta un coup d’œil avant de s’approcher prudemment des pots de fleurs. Il y avait là assez de fleurs pour lui faire tourner la tête. Des rondes, des allongées, des blanches des roses des jaunes des rouges, des multicolores. Des trucs qu’il ne connaissait même pas, des trucs qu’il ne pensait pas voir autrement que dans des livres. Y’avait des plantes, des petits arbustes, et même dans un coin, des cactus.

James fronça les sourcils.

Qu’est ce que c’était que ces conneries ? Où se planquaient les roses ? Les bonnes vieilles roses, bien classiques, de téléfilm. Celles qui se vendent dans des petits paquets de papier froissé et qui sont toujours belles et pimpantes alors que le type tire une tête de six pieds de long ?

Un grognement étouffé jaillit de l’écharpe emmitouflée autour du bas de son visage. Et il rejeta légèrement la capuche en arrière pour dégager ses yeux.

Une silhouette franchit aussitôt le seuil de la boutique.

" Bonjour ! N'hésitez pas si je peux vous aider, nous avons encore beaucoup de choix à l'intérieur de la boutique ! "


James réprima un sursaut et un mouvement de recul. Tourna la tête en direction de l’inconnu. Attrapa au vol l’éclat miel de ses cheveux bouclés (sa nuance préférée). Et le suivit du regard en haussant une épaule.

A l’intérieur hein ? A tous les coups il lui faudrait s’aventurer dans des rayons à la con dans des odeurs de parfum ignobles. Il ne respirait peut-être pas mais les odeurs de toutes ces plantes filtraient à travers son écharpe jusqu’à empâter sa bouche. Une saveur plus amère que sucrée. James vint se frotter les yeux. S’approcha d’un pot de fleurs orangées qu’il ne reconnut pas. L’écriteau annonçait « Chrysanthèmes – 15£ ». Bah, c’était pas des roses mais ça ferait l’affaire non ?

"Vous voyez quelque chose qui vous plaît ?"


Bouclettes était de retour, en vendeur attentif et avisé. Du genre qui vous alpague si vous trainez trop dans le coin et se donne le genre meilleur ami pour vous conseiller le produit le plus cher. James choisit de garder son calme. Pointa un doigt sur les chrysanthèmes (chrizanfèmes ? Ca se prononçait comment ce truc ?).

« Ouais. J’voudrais ça. A emballer. Genre. Pour offrir quoi. … Et filez m'en un gros, je paierais un surplus »

Puis après une pause. Il rajouta de sa voix étouffée.

« S’vous plait merci. »





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Terrence Everett

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MessageSujet: Re: Say it with Flowers   Say it with Flowers EmptyJeu 30 Jan 2014 - 20:36

Voir une figure si pâle au milieu des fleurs outrageusement colorées eut pour résultat de faire ouvrir les yeux de Terrence ronds d'étonnement. Non seulement dans sa (récemment) boutique mais aussi dans ce quartier commerçant et un peu chic, le jeune homme qu'il avait fait sursauter détonnait énormément. Il n'était pas très loquace, en tout cas, et donnait du fil à retordre car généralement les clients savaient ce qu'ils voulaient ou étalaient leur vie en long en large et en travers pour ne finalement prendre qu'un bouquet simple. Peu importe lequel puisqu'ils n'y connaissaient rien, pour l'offrir à l'élu(e) de leur cœur pour se faire pardonner d'un retard, pour un anniversaire presque oublié aussi, pour un amour secret... Pour un ami ? Il en avait déjà reçu, de jolies danseuses quand il raccompagnait le petit qu'il babysittait à l'époque, ou quand lui même faisait du théâtre. De petites pièces, mais il y avait toujours quelqu'un avec une rose pour lui, il aimait l'attention qu'on lui portait.

Il avait la voix plus grave qu'il ne laissait paraître, ce garçon. Terrence qui n'était pas autant couvert à part d'un pull beige à grosses mailles et un tablier d'un vert outrancier faisait de son mieux pour reprendre son air de vendeur avisé lorsqu'il lui désigna du doigt la botte de Chrysanthème qui dépassait de son sceau. Il n'y connaissait pas grand chose en fleurs, Terrence, du moins pas avant d'avoir été engagé. Comme toujours, il avait remporté l'entretient et l'approbation de Daphné sa patronne avec sa tchatche et son sourire rayonnant plein de dents. Sa confiance en lui, aussi, il connaissait ses nombreux atouts par cœur et n'hésitait pas à se mettre en avant pour peu que ce soit nécessaire... ou non. Depuis il avait potassé les livres entre ses temps de transport en allant en cours ou le soir et appris les noms des plus belles par cœur, leur signification aussi. Parce que sinon pour lui depuis tojours une fleur qu'il fallait acheter était une jolie fleur. Rouge pour l'amour, tout le reste pour l'amitié. Celles ci par contre...

" ah... Mais c'est pour offrir ? A quelqu'un de mort ? Non parce que... vous savez, les Chrysanthèmes, c'est plutôt pour les tombes habituellement. Quoi qu'à Stonehaven on peut les offrir aux gens aussi, maintenant que j'y pense ! "

Il rit de sa propre blague, puis se mordit la lèvre à sa bêtise et prit un air contrit. Pour Terrence, être mort ne voulait pas dire grand chose. D'autant plus depuis que son meilleur ami Charley était passé par la case décès et lui était revenu tout cassé. Il oubliait régulièrement que ce n'était pas forcément le cas de tout le monde ici. Il n'avait pas l'impression que Charley en ait particulièrement souffert, quoi que comment le saurait-il, il n'avait jamais vraiment posé la question et s'en rendait compte un peu tard. Mais régulièrement il y avait des histoires aux infos, des faits divers et des politiciens qui parlaient de "mesures à prendre". Tout le monde n'aimait pas les revenants, et en parler à un client n'était peut être pas la meilleur solution pour son premier mois à l'essai chez Pushing Daisies. Il n'avait pas l'air de faire une tête ravie, celui ci. Aussi mignon qu'il fut pensa-t-il à part lui. Il préféra changer de sujet :

" Non... mais dites moi plutôt ! C'est pour quelqu'un de votre famille, quelqu'un que vous aimez ? Les fleurs racontent beaucoup de choses, pour peu qu'on se trompe vous pourriez avoir de sacrés embêtements ! Celles ci tenez par exemple. "

Il tira une botte de narcisses de leur coin haut perché, et lui tendit.

" Je les aime beaucoup, mais elles n'ont pas bonne réputation malheureusement. Il ne faudrait pas en mettre plus d'une ou deux dans un bouquet en décoration. "


Les reposant sur leur étagère sur la pointe des pieds et sans vraiment faire attention à la stupéfaction de son client, il entra dans le magasin sans douter qu'il le suivrait, et continua à expliquer sa science, pour ce que l'autre pouvait entendre.

" ... les roses, bien sur, indémodables , sauf les jaunes, pas très populaires bien sur mais même les rouges, si ça n'est pas votre fiancée mais votre belle mère... ça peut porter à confusion ! Non. Il y a les tulipes, les blanches par exemple lorsqu'on veut s'excuser, avec du mimosa..."

Il se tourna le visage ouvert les boucles bondissantes, à présent attentif et expectatif. Il avait du mal à déchiffrer l'air qui s'affichait à présent sur le visage du jeune homme qui se trouvait comme perdu au milieu de toute cette verdure odorante. Est-ce qu'il l'avait perdu en chemin ?

" Alors ? Vous avez trouvé votre bonheur ? "


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James Bannerman

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MessageSujet: Re: Say it with Flowers   Say it with Flowers EmptyJeu 30 Jan 2014 - 21:12


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29 janvier 2014



Et dire qu’il pensait s’en sortir aussi facilement. James ne se rendit même pas compte du regard étonné du vendeur. Trop occupé à fouiller dans ses poches pour racler l’argent et le compter. Il lui filerait 20£ et peut-être même un pourboire de 5 de plus s’il le servait sans engager la conversation. Malheureusement, c’était sans compter le professionnalisme de l’autre. Toujours prompt à discuter le choix du client, ou en tout cas, tenter de le conseiller. Plus tard, James le remercierait mentalement de sa directive autonome. Mais sur le moment, il se contenta de froncer les sourcils, d’un air proprement fermé. Voir même colérique. A entendre l’autre lui expliquer le sens des –

Attendez. Il a dit quoi là ?

Des fleurs de morts ?


James se crispa vivement. La signification tombant dans son oreille lourdement. Au point qu’il en rata entièrement la petite note informative de bouclettes en fin d’élocution. Il n’allait pas offrir des fleurs de morts à Ninel ! Non pas que ça serait insultant pour elle – ça ne lui serait même pas venu à l’idée de se vexer pour ce genre de conneries – mais parce qu’elle ne manquerait pas de faire des liens dans sa petite tête trop pleine. Et bonjour la catastrophe. Autant mettre un panneau indicateur signalant cadavre ambulant au-dessus de sa tête. James était peut-être un grand fan des sarcasmes et du cynisme, humour qu’il maitrisait et utilisait régulièrement. Mais il avait quand même ses limites, surtout quand ça consistait à protéger son cul.

D’un ton encore plus bas, il maugréa dans son écharpe.

« Bon ben pas ces trucs alors. Autre chose. Chais pas… Les violettes là, elles sont cools. »

Il allait quand même pas passer trois heures sur des. Des pâquerettes. Si ?

« Non... mais dites moi plutôt ! C'est pour quelqu'un de votre famille, quelqu'un que vous aimez ? »

« Ben euh. Non… c’est genre pour une fille quoi. »
« Les fleurs racontent beaucoup de choses, pour peu qu'on se trompe vous pourriez avoir de sacrés embêtements ! Celles ci tenez par exemple. »


Machinalement James suivit son regard. Les fleurs que l’autre lui montrait semblaient aussi correctes que le million de machins présents ici. Il ouvrit la bouche pour acquiescer quand le dialogue de l’autre, une fois encore coupa court à ses envies.

« Je les aime beaucoup, mais elles n'ont pas bonne réputation malheureusement. Il ne faudrait pas en mettre plus d'une ou deux dans un bouquet en décoration. »
« Okay okay j’en veux pas. Je veux un truc plus classique quoi. Genre des roses… »
« ... les roses, bien sûr, indémodables, sauf les jaunes, pas très populaires bien sûr mais même les rouges, si ça n'est pas votre fiancée mais votre belle-mère... ça peut porter à confusion ! Non. Il y a les tulipes, les blanches par exemple lorsqu'on veut s'excuser, avec du mimosa... »


Il était rentré dans la boutique. Si bien que le seul mot qui lui parvint distinctement fut celui des excuses. James hésita une dernière fois devant la devanture. Jeta un coup d’œil méfiant aux alentours. Avant de se précipiter sur ses talons, relevant la capuche. Il n’aimait définitivement pas se retrouver dans un magasin avec quelqu’un d’aussi… expansivement vivant. Ce type à veuchs au miel lui faisait l’effet d’un de ces piafs de jardinerie qui peut pas s’empêcher de siffler et de sautiller et de faire tinter le métal de sa cage. Quoi, il était trop à l’étroit dans sa tête qu’il avait tant besoin de parler ? Eh bien bienvenue au club.

Au moins lui tu l’entends, se permit se souffler ex-Miss-pratiquo-raisonnable redevenue la pouffiasse teigneuse. James leva les yeux au ciel.

Autour de lui, des fleurs, des fleurs, et encore des fleurs. Avec leur parfum hyper lourd qu’il arrivait enfin à sentir. Et qui commençait à lui donner mal à la tête. Le tout saupoudré du blabla du vendeur.

Il venait sans doute de lui poser une question. Et de se tourner vers lui pour le repérer. Et fut peut-être surprit de le trouver là. A moins de cinq centimètres de lui. Au diable la proximité physique et sa prudence. Une main ferme, et définitivement glacée se posa sur les lèvres encore en mouvement.

« Stop. Bouclettes. Stop. »

James haussa les sourcils pour appuyer son geste. Retira doucement sa main. Et lui coupa aussitôt la parole.

« Les fleurs là. Tes trucs pour les excuses. C’est ça dont j’ai besoin. Pas d’un cours sur tes herbes. Je suis pas jardinier. Je veux rien savoir de tout ça. C’est peut-être mignon et coloré et plein de beaux parfums mais ça me fout la gerbe tout ce truc. Je veux juste de fleurs à excuses, tes … tlipes. Ou un truc du genre. Les blanches, ça sera très bien. Un gros bouquet. Moi je te paye. Et je te laisse tranquille okay ? T’auras d’autres clients plus intéressés par ton baratin. Moi je suis pas preneur, et j’ai pas la tête à t’entendre encore déblatérer sur les fleurs dix minutes de plus hein. »

Et pourtant, malgré les mots durs et le vent que le vendeur se prenait actuellement, y’avait de la douceur. Une douceur virile, et attentive. Un peu grondante, un peu rauque dans son ton. Dans son regard. Mais de la douceur quand même, à la James Bannerman. Il recula d’un pas. Enfonça de nouveau sa main dans la poche.

Voilà. L’autre pouvait agir maintenant. Et vite, s’il vous plait merci, comme tantôt.





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MessageSujet: Re: Say it with Flowers   Say it with Flowers EmptyJeu 30 Jan 2014 - 22:12

Faire taire Terry en si peu de temps, c'était certainement un record. Oh, bien sur, il savait très bien fermer sa bouche en cœur et laisser faire son charme naturel quand il le voulait vraiment. Mais s'il n'avait pas fait mannequin et qu'il se destinait à une grande carrière d'acteur, c'était principalement parce qu'il avait une énergie délirante à partager et un besoin d'expression débordant. Depuis tout petit il était comme ça. A part ses professeurs et quelques adultes rabats joies pourtant, personne ne lui avait jamais demandé de se taire, ou bien il n'avait pas écouté. A l'école, aussi, mais il gagnait le cœur de suffisamment de gens pour oublier ceux qui lui avaient cherché des ennuis. C'était arrivé pourtant nombre de fois, il avait essuyé les coups et avait relevé la tête plus haute encore. Il allait de l'avant. Et en avant, on cherchait sa compagnie et sa conversation plus qu'on ne la fuyait. Alors, la sensation de cette main fraîche sur ses lèvres, il ne s'y attendait pas le moins du monde. Et il avait rougit.

Et il se tut. Bouclette ? Boucle d'or, ou prince Charmant d'accord, mais c'était plutôt ses sœurs qui l'appelaient comme ça. Ou les mecs de l'équipe de foot du campus. Ou quelques gens en boite de nuit parfois. Mais un client, jamais. Même Charley n'avait pas de surnom de ce genre pour lui. Pour lui, il était Terry.

" Euh... Euh... oui, des tulipes, d'accord..."

Il lui fallu un moment pour décrocher ses yeux pleins de cils de l'autre regard fuyant et faire le tour pour prendre les fleurs, et les mettre sur le comptoir. La capuche tombée l'autre avait toujours l'air aussi pâle, surtout que ses cheveux bruns accentuaient cet effet. En l'absence de Daphné, Terrence avait le droit de composer des bouquets, et même s'il n'en connaissait que les rudiments il considérait ça comme un défi. Comme un rôle qu'il aurait du jouer. Personne ne s'était encore plaint jusqu'à aujourd'hui. Reprenant contenance et surtout sa concentration, il se promenait le long du rayonnage en tournant le dos à l'autre garçon. Il n'était pas vexé facilement, pourtant, mais la sensation au fond de son ventre et la chaleur de ses joues y ressemblaient beaucoup. Attrapant quelques petites fleurs blanches -celles qui ressemblaient à des petits flocons- et des brins de verdure il réfléchit. Oui, ça faisait longtemps qu'on ne l'avait pas traité ainsi. La sœur de Charley l'avait fait, avant de s'en aller, il ne remettait jamais son comportement en cause que lorsqu'il blessait manifestement quelqu'un qu'il aimait. Celui ci avait l'air plus maladroit que réellement en colère, agacé tout au plus. Se mettait-il à changer?

Berk.

" C'est parce que vous êtes borné qu'elle vous en veut, vous n'écoutez pas. "

Il plaça la botte de tulipes au milieu d'un grand papier de plastique transparent et une feuille de couleur légère, et commença à retirer les feuilles et raccourcir les tiges. Il releva les yeux vers lui, un air de défi brillait dans ses prunelles et il continuait d'une voix douce et calme.

" Les fleurs, c'est pareil. La vous avez la tête qui tourne parce que vous n'essayez pas d'écouter -enfin, de sentir plutôt. Vous vous énervez au lieu d'écouter un parfum plutôt qu'un autre. Elles ne cherchent pas à vous envahir."

Et lui non plus.

Il avait fait le tour pour récupérer les ciseaux, coupa une pointe de mimosa qui se trouvait à proximité, et lui ficha dans les mains avant de retourner à son travail.

" Respirez ça, ça ira mieux. Enfin qu'est-ce que j'en sais, je suis fleuriste depuis une semaine. Par contre je connais les filles depuis plus longtemps... Plutôt que de lui offrir des fleurs, il vaudrait mieux l'écouter. "


Il haussait les épaules et plia les tiges de fines et longues herbes pour former des boucles et enroula les papiers autour du bouquet, nouant une ficelle rugueuse autour des tiges pour les maintenir. Il souriait de nouveau. Il connaissait les gens. Il avait beau ne pas savoir ce qu'il faisait la plupart du temps, savoir qu'il n'était pas à l'écoute ou attentif mais même plutôt maladroit, il observait la nature humaine depuis assez longtemps pour comprendre au moins certaines choses. Comprendre que s'il ne secouait pas Charley et ne le harcelait pas ces jours ci, il perdrait son ami. Et comprendre que si l'autre en face luttait contre son envie de fuir à toutes jambes et avait ajouté un "s'il vous plaît" silencieux c'était qu'il avait un bon fond et qu'il voulait vraiment se faire pardonner.

" Voilà ! Je ne suis pas encore très doué, et puis elle n'aime peut être pas les fleurs... mais si vous l'écoutez en plus de lui donner un bouquet, y'a pas de raison qu'elle ne vous pardonne pas ! "


Il souriait en plissant ses yeux malicieux, comme pour mieux faire passer la pilule. A ce moment là soit il se prenait les fleurs à la figures, soit l'autre lui jetterai son billet et s'enfuirait en courant. Enfin, il pouvait se tromper. Il se trompait aussi souvent.


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MessageSujet: Re: Say it with Flowers   Say it with Flowers EmptyJeu 30 Jan 2014 - 22:45


Le soleil a rendez vous avec la Luneuh
29 janvier 2014


L’assentiment du vendeur fut l’une des meilleures nouvelles de la journée. Et James lui offrit un léger sourire en prime. Sans relever sa capuche. L’écharpe était un peu tombée sur son menton, dévoilant son visage. Mais pour le moment il n’en avait cure. Dans quelques instants il aurait le bouquet pour Ninel. Puis il rejoindrait son travail avec quelque chose de joli et d’agréable à regarder. Il pourrait même lui dire la signification de ses machins pour appuyer ses propos. Les choses s’arrangeaient.

Il en était à plisser un peu le nez tandis que l’autre lui tournait le dos quand les mots de bouclettes le frappèrent durement. Sur le moment, il ne comprit pas réellement la signification des mots. Puis la teigneuse en lui éclata d’un rire strident.

Et ses yeux se voilèrent.

« … Pardon ? »

Borné ? Lui. Il était borné ? Lui. Il devait supporter le ressentiment potentiel de Ninel parce qu’il était borné ? Lui devait faire avec sa situation là parce qu’il était borné ? Parce qu’il


(s’était accroché, d’une manière ou d’une autre
n’avait pas laissé LA PORTE se refermer
ou la chose qui ressemblait à LA PORTE
qui était là devant lui
il avait tenu bon pendant de trop longues minutes
qui lui avaient semblé des millénaires
plus que l’existence de toute une vie
pire que de vivre d’ailleurs
juste s’acharner et souffrir avant de repasser LA PORTE
et dans la simple idée qu’il)


voulait vivre.

Borné ?

C’était pire qu’une gifle ou une insulte. Parce que c’était chargé de mépris. Chargé d’orgueil d’un type qui croit connaitre un autre. Et se permet de juger. D’un type qu’on vient de bousculer ou vous plante un couteau dans le dos. Chargé de violence douce. La pire.

Les lèvres de James tremblent. Ca ne peut pas être le froid, il ne ressent pas le froid. Il ne ressent plus rien. A part oui le parfum de ces fleurs qu’il ne veut pas sentir. Ne veut pas écouter. Parce que toutes ces odeurs le blessent. La douleur c’est la seule chose qu’il peut encore ressentir à l’intérieur de ses tempes parce qu’elle est la pire. L’autre pense peut-être que les fleurs communiquent – même si ce sont des plantes et qu’est-ce que ça a à raconter des foutues herbes ? Que dalle – mais pour James c’est comme un orchestre philharmonique désaccordé où chaque instrument serait un hurlement strident.

Qu’est ce qu’il voit l’autre, dans cette silhouette décharnée aux yeux cernés. Dans cette pâleur, dans cette rudesse. Qui peut lui faire penser qu’il a la moindre idée de ce qu’il est entrain de vivre ? Quoi d’autre sinon l’idiotie la plus complète ?

Et est-ce que James lui en veut de dire cela ? Non. Car ce n’est même pas de la rancœur. C’est de la haine. De la haine de se sentir brisé une nouvelle fois par des mots d’un parfait inconnu. Par les mots d’un vendeur de fleurettes qui se croit tout permit. Qui pense pouvoir répondre au comportement de l’autre par une surenchère de battement de cœur. Qui lui crache sa vie à la gueule avec son petit sourire satisfait et son travail légal. Lui et toutes ses bouclettes de miel et ses yeux rieurs et sa joie de vivre de pouvoir le remettre à sa place, le connard buté qui pense payer et s’en aller.

Puis la haine devient de la tristesse. Parce que l’autre se pense sincère dans son raisonnement. Se pense sincère dans le fait d’être un donneur de leçon. Parce que l’autre croit vraiment que James va tout avaler avec le sourire et le remercier qui plus est. Le remercier d’être en vie alors que lui ne l’est pas.

Les poings de James se ferment. Il pourrait renifler si seulement il pouvait respirer – mais voilà, il ne peut pas. Et y’a beaucoup de choses qu’il renonce donc à faire. Comme de lui hurler dessus. De franchir ce comptoir pour lui éclater la tronche contre le comptoir. Que l’autre hurle – ah tiens tu as mal eh bien tu n’es qu’un petit VEINARD !

Au lieu de ça il attrape le mimosa que l’autre lui tend. Et le broie.

C’est un beau bouquet. Un beau bouquet de fleurs artificielles qui seront pourries dans deux jours. C’est éphémère et bien mit en ordre. Ca a des petits trucs et machins pour égayer le regard. Pour faire plaisir. On dirait un bijou. Mais ça reste de l’herbe. Et c’est déjà coupé et mort. Ca ne vaut plus rien.

Est-ce que c’est lui ?

Non parce qu’il n’est pas aussi agréable à regarder que ça.

Les yeux de James vont et viennent du bouquet aux mains du vendeur. Il renonce à la colère et à lui expliquer calmement que ses leçons il peut se les foutre convenablement au fond de son trou du cul de tapette. Il n’a même plus envie de lorgner avec délice sur ses cheveux, sur sa beauté. Parce que tout ce qu’est l’autre lui il ne l’est plus. A part peut-être l’orgueil. Ouais à part peut-être ça.

C’est à ce moment-là que petit connard lui fout un dernier coup de couteau – pour la route !

" Voilà ! Je ne suis pas encore très doué, et puis elle n'aime peut être pas les fleurs, mais si vous l'écoutez en plus de lui donner un bouquet, y'a pas de raison qu'elle ne vous pardonne pas ! "

Il pourrait foutre le feu à sa boutique. Il pourrait lui éclater les dents et le regarder saigner – un bon sang, pas le sien, pas celui d’un pestiféré. Il pourrait lui jeter le bouquet à la gueule effectivement. Ou l’argent.

Au lieu de ça il dit d’une voix cassée.

« Laisse tomber. »

Puis il paye.

« Garde ça. Le fric le bouquet. C’est des excuses hein apparemment. Moi je m'excuse d'en avoir rien eu à foutre de ton job. Et puis on va dire que toi tu t'excuses de prétendre savoir ce qui se passe. »

Ca se veut cynique. Mais c’est épuisé. Excusez moi d’être borné. J’ai cru que ça valait quelque chose de s’accrocher encore.

Mais s’accrocher à quoi ?

Tu l’entends ?


Même pas teigneuse, même pas. Et même si je l’entendais, je le comprendrais sûrement pas.

Il rabat la capuche sur son absence de vie. Son écharpe sur son visage pâle. Il carre les épaules et se détourne. Et traverse la boutique rapidement en direction de la porte. Au passage il lui volera sans doute un bouquet – parce qu’il n’a pas oublié Ninel.

Mais il se vengera. De ce connard. De cette boutique. De cette ville de donneurs de leçons qui laissent de chance à personne. Et tant pis pour ses tords. A côté de ceux des autres, ça ne vaut franchement pas grand-chose.




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Terrence Everett

Terrence Everett

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MessageSujet: Re: Say it with Flowers   Say it with Flowers EmptyJeu 30 Jan 2014 - 23:47

Il avait aperçu un sourire, et puis plus rien.

Pas plus rien, dans le sens ou il avait vu ses poings ses serrés, sa mâchoire se crisper ou ses yeux perdre l'éclat de vie qu'ils possédaient encore non. Non. Pas comme s'il s'était tu en constatant que ses mots portaient bien plus loin et bien plus fort que la simple bienveillance qu'il pensait prodiguer. Il ne faisait simplement plus attention. Perdu dans ses pensées et ses fleurs. Comme à son habitude, son enthousiasme et sa bonne humeur avaient pris le pas sur le moindre sens commun.

Il n'y avait pas la moindre malice derrière tout ça. Jamais. De sa vie Terrence n'avait jamais agit pour nuire à quiconque, il en était persuadé, et quiconque ne pouvait lui tenir rigueur de quoi que ce soit, si ce n'était d'être lui même. C'était assez rare pour le noter, sans doute la raison pour laquelle les autres lui pardonnaient les flèches qu'il plantait dans leur cœur. Une des raisons que son ami avait accepté ses frasques et ses facéties au quotidien et qui le faisait rester à ses cotés tout ce temps. Mais il n'en avait pas moins blessé les autres autour de lui. Il n'en avait simplement jamais conscience.


Pourquoi la voix de ce garçon avait elle cette cassure.


Sa conscience ne s'était jamais manifestée, jusqu'à récemment. Avec Freddie. Elle l'avait appelé lors de l'accident, lorsqu'ils étaient "revenus" elle et son frère. Elle lui avait dit pour l'amnésie. Elle avait plaidé sa cause auprès de son ami, pour qu'il accepte de le voir, de l'écouter, lui pour qui il n'existait plus. Elle lui avait demandé de lui laisser une chance. Il lui était reconnaissant, à elle, elle qui était comme une petite sœur, elle avait toujours été là. Dans l'ombre de son frère, son meilleur ami, il ne la voyait même pas. Alors oui, Terrence l'aimait bien, mais il n'avait pas compris la peine qu'elle ressentait et l'effort surhumain dont elle avait du faire preuve pour ramener Terry dans la vie de son frère. Parce qu'il le lui avait volé. Elle qu'ils avaient mise de coté, écrasée au point qu'elle n'existe plus que comme l'image d'elle même. Il ne l'avait jamais su. Il n'avait jamais réfléchit. Et il se l'était pris en pleine face, elle et ses larmes, ses accusations et sa haine, lorsqu'il l'avait retrouvée ivre ce soir là. Il pensait encore une fois l'aider, jouer les Princes Charmants, marquer des points en la sortant de ses soucis habituels. Elle était ignorante, elle se blessait elle même. Alors qu'en fait c'était lui qui tenait dans ses mains le couteau qu'elle avait dans le cœur.


Hein? Quoi ? Terry a le billet dans une main, le bouquet dans l'autre. Il levait les yeux vers le garçon au visage pâle devenu livide.


Depuis peu, il y pensait. Est-ce qu'il avait blessé d'autres gens comme il l'avait détruite elle? Charley ? Non, c'était impensable. Son ami, il était toujours là pour lui et il l'aimait assez pour l'écouter, le soutenir. Ils avaient tout fait ensembles, il le forçait parfois mais jamais il ne s'était plaint. Pas même lorsqu'il racontait ses histoires à dormir debout, d'amourettes, d'adultères, il souriait à ses bêtises et ne disait jamais non. Il n'était pas blessé. Et puis il l'avait aidé en retour, pris à la place de Charley quand il faisait des conneries, aidé à trouver un job... Alors oui, il ne savait pas vraiment ce qu'il ressentait et n'y pensait pas souvent, comme lorsqu'il parlait de son ex Terrence balayait ça en lui sortant le grand jeu, mais il allait bien, non ? Il était vivant.


«...dire que toi tu t'excuses de prétendre savoir ce qui se passe. »


Non ? A cet instant, Terrence n'avait aucune idée de ce qui se passait. L'autre repassait déjà sa capuche sur la tête, son écharpe sur ses lèvres pincées, et à peine avait il prononcé ces mots qu'il était déjà sorti. Il restait là, inutile, les lèvres entrouvertes. Que s'était il passé ?

Il l'avait appelé Bouclette. Et puis il lui avait demandé de se taire, d'arrêter de lui raconter des trucs de fleurs... Et puis il avait voulu des tulipes. Pour les lui laisser, et le laisser comme ça.


Son ventre se serrait et il ne comprenait toujours pas. Par terre, le mimosa était réduit en poudre et écrasé sur le planché. Est-ce que c'était à cause des fleurs? Elles n'étaient pas responsables, il voulait le lui dire. Peut être qu'il avait trop parlé. Les fleurs parlent d'elles même sans qu'on leur demande rien. A ce moment, apparemment, toutes les tulipes du magasin ne suffisait pas à faire taire la narcisse qui s'était glissée là.


A suivre...


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When the sun has set, no candle can replace it.

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