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 Come here to meet you (Terrence)

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James Bannerman

James Bannerman

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MessageSujet: Come here to meet you (Terrence)   Come here to meet you (Terrence) EmptyVen 31 Jan 2014 - 12:10


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4 février 2014



James avait compris très tôt la nécessité de venir dans cette lavomatique généralement désertée pour y laver son linge. Outre le confort de ses habits (propres), son obligation d’être présentable au travail et l’odeur du propre sur son sac de couchage, il y avait dans cet univers aseptisé un roulement qui l’apaisait. Parfois, et plus souvent qu’il ne voulait se l’avouer, il enclenchait chacune des machines. Puis une fois le vacarme mis à l’œuvre, fermait la porte de la laverie, tournait le panneau open sur close, et allait s’allonger sur l’un des bancs présent dans la petite pièce. Pour quelqu’un qui ne possédait pas d’appartement, et donc pas de salle de bain avec une baignoire, cet univers liquide en vagues le berçait. Un jour, cela viendrait forcément, le propriétaire de ce lavomatique débarquerait pour lui demander ce qu’il fout là. Cela serait peut-être la fin de son univers de paix. En attendant, il croisait les mains sur son torse, allongé sur le dos (seule position qui trouvait grâce à ses yeux). Et franchissait le seuil des limbes avec moins de crainte.

A les entendre bouger, trembler, essorer, toute cette palpitation mécanique automatique lui rappelait l’agitation contrôlée de son propre organisme. Le lavomatique emplissait le silence en lui de mouvements et d’odeur paisible de lessive humide. Cela lui rappelait quelque chose de vague, mais de perceptible. Pas vraiment un souvenir manquant. Plus une habitude, un TOC ou bien une impression. Et c’était agréable, agréable au point qu’il en souriait.

Comme aujourd’hui. Son visage pâle et immobile, comme le reste de son corps, était de nouveau affalé sur le banc en bois. Il trainait là en tee-shirt blanc du boulot, en jean rapiécé et baskets, se foutant bien qu’il fasse 2 degrés dehors et que la neige tombe à drue. Au contraire, il n’y avait personne dans les rues. Il était seul face à lui-même. Plus besoin de se planquer sous une capuche. Ou derrière son écharpe. Ses vêtements roulaient dans le tambour numéro 3. Son sac de couchage se faisait dorloter dans le sèche-linge. Et la pièce embaumait l’odeur du coton chaud, réchauffant la pièce à intervalle régulier. James n’en avait pas tout à fait la sensation complète. Mais il percevait du bout de ses lèvres entrouvertes les changements de courant. Comme si sa langue était devenue plus précise que son nez ou le bout de ses doigts.

Si une place devait lui être réservée dans la ville, elle se trouvait ici.

Et qu’importe qu’il ait oublié de tourner le panneau. Qu’importe si certaines machines avaient déjà cessé leur cycle. Qu’importe qu’il soit coincé là pour encore deux bonnes heures (après tout, le mardi était son jour de repos).

De toute façon, il n’était déjà plus là. Dans sa mémoire malmenée ses pas avaient trouvé un chemin au hasard. Et il le parcourait en effleurant les étagères remplies de livres. Des livres signifiant son parcourt dans ce monde. Des livres aux pages alambiquées, de mots trop compliqués ou même dans une langue étrangère. Des livres qui parfois se dérobaient à lui. Et parfois. Parfois il y avait…

(James !)

Parfois il y avait les voix. Alors la teigneuse arrêtait de chouiner. Alors tout disparaissait. Et enfin, enfin.

Il entendait.

(James ! Trouvé !)

Son sourire s’accentua dans ce sommeil qui n’était qu’une forme plus informelle d’hypnose. Et ses yeux à l’intérieur s’ouvrirent sur une chevelure dorée.



(Elle doit avoir 8 ans, peut-être 9 mais pas plus.
Elle est sur une petite scène bricolée à la va vite, entourée d’autres enfants.
Comme cela peut-elle être et pas une autre ? il ne le sait pas.
Il la voit juste illuminée d’un halo, alors que ce n’est que le reflet d’un projecteur. Et le reste autour de lui se perd dans un brouillard.
Elle est là, elle sourit et elle chante.
Elle a l’air heureuse – elle est encore innocente.
Il n’y a rien sur son visage, ni bleus ni maquillage.
Elle est vêtue d’une jupe trop longue – elle n’en porte pas encore des trop courtes. Rien n’ondule sous son tricot de corps blanc – plus tard deux seins pointeront fièrement leur nez et elle fera tout pour les montrer. Elle est juste là, dans son innocence rafraichissante.
Présente pour une chorale qui n’a rien à envier au conservatoire de leur ville. Et qu’importe que ça soit juste un spectacle scolaire, pas grand-chose. Que ça fourmille autour d’emballages de bonbons, de toussotements intempestifs et du cliquetis des caméras des papa qui filment tout.
Qu’importe qu’il soit tout seul ici, avec personne à sa gauche et personne à sa droite. Juste ses 13 ans dégingandés. Son bleu à la mâchoire qui disparait à peine. Un blouson en cuir trop grand sur les épaules. Les bras croisés dans une attitude d’adulte qui déplait. Mais le sourire aux lèvres.
C’est mieux qu’il soit venu seul. Mieux qu’il vienne la chercher après. Mieux qu’il soit là en tête à tête avec elle pour l’écouter.
Parce qu’il l’aime tellement qu’il pourrait crever pour elle)

(Puis il est proche d’elle. Le spectacle est terminé.
Il vérifie que son blouson est bien fermé, l’écharpe remontée sur son petit nez. Il dépose un baiser sur sa joue, entre deux tâches de rousseur – et ces tâches sont la seule chose qui les relie tant lui est brun et elle blonde ; tant ses yeux sont verts quand les siens sont bleus. Elle ressemble à leur père, lui ne ressemble à personne. Mais ils se sourient quand même.
Il marmonne une vague excuse à la maitresse qui les laisse partir sans moufter – que pourrait-elle dire de toute façon ? Il la ramène à leur enfer dans une cascade de neige et ouais t’inquiète j’ai adoré quand t’as chanté pour le spectacle d’hiver.
Puis sa voix d'enfant chuchote malicieusement qu'elle sait qu'il a ramené quelque chose pour elle. C'est toujours comme ça avec lui. Alors James sort de sa poche des bonbons. Il rit quand elle lui demande s’il les a piqués. Lui répond oui, parce qu’il ne lui mentira jamais. Et elle le gronde, sa petite sœur. Elle le gronde gentiment en les partageant avec lui.
C’est bon, sa joie. C’est si rare mais parfois présent. Le bonheur pour elle. La paix pour lui. Et il l’entend rire en tournant sous la neige.
Il l’entend rire alors que -)


La porte de la laverie s’ouvre sur la silhouette de quelqu’un. James est extirpé des limbes comme s’il chutait. Fronce les sourcils. N’ouvre pas encore les yeux. Tend une main mentale pour rattraper les cheveux blonds. Il était presque. Il allait la nommer. Il a connu ce quartier et cette vie-là avant –

Avant quoi ?
Avant qui ?
Comment ? Pardon ?


Plus rien. Plus rien que le désert et le silence.

Plus rien.


Alors il ouvre les yeux. Il se redresse tandis que le courant d’air froid chasse les dernières impressions de cette pièce vide. La première chose qu’il remarque, malgré les protections de ses vêtements, c’est la cascade de boucle en miel.

Il le reconnait bien avant que son esprit le recadre dans un contexte récent. Maudit un instant le hasard. La neige. La ville. Lui.

Puis quelque chose en lui tremble violemment, comme secoué par une main invisible. Comme s'il y avait une plante à la place de ses entrailles, qui grandit, grandit encore (le coup du sort logique, de la part d'un jardinier.)

James ne sait pas ce qu’il ressent à le revoir. Mais il ressent.

Ca ne signifie pas qu’il lui dit bonjour.



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Terrence Everett

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MessageSujet: Re: Come here to meet you (Terrence)   Come here to meet you (Terrence) EmptyDim 2 Fév 2014 - 20:15

Par un froid pareil, les rues de Stonehaven pourtant illuminées des décorations hivernales sont désertes. La neige tombe à gros flocons au point que la moindre trace est recouverte quelques minute plus tard. Il y a des enfants dans les jardins, dans les parcs, mais la rue piétonne pavée est bien trop dangereuse pour les rares aventureux qui risquaient le nez dehors. Plus tard, elle serait sale, marron par endroit, formerait des flaques, mais pour le moment elle était d'un blanc craquant immaculé. Et c'était simplement ravissant.

Les bras chargés de deux gros sacs plus gros que lui, Terrence faisait son possible pour ne pas s'enfoncer là ou il n'était pas sur de son appui pour aller à la laverie. Oui, la laverie. Il était de repos ce jour là, et qui disait journée de libre à la maison des nombreux Everett, disait journée de grand ménage. Sauf qu"à part lui, la plupart de ses sœurs avaient cours, ou un travail, ou un rendez vous galant, et qu'il se retrouvait le seul disponible à devoir s'occuper des lessives ce jour là. Manque de bol, la machine à laver le linge avait décidé elle aussi de prendre un jour de congé. Il fallait la comprendre, nombreux qu'ils étaient, elle tournait presque tout le temps, et n'était plus toute jeune non plus. Aussi lorsqu'elle dégorgea toute son eau sur le sol tout juste lessivé, Terrence soupira, prit deux grands sac et décida d'aller à la laverie du quartier.

Il ne s'y rendait pas souvent, et préférait compter sur la visite d'un ami plombier habituellement mais aujourd'hui, il neigeait. Et il adorait la neige. C'était un cliché sans doute, rayonnant et enjoué qu'il était, les gens l’appelaient "sweet summer child" et l'imaginaient en maillot à grosses fleurs se jeter volontiers dans une piscine d'eau chlorée. Mais il aimait la neige tout autant, pour ce qu'elle avait de vivifiant. Il avait de bons souvenirs, avec celle ci. Avec Charley, encore et toujours Charley. Balayant le nœud qui se formait à l'estomac régulièrement depuis ces derniers temps, il soupira, fit un détour pour former une boucle de traces de pas sur le sol souple et craquante, avant de pénétrer derrière le premier dans la boutique. La chaleur qui l'accueillit et le roulis des tambours étaient un soulagement malgré tout.

Le regard qu'il reçu l'était déjà beaucoup moins.

Le garçon.
Celui là même qu'il avait vu quelques jours auparavant, combien de temps? Il lui avait fallu plus de temps que d'habitude pour oublier, Terry qui ne se tracassait presque jamais il avait trouvé une de ses limites. Redressé sans doute au bruit de son arrivée, il le regardait droit dans les yeux, aussi beau et froid que ce jour là. Terrence jeta ses sacs au sol, la bouche entre ouverte dans cette expression hébétée stupide. Puis il se reprit. Lui qui ne perdait jamais un instant pour sourire, qu'il soit heureux, expectatif ou simplement de bonne humeur, il ne pouvait que constater le changement de température. Il avait plus froid maintenant que lorsqu'il était sous la neige quelques instants plus tôt.

" ... Bonjour ... "

Il dit à voix basse. Il n'était pas de ceux qui savaient tenir une rancœur suffisamment tenace pour la montrer et l'imposer à l’atmosphère. Il n'était pas non plus capable d'oublier ou de laisser le passé au passé dans une situation pareille. Et il était curieux. Il avait besoin de savoir. Se dirigeant vers les machines libres tout près de l'entrée et à distance raisonnable, il y versa le contenu de ses sacs contenant draps, vêtements et sous vêtements -principalement féminins- et lança un premier cycle. Ca allait être long. Il n'allait tout de même pas attendre dehors... et il ne voulait pas. Non, ce qu'il voulait, maintenant qu'il l'avait en face de lui, c'était le prendre par les épaule et le secouer, qu'il lui explique ce qui s'était passé. Mais malgré son tempérament de feu, Terrence savait bien qu'on ne tirait rien des gens introvertis de cette manière. Il avait appris avec Charley. Aussi, il s'assit sur l'une des machines et balançant ses pieds, les yeux rivés sur le tableau des règles du lieu, entama la conversation autrement.

" Ici au moins, je ne vous embêterai pas avec des fleurs... je n'y connais rien en lessive en plus. "

Il senti le coin de ses lèvres se relever, mais l'humour pauvre de sa remarque l'accabla d'avantage. Il était capable de mieux que ça, tout de même. Pourquoi le jugement d'une seule personne comptait subitement ? Il en connaissait, des gens qu'il agaçait au plus haut point. Mais ces gens là finissaient toujours par disparaitre au profit de gens qui l'appréciaient plus encore. Alors pourquoi celui là. Est-ce qu'il se sentait coupable, peut être, mais de quoi ?

" Désolé... pardon, je ne sais pas ce qui s'est passé l'autre jour, mais je voulais vous demander des excuses. Enfin, m'excuser. "

Rha. C'est pathétique.

" Enfin, j'espère que ça n'a pas empêché votre réconciliation avec votre amie, en tout cas. "

Tu parles trop. Mais c'était déjà plus proche de son lui habituel. Dirigeant ses yeux vers lui, il contempla d'avantage son visage aux traits fins, d'avantage que lorsqu'il était venu dans sa boutique. Il lui faisait penser à un Pierrot, un Arlequin, il avait cette beauté froide de la lune comparativement à ses boucles dorées comme le soleil. Pour lui, le noir de ses cheveux était tout aussi fascinant. Serrant le reste de ses pensées au fond de sa gorge, il attendait une réaction.

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James Bannerman

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MessageSujet: Re: Come here to meet you (Terrence)   Come here to meet you (Terrence) EmptyLun 3 Fév 2014 - 11:50


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4 février 2014



Un moment de silence passa entre eux. Lourd et électrique. Un silence qui se devait d'être brisé, mais James ne ferait pas cet effort là. C'était à l'autre d'agir, par un acte plus que par la voix. En tournant les talons par exemple pour aller se trouver une nouvelle laverie. Ca n’aurait pas été plus mal que de laisser le hasard en finir là. Lui serait repartit dans sa tranquillité. L’autre n’aurait plus eut à le fixer avec ces yeux exorbités de merlan frit. Une solution équitable pour tout le monde.

Mais c’était sans compter sur l’entêtement de l’autre que James commençait apparemment à connaitre. Bien malgré lui.

Le bonjour pathétique ne trouva aucun écho en face. A moins qu’on puisse considérer le froncement de sourcil du zombie comme une réponse convenable. A demi relevé, James quitta définitivement sa position pour s’assoir correctement sur le banc. Ecarta les jambes pour s’y appuyer des bras et laisser reposer ses mains entre ses cuisses. Attentif, il l’observa aller et venir. Enfourner son linge dans les machines sans que l’anglais cherche à deviner son contenu. Il n’avait d’yeux que pour les boucles miel, la nuque ployée de ce vendeur de pâquerettes. Sur la tension encore présente entre eux et son malaise perceptible. C’était presque bon, de le sentir dérangé par lui alors que lui-même n’en avait presque rien à foutre.

James n’était pas du genre rancunier – ou en tout cas, il présumait qu’il ne l’était pas au vu de ses propres réactions en cet instant. De la leçon que l’autre s’était cru en droit de lui donner, il ne gardait qu’un vague relent d’amertume vite étouffée par sa nonchalance habituelle. Il n’avait pas envie de se prendre la tête sur des conneries, surtout pas aujourd’hui. Et surtout pas avec un mec dont il ne connaissait pas le nom. Ce n’était qu’une silhouette de plus dans ce brouillard que formait la vile. Il ne bossait pas avec, ne serait pas ramené à le recroiser – autrement que par hasard. Pas de quoi s’attarder donc.

Et pourtant il le faisait. Pourtant il l’attendait. Lui et sa voix. Lui et ses mots. Car il pressentait que l’autre ne pourrait pas se contenter de ce simple salut. Que l’autre devrait lui parler. Plus qu’un besoin c’était une nécessité dans cette pièce étroite. Une manière de meubler le silence, de franchir une étape. De laisser exploser cette électricité statique entre eux.

Ca lui en laissait des fourmillements au bout des doigts et dans l’échine. James aimait cette sensation. Car c’était une existence réelle et perceptible. Pas juste le fruit de son imagination. Sa pensée dépassait la neutralité de son corps inerte. C’était bon.

Pour une fois dans sa vie, il ressentit de la joie à l’idée d’avoir eu raison. Et il se permit même de sourire à la plaisanterie de ce type – même si elle n’était pas forcément drôle, et pas forcément adroite. Il le trouvait un peu con. Mais James l’était lui-même, et certainement pas en mesure de pouvoir juger.

Bouclettes ne le regardait pas. Bouclettes s’était installé en hauteur – peut-être pour pouvoir se donner l’idée de dominer la situation. Retrouver un semblant de contrôle.

James s’appuya du dos contre le dossier du banc. Écarta légèrement les jambes. Étendit les bras pour encadrer la ferraille. Et se permit de sourire plus largement. Le jardinier ne le dominait pas, même s’il était plus grand que lui. Le jardinier était le seul à être mal à l’aise ici. Le seul à lui présenter des excuses.

Son regard vert-gris ne cilla pas. Même quand bouclettes mentionna Ninel. Il ne lui devait aucune explication sur la suite des évènements. Aucun résumé de ce qui s’était passé entre eux. Il n’était rien.

Pourtant sa voix grave lui murmura :

« Ok. Excuses acceptées. » Il eut un rire.
« De toute façon je t’ai piqué un bouquet sur la devanture. On peut dire qu’on est quitte. » Ca n’avait pas eu autant d'effet qu'un bouquet de tulipes blanches pour sûr. Mais le bouquet était convenable, coloré et odorant. Ce que les filles aimaient généralement. Un acte de pardon valable en somme, comme les mots maladroits de l’autre à s’en encontre.

« Et puis, ça va. Stresse pas. J’ai pas envie de te faire la gueule. » Tu ne comptes pas assez pour ça, voilà ce que sous-entendaient ces mots. Mais pour une raison qui, sur l’instant, lui échappa, James les retint. Il n’avait pas envie d’aggraver de nouveau la situation. Ici, c’était son territoire. Et il n’avait pas envie de repenser à cette scène la prochaine fois qu’il viendrait laver son linge.

James le Magnanime (le surnom en valait en autre) choisit donc d'éviter l'agression verbale pour simplement susurrer:

« On va dire que t’es trop mignon pour que je reste fâché. » Son sourire devint un ricanement. Puis s’effondra.

Il renversa la tête en arrière. Mima un soupir. Et ferma les yeux. Savourant une dernière fois la soumission de l’autre à s’en encontre. Avant de tourner la tête vers la fenêtre. A l’extérieur des grandes vitres de la laverie, la rue était presque dissimulée sous la chute continue et rapide des flocons de neige.

Bouclettes demeureraient donc ici pour un temps indéterminé. Et se sentirait à nouveau obligé de faire la conversation. Sans le regarder, sans bouger, James le mit en garde d’une simple pensée. Qu’il ne merde pas à nouveau, ou cette fois-ci il perdrait véritablement patience. Les propos de l’autre avaient réussi à le blesser la dernière fois – fait désormais terminé et conclu par l’acceptation de ses remords. Il ne lui laissait une deuxième chance que par obligation contextuelle. Que Bouclettes ne la gâche pas.

Ses jolis cheveux ne l’aideraient pas cette fois.



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Terrence Everett

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MessageSujet: Re: Come here to meet you (Terrence)   Come here to meet you (Terrence) EmptyLun 3 Fév 2014 - 20:56

Il le regardait enfin, et n'était pas déçu du voyage. Quel personnage haut en couleurs se trouvait là devant lui, rien à voir avec la figure fantomatique et timide qui lui avait rendu visite et voler un morceau de journée, repartant comme un voleur. Voleur, il n'avait pas rêvé, alors. Il n'avait pas été sûr d'avoir bien vu, et de toute façon était trop abasourdi par ce qui venait de se passer pour lui courir après. Il avait reçu comme un coup de poing dans le ventre, de quelque petit ami jaloux à qui il aurait volé sa chère et tendre et serait venu demander des compte. Mais ce n'était pas ça, manifestement. Il aurait l'air d'avantage en colère, et non assis comme un roi en son royaume sur le banc en bois et en ferraille. Il eut l'air de considérer un long moment ce qu'il lui avait dit. Comme si ce n'était pas suffisant de sentir la tension jusque dans ses os, il fallait aussi anticiper sa réponse, s'il en donnait vraiment une ? Il avait l'air de meilleur humeur, en tout cas.

" Et bien, ça me rassure. Pas que je pense sortir perdant d'un combat contre toi, entre nous... je cours vite ! Ho, et j'avais vu pour le bouquet hein. " Il grimpa une chaussure sur le tambour sur lequel il était assis pour mieux se caler, et esquissa un sourire, à présent rassuré. Il commençait à deviner le personnage qu'il avait en face de lui. " Mais je suppose que je l'avais mérité. "

Terrence balançait toujours son autre jambe dans le vide. Ce qu'il aimait par dessus tout, c'était cette impression de ne pas toucher le sol. De flotter. Alors bien sur, il était assis, mais ç’aurait pu être sur un bateau en pleine mer ou en haut d'une tour vu la façon dont sa machine tanguait, il s'y croyait vraiment. Il était doué pour inventer toutes sortes de choses, entrer dans un autre monde ou la peau d'un personnage, c'était une qualité nécessaire lorsqu'on voulait devenir acteur. Il était persuadé qu'il avait toutes les qualités, et depuis toujours il s'entrainait. Ses amis avaient du supporter ses tirades de Shakespeare, ses dramas en pleine cantine, les moments ou il allait jusqu'à pousser la chansonnette. Il faisait du sport, étudiait, travaillait pour payer le tout, et cherchait le défi partout. Tout comme celui de deviner les gens. Alors non, il ne comprenait toujours pas le pourquoi du comment, quasiment jamais d'ailleurs, mais il comprenait l’essence. C'était bien suffisant selon lui. Il affichait un air nonchalant, le garçon au visage pâle. Et conquérant. Et fier et... quoi?

" Mignon ? " Il écarquillait les yeux, son sourire toujours affiché sur ses lèvres il laissa éclater un rire clair, que malgré son effort il n'arriva pas à calmer. " Pfffrr... Merde... haha, j'ai rarement vu un changement de ton aussi rapide ! " Il dit entre deux rires, allant même écraser une larme au coin de son oeil.

Bon, c'est vrai, il était mignon et le savait pertinemment. Mais il était loin, très loin de penser que ce genre de choses atteignaient l'air contrarié et les préoccupations du jeune homme sur son banc. Pas qu'il le croie aveugle ou insensible à son charme rayonnant, mais il s'était montré si dur, comment pouvait-il plaisanter si facilement? S'il ne lui en voulait plus, c'était qu'il n'avait vraiment pas la rancœur tenace. Ou bien qu'il était capable d'observation malgré ça. Ou qu'il se moquait de lui depuis le début ? Quoi qu'il en soit, il avait l'impression qu'un poids se levait de ses poumons sans en avoir eu réellement conscience. Il préférait ça et de loin, et remerciait implicitement la raison ou la folie qui l'avait poussé à dire ça. Il n'avait sans doute pas un mauvais fond, à l'origine, tout tout au fond... Juste un sale caractère. Regardant le plafond et écoutant les machines rouler et rouler encore, il imaginait les possibilités de s'entendre avec ce nouvel ami. Il ne disait jamais non à un nouvel ami.

" Bon... alors, je suppose que je n'ai pas le droit de demander pour qui il était ce bouquet. Ni pourquoi j'ai gagné un pourboire pour des fleurs volées qui valaient la moitié de ce que j'ai reçu. " Il lui fit un clin d'oeil. " Est-ce que je peux savoir ton prénom ? "

Il n'avait plus du tout hâte que ses deux machines se terminent. Ou que l'autre s'en aille. Est-ce qu'il pouvait discrètement relancer les siennes, c'était les draps et les vêtements de ses sœurs, rien de bien grave à ce que tout ça fasse un deuxième lavage ! Il avait envie de parler encore, et longtemps. Terrence faisait partie de ce genre de personnes capables de lier avec n'importe qui attendant le bus, servant un café ou balayant un trottoir, il vivait presque pour ça. Il avait eu la même bataille à mener pour gagner la confiance de son meilleur ami, et il avait réussi malgré sa méfiance et son calme légendaire. C'était un défi supplémentaire de devoir gratter la glace qui recouvrait le mur que ce jeune homme avait dressé entre eux. Ou la faire fondre. Oui... il aimait cette idée.


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MessageSujet: Re: Come here to meet you (Terrence)   Come here to meet you (Terrence) EmptyMar 4 Fév 2014 - 11:56


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4 février 2014



Ses yeux retrouvèrent le visage lumineux de l’étranger tandis qu’il riait. Et ses sourcils se froncèrent sous l’interrogation. Qu’y avait-il de si amusant dans le fait qu’il le trouvait mignon ? Son physique n’avait rien à voir avec son comportement. James avait croisé beaucoup de mecs canons qui demeuraient quand même de parfaits demeurés. Celui-là, avec ses cheveux bouclés, son nez fin, ses jolis yeux en amande, est et resterait sans doute un petit con un peu trop volubile. Du genre à pas savoir la boucler. Du genre à ne pas prêter attention au monde qu’il écrasait, le nez en l’air à profiter du soleil. C’était les pires ceux-là. Ceux qui se disaient optimistes et s’aveuglaient de la vie. Ceux qui vous aidaient pour avoir la sensation de briller dans leurs actions. Ceux qui venaient vous demander quel était le problème juste pour combler cette famine des témoins des accidents routiers. Les jolies sangsues colorées.

Et lui dans tout ça ? Lui n’était qu’un mec qui jugeait, sans doute sans connaitre. Mais voulait-il le connaitre ? Voulait-il continuer cette conversation ? Si l’autre pouvait se la fermer, James se contenterait du spectacle qui lui offrait. Celle d’un garçon sur un nuage, loin loin au-dessus de la réalité. C’était presque reposant. D’observer la colombe dans ce ciel bleu quand on est le putain de crapaud embourbé dans sa vase.

Il ne peut pas atteindre un type comme ça, enfermé dans son soleil personnel. C’est trop brûlant et trop aveuglant. Et pourtant, quelque part, c’est fascinant. Quand on est habitué à la vie trop concrète, les rêveurs nous retournent le ventre. Eux voient autre chose au-delà du monde. James lui calcule ses pas bien plus prudemment dans ce fiasco de deuxième chance.

Le zombie l’observe donc, dans l’hiver neutre de sa tête. Le zombie se dit que c’est comme un gosse le matin de noël. Comme un coffre sans fond plein de rire. Que la moindre remarque du cadavre sera pris, étudiée, déchiquetée, examinée, et avalée. C’est un gouffre de bonne humeur qui ne veut voir que le bon côté de la lune.

Je ne t’aime pas. Mais ce verdict n’apporte pas de haine. Dans son monde de neutralité tout changement est bon à prendre. Il préfère presque cette case-ci à celle générale de son complet je m’en foutisme. Cela range sans doute ce jardinier dans une catégorie bien différente des autres. Et le rend donc unique.

Le bip lancinant d’une de ses machines se fait entendre. Le coupe dans ses réflexions. Le dérange dans sa position. Il quitte le banc avec une dignité presque pesante. Sans grâce. Un animal trapu à l’affut du moindre geste vif. Ses yeux ont cillé et pourtant toute sa conscience est dirigée vers l’autre. Vers sa voix qui parle et parle et rit et juge et parle.

James ouvre le hublot. La bouffée humide et chaude le frappe au visage. Mais il n’en sent le souffle que sur sa bouche. Instinctivement il entrouvre les lèvres. Laisse sa langue sentir le parfum de lessive. Plonge ses mains glacées dans la masse épaisse de ses vêtements entortillés. Les brasse pour tenter de retrouver les textures. Echoue. Et les sort enfin.

L’essorage n’est pas vraiment au point. L’humidité des vêtements traverse le coton de son tee-shirt. Le plaque contre son torse. Il enfourne tout ça dans un sèche-linge vide. Le lance pour une heure et demi d’attente à une chaleur basse. Prudence. Ce n’est pas le moment de cramer le peu de ses biens.

Et il se tourne vers bouclettes en croisant les bras. Il n’a pas frissonné. Ne semble pas dérangé par l’imprégnation glaciale de son haut.

« Tu te plains de ton pourboire ? » Il esquisse un sourire sans joie. « Moi qui pensais que cela me servirait à acheter ton silence. C’est un échec… » Ce qui signifie donc qu’il considère désormais que son blabla régulier est acceptable. Ou en tout cas supportable. Son regard est vide de toute colère ou de toute moquerie. Il veut savoir son prénom ?

« James. »

Il n’obtiendra que son prénom. Le reste n’a aucune importance. Et James devine que l’autre va se présenter sans qu’il ne l’ait demandé. Soit. Bouclettes ou Franck ou Claquettes ou John ou Soleil, ce n’est qu’un mot. Un mot qu’il choisit ou non d’utiliser, d’interpeller.

« Et avant que tu recommences, j’tiens à préciser : si tout ton truc là, de discussion, ça vise à te rattraper de la dernière fois. Tes excuses suffisent. Et encore, j’en ai rien à foutre. Te sens pas obligé de me parler... » Il se rassoie de nouveau sur le banc. Laisse son regard glisser de son visage à son corps. Sans que rien ne transparaisse de ses réflexions. « Tu risques vite d’être déçu sinon. »

Il a conscience d’être un con. D’être chiant. Et ne compte pas faire d’effort envers un fleuriste versatile. A quoi cela lui servirait après tout ?





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MessageSujet: Re: Come here to meet you (Terrence)   Come here to meet you (Terrence) EmptyMer 5 Fév 2014 - 14:08

Curieux, fasciné par son nouveau camarade, Terrence le suit des yeux lorsqu'il se lève pour répondre au bip de la sécheuse qui a terminé son travail. Il observe souvent les gens, dans la rue ou dans le bus, il apprend leurs gestes par cœur pour pouvoir les reproduire sur scène un jour. Un homme pressé, une femme en colère, un garçon froid et distant qui va récupérer son linge... Les acteurs qu'il connaissait parlaient souvent de ne pas simplement copier, que ça venait de soi tout autant. Au fond de lui il savait qu'il possédait le potentiel, il avait juste besoin d'inspiration.

Terrence sourit lorsque James lui donne son nom. Il ne connait pas beaucoup de James, pour peu n'importe quel prénom lui aurait été si tant est que ce soit bien le sien. Son sourire s'élargit en se disant qu'il aurait fait un bon vampire, pour sur. Lestat aurait tout aussi bien convenu. Son humour cassant à propos de son silence ne lui faisait pas de peine, il avait appris à composer avec les réactions à sa présence et ne lui en tenu même pas rigueur. Au contraire, c'était à son tour de le trouver mignon d'essayer. Malgré lui, de toute évidence. Il se sentait l'obligation de le mettre en garde de nouveau, cette fois il était attentif. Il le regardait se rassoir et froncer les sourcils sur sa personne, insondable. Pas que Terrence aurait su le faire autrement. Les mains croisées autour de sa jambe repliée, il l'écoutait jusqu'au bout et était rassuré qu'il ne le laisse pas sans réponse.

" Je ne me force pas non... Je ne suis juste pas rancunier. "
Il le gratifia d'un nouveau sourire plein de dents. " J'aime bien discuter juste... James. Et je t'assure, il en faut pas mal pour me décevoir, vraiment. Je ne suis pas si compliqué que ça. "

Son banc était dans une partie plus sombre et lui sous la lumière, avait du mal à le distinguer par autre chose que son visage clair et ses yeux pétillants dans l'ombre. Il aurait pu parier que ses sourcils avaient pris un angle dangereux et réprobateur. Il ne pouvait s’empêcher de trouver ça mignon, mais préférait le garder pour lui.

Un léger silence passa, en meumeumant un air qu'il avait dans la tête et qu'il n'arrivait pas à préciser plus que ça puis fut au tour de sa première machine de sonner l'arrêt du cycle de lavage. Sautant avec souplesse en bas de son perchoir, il ouvrit le capot et en tira le linge trempé à peine essoré. Il fit une grimace, les bras glacés par toutes cette eau malgré ses manches relevées et du faire plusieurs allers retours vers le sèche linge libre le plus proche de James -ramassant soutien gorges et chaussettes rayées au passage. Il n'avait aucune pudeur particulière pour ses sous vêtements, et encore moins pour ceux de ses sœurs. Une fois assuré qu'il ne restait plus rien au fond en y plongeant presque la tête la première, il lança un premier séchage et retourna se percher sur les machines au centre de la laverie les jambes croisées, tourné vers lui sans plus de convention.

" Bon, désolé... Je n'aime juste pas tellement le silence, c'est pesant. Si j'avais su qu'il y aurait quelqu'un par ce froid, qui ne voulait pas discuter... j'aurais sans doute pris mes écouteurs par exemple. Tu ne veux pas m'en dire plus ? Quel boulot tu fais, par exemple ? Le mien est plutôt évident quoi qu'en fait c'est surtout un job pour me trouver un logement et payer mes cours... J'aimerais être acteur, quand je pourrais. C'est un peu dingue, non ?"

Il se demandait jusqu’où il pouvait pousser sa chance. D'habitude il avait un auditoire conquis d'avance, là c'était une autre paire de manches. Il avait l'impression de se trouver en face d'un de ces gros félins dont on pouvait s'approcher et gratter le dos, mais qui se rebiffaient dès qu'on touchait une partie sensible. Autant dire que caresser leur ventre était carrément hors de question. Il se demanda alors comment il n'avait jamais pu le croiser avant, nul doute qu'il s'en serait souvenu. Il y avait plusieurs écoles primaires à Stonehaven, mais un seul lycée à sa connaissance. Ou peut être qu'il n'était pas d'ici, tout simplement.

" Et dis, tu appelles souvent les inconnus par un petit surnom ? Celui que tu m'as trouvé me plait bien, on ne me l'avait jamais fait. "

Il avait ajouté ça un peu plus bas, un petit rire gêné et sincère sur ses lèvres. Il en avait reçu de bien plus terribles, et d'autres moins intéressants. Bouclettes, ça lui convenait parfaitement, il préférait ça à son vrai nom dans les mains du garçon lunaire. Même si maintenant qu'il savait à quoi s'attendre il ne percevait plus d'amertume particulière à son égard. Simplement de la curiosité. Et un peu d'affection.

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MessageSujet: Re: Come here to meet you (Terrence)   Come here to meet you (Terrence) EmptyJeu 6 Fév 2014 - 19:00


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4 février 2014



James eut un haussement de sourcil faussement surprit. Ah tiens il aimait discuter. Comme si le zombie ne l’avait pas remarqué. Mister blabla avait de la peine à se la boucler. Mais était-ce si dérangeant au fond ? Ce fond sonore en devenait presque agréable. Maintenait ses pensées hors de portée des limbes. Et étouffait d’une certaine manière l’écho lancinant de la teigneuse au fond de son crâne. James décroisa les bras pour s’affaler un peu plus sur le banc. Et le sourire qui vint ourler ses lèvres fut plus sincère. Presque attendrit. Il n’était pas non plus étonné de son caractère engageant, propre à passer l’éponge sur les scènes les moins agréables de la vie. Une autre manière de maintenir ce cercle de bonne humeur un peu hypocrite autour de lui sans doute. Et une façon, plus insidieuse, de se foutre des états d’âme des autres. C’était bien évidemment présupposer du comportement de l’autre – peut-être que ce mec vivait réellement au pays des Bisounours et s’empaffait des licornes les samedi soir en sniffant des rails de poudre de fée allez savoir. Mais si James était con, il possédait toutefois un assez bon instinct. A moins que tout ceci ne soit que les débris de sa vie d’avant, passée à côtoyer ce genre de gens et à en garder certaines leçons.

Et il eut envie de lui dire qu’il n’était que lui, James, entièrement capable de le décevoir en le démontant de quelques phrases. Qu’il en possédait le pouvoir pour retrouver sa foutue forteresse de solitude quand bon lui semblait. Qu’il ne fallait pas qu’il se fasse trop d’idées sur ce qu’il pouvait supporter de lui. Qu’il était plein de surprises. Trop de surprises.
Au lieu de ça, James choisit de la boucler. Se contentant de suivre ses mouvements quand bouclettes descendit de sa machine à laver. L’imitant dans ses gestes, dans cette routine de lavomatique sans doute sans s’en apercevoir.

Ses yeux vert tombèrent de ses yeux à ses fesses quand il se pencha pour ramasser le linge. Puis la seconde fois encore en fouillant pour ne rien oublier dans le tambour. La vision était plutôt intéressante malgré l’épaisseur de ses vêtements. Et James sentit un fourmillement électrique bourdonner sur sa langue alors que son corps demeurait immobile. Se demanda quelle serait la réaction de l’autre s’il se levait soudain pour venir dans son dos. Le plaquer du ventre contre ces machines et glisser une main sur son ventre et l’autre sur son entrejambe. S’il perdrait son sourire pour crier ou s’il l’enjoindrait à continuer. Il avait une gueule de pédé mais James n’ignorait pas que l’habit ne fait pas de moine. Ca se trouvait, c’était juste un de ces hétéros un peu maniérés tellement à la mode depuis certaines années. Des mecs filles tiens comme Alejandro chez qui il avait vécu bien six mois en –

Alejandro ?


James tendit la nuque brutalement, faisant craquer involontairement ses cervicales. Mais la lumière en phare dans sa caboche ne lui apporta qu’une suite d’interrogations. Une nouvelle fois les souvenirs s’étaient envolés, aussi brusquement qu’un oiseau qu’on effraie. Ne demeurait que le froid et la frustration.

Cela eut au moins le mérite de le détourner du corps du garçon. Et il se renfonça sur le banc en se mordant la langue. A sang. La douleur lui fit monter les larmes aux yeux et il retint un sourire tandis que le sirop épais envahissait sa bouche. C’était autre chose qu’un contact ferreux – un peu comme s’il s’était amusé à sucer des pièces de métal. Là, son sang avait un gout salé et glassé qui lui prit la gorge et la ressera sur une nausée montante. Dégueulasse.

James toussa discrètement. Cracha derrière le banc une goutte de cette chose qui demeurait figée dans ses veines. Cela forma une tâche brune au sol, trop discrète pour être remarquée. D’un geste élégant du bagarreur habitué, il s’essuya la bouche. Et retourna à l’autre.

Alejandro viendrait plus tard. Qui qu’il soit.

« Discuter ? »

James fronça les sourcils.

« Vraiment si tu veux meubler le silence je te conseille de chantonner. Je vois pas trop ce que je pourrais te dire… »
" Quel boulot tu fais, par exemple ? Le mien est plutôt évident quoi qu'en fait c'est surtout un job pour me trouver un logement et payer mes cours... J'aimerais être acteur, quand je pourrais. C'est un peu dingue, non ? "

James eut un petit rire. Cilla.

« Y’a que toi pour trouver ça dingue. Tu t’es pas regardé hein. Tu tiens vraiment pas en place mec. Acteur… au moins t’auras une bonne occasion pour… » Il eut un geste englobant l’ensemble du jeune homme « … jouer. »

Il s’étira sans commenter ce sous-entendu un peu vaseux. Passa une main sur sa nuque qu’il massa machinalement. Ne prit pas la peine de se demander pour quelle raison il l’incitait à continuer en répondant à ses questions. Peut-être qu’il s’ennuyait juste. Peut-être qu’il en avait marre des relations tendues dans cette foutue ville. Peut-être qu’il voulait passer à autre chose. Ou passer, juste pour un après-midi, quelques heures de normalité avec un autre individu. Aussi hyperactif que l’était le beau gosse. Bon dieu mais quel âge avait-il d’ailleurs ? A force de rire et de parler, son visage changeait d’expression qu’il en rajeunissait.

17 ? 25 ?

« Je bosse dans un restaurant. » Choisit-il finalement d’avouer. Tout en restant vague. Valait mieux pas qu’il lui donne le nom du Dipper’s. Il aurait été malin tiens, avec un type le demandant à la porte alors qu’il était censé bosser là discrètement. « Rien d’épatant. On va dire que c’est pour vivre que je fais ça. »

Ha ha. Quelle ironie.

" Et dis, tu appelles souvent les inconnus par un petit surnom ? Celui que tu m'as trouvé me plait bien, on ne me l'avait jamais fait. "


Seigneur. Avec le petit rire gêné maintenant on aurait presque dit une meuf.

James pencha la tête de côté pour ne pas perdre une miette de ce spectacle. Haussa de nouveau un sourcil, mais quelque chose dans son regard s’assombrit. C’est en murmurant à son tour qu’il répondit :

« C’est pas évident de donner autre chose que des surnoms quand on connait pas le prénom tu sais ? Puis, t’as les cheveux bouclés. Tu voulais que je t’appelle comment ? Miel ? »

Son sourire devint charmeur.

« Beaux yeux ? … Bambi ? Bambi ça t’irait bien tiens, Bouclettes. »






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MessageSujet: Re: Come here to meet you (Terrence)   Come here to meet you (Terrence) EmptyLun 10 Fév 2014 - 18:29

C'était peut être les lessives et sécheuses en cours, ou simplement l'ambiance général mais il avait l'impression de se réchauffer. Il jouait les durs, James au regard noir, mais petit à petit Terrence était persuadé que son charme légendaire ferait effet, et qu'il se dégivrerait en sa présence. N'était il déjà pas en train d'aligner plus de mots que depuis leur première rencontre ? Il n'avait pas rencontré beaucoup de gens qu'il laissait indifférent dans sa courte vie. Soit on l'aimait, soit on le détestait, il n'y avait presque jamais d'entre deux. Parfois à ses dépends.

Par contre, il avait beau l'observer et réfléchir, il ne comprenait pas ses gestes... jouer ? Est-ce qu'il croyait qu'il jouait un rôle en ce moment ? Oh bien sur, il faisait bien souvent l'idiot du village, bien plus qu'il ne l'était en réalité et prenait la toque du fou du Roi pour amuser la galerie. Ca lui permettait de rester d'une humeur joyeuse, et d'enjoindre les autres dans sa danse... Mais il n'avait pas l'impression de jouer plus que ça, là. Il était lui. Simplement Terrence essayant de se faire un nouvel ami. Il souriait. Au moins, il le regardait, il cherchait à comprendre, à lui répondre même si c'était pour le chercher. Généralement les gens qu'il attirait l'admiraient, ne le poussaient pas à bout comme ça. Il était un meneur naturel, et ceux qui jouaient avec lui tout comme les autres gagnaient son cœur en retour. Il ne rejetait personne, ou presque, il avait beaucoup de mal à ne pas se laisser attendrir ou amadouer. Lorsqu'on apprend à connaître quelqu'un, aussi antipathique qu'il soit au premier abord, on finit toujours par l'aimer. Il en était persuadé.

" Pas faux... j'ai besoin d'activité, m'exprimer aussi. Il y en a peu qui arrivent à me suivre... "
Il ajouta un clin d’œil alors que l'autre se grattait la nuque rasée. " Et puis j'aime endosser des rôles différents. Même dans une ville ou on a parfois une seconde chance, on n'a jamais qu'une seule histoire. J'en veux d'avantage. "

C'était un peu risqué de se lancer dans ce genre de débats en plein lavomatique d'une ville désertée par tout sauf la neige. Ici, les gens n'aimaient pas trop les revenants. Ils disaient parfois qu'ils prenaient leur place, ou simplement que ce n'était ni naturel ni normal. Que les morts devaient rester morts. Mais Terrence ne comprenait pas. C'était les mêmes gens, les chers, les amis, les amants, ceux qui revenaient n'étaient pas différents de ceux qu'on avait perdu. Alors oui, c'était bizarre, c'était peut être compliqué démographiquement parlant, mais que quelqu'un lui dise que son ami Charley n'avait pas le droit de se trouver là, et le soleil brûlerait plus fort qu'on ne l'aurait cru. Comment savoir ce que James pensait de tout ça, par contre, c'était une autre histoire. Il lui semblait partir dans ses réflexions assez souvent, quelque part loin d'ici. La curiosité le piquait. Il bossait dans un restaurant, ça ne lui apprenait pas grand chose. Qu'est-ce qu'il aimait, qu'est-ce qu'il détestait à part qu'on perturbe sa tranquillité ? Savait il faire autre chose que de passer d'une phrase monocorde et d'un flegme pédant à un joli compliment?

Terrence souriait en coin, une légère fossette marquant sa joue.

" Bambi... Il y a plus original, on m'appelle mon Prince, plutôt. Mais Bouclette ca me fait plaisir... Je m'appelle Terrence, mais restes en à Bouclette si tu préfères, j'y vois aucune objection !"

Sa jambe droite croisée sous l'autre qui pendant le long de la machine, il s'appuyait sur son poignet sa tête tombant sur son épaule. Il avait l'impression d'être un chat. Il savait jouer, lui aussi. Surtout quand celui d'en face n'avait manifestement pas l'air réceptif. Il le moquait, voilà tout. James n'était pas du genre à apprécier quelqu'un d'aussi envahissant si rapidement, et avait trouvé un bon moyen de le faire réagir aussi c'était ce qu'il faisait, assurément ! Sa posture de conquérant avait quelque chose de surprenant pour l'endroit où ils se trouvaient, il occupait d'avantage d'espace que nécessaire, et ou qu'il regarde Terrence ne le lâchait pas des yeux. Si ce dernier ne marchait pas sur des oeufs pour ne pas le faire fuir, il aurait depuis longtemps arpenté la boutique et posé bien plus de questions. Mais seul quelqu'un d'aussi docile que Charley pouvait supporter son comportement, le suivre de plus ou moins bonne grâce et subir son affection débordante. Il l'avait suivit jusqu'à son accident, et depuis les rôles étaient inversés. C'était à Terrence de le suivre et de le pousser à avancer.

" Alors... Ca fait longtemps que tu es par ici ? Je vis à Stonehaven depuis ma naissance, et je n'ai jamais vu quelqu'un qui te ressemble de près ou de loin. "

S'il se faisait des films, James avait tout du délinquant en cavale, avec un coté rétro qui n'était pas déplaisant. Le mauvais garçon des années Grease, avec le cuir et la moto garée peut être plus loin. Ca voulait dire quoi, qu'il était Jon Travolta? Qu'est-ce que ça faisait de lui dans ce cas...

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MessageSujet: Re: Come here to meet you (Terrence)   Come here to meet you (Terrence) EmptyMar 11 Fév 2014 - 17:43


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4 février 2014


Le sourire de James se fit de nouveau incrédule. Et il haussa un sourcil en direction du garçon. Le ton naturel de cet inconnu le déstabilisait quelques peu. Ainsi que les informations sur son existence quotidienne dont le zombie se serait bien passé. Mais au-delà de ça, il y avait surtout la réponse à ses surnoms. James s’était voulu volontairement charmeur. Ce qui disparu presque aussitôt au profit d’un petit rire clairement railleur.

« Prince ? Est-ce que tu es sérieux ? Y’a vraiment un demeuré dans ce bled pour t’appeler ainsi ? J’espère au moins que c’est ta mère, ça justifierait quelques trucs. Parce qu’autant Bambi c’est pas original, ok, je l’avoue. Autant Prince, c’est carrément ridicule. Ca fait dragueur pédophile du net. Ou vieille pédale. »

James passa rapidement sa langue sur ses lèvres tout en calmant son rire. Et leva les deux mains en signe de paix.

« Ca va, le prends pas mal ok ? Là t’es à deux doigts de m’envoyer chier, ou alors t’es pas normal comme type. Je me fous pas vraiment de ta gueule. Juste que. Prince ? Je risque pas de t’appeler comme ça. Tu mérites tellement mieux. Bouclettes ouais grave par contre. »

Enfin, ça c’était pour aujourd’hui bien sûr. Car si le hasard les avait fait se recroiser ici, James n’était pas encore certain de vouloir le revoir de manière plus régulière. Trop dynamique. Trop brillant. Trop menteur. Trop lointain. Et puis ce type n’avait que des questions. Des questions et encore des interrogations. Dire qu’il avait évité les flics depuis son entrée en ville pour justement éviter ce genre d’intrusion.

James bondit souplement du banc. S’approcha de Terrence. Il n’y avait aucune raison valable pour qu’il puisse se permettre cette proximité – dangereuse d’ailleurs, si le garçon remarquait quoique ce soit de son état, ce qui n’était pas très difficile. Il n’avait aucune justification, même mentale pour le faire. Et pourtant il le fit. Vint s’appuyer contre la machine à ses côtés. Laissa son regard glisser de ses jambes fines qui se balançaient à ses cheveux miel. De près, les reflets étaient d’autant plus intéressants. Il avait presque envie de lever la main pour aller les lui caresser. Presque.

Bambi avait sans doute des crocs.

« T’as jamais vu un type comme moi parce que je suis unique bébé. » Il ricana de nouveau. Fier de sa petite boutade interne. S’il ne pouvait pas faire des blagues sur sa nouvelle condition, où allait le monde hm ?

« Plus sérieusement, tu veux vraiment tout savoir ? Antécédents familiaux, casier judiciaire ? Ca risque d’être court tu sais, parce que j’ai pas envie de m’étaler dessus. Je suis pas de cette ville, je suis arrivé y’a même pas un mois de ce que j’en sais. C’est tout ce que je peux te dire okay ? J’en sais pas plus. Shht Bouclettes. » Le regard de James brilla. « Je peux pas t’expliquer pourquoi je sais pas, alors demande pas. J’avais pas remarqué pour tes yeux tiens. T’es vraiment pas mal… »

C’était à la fois un compliment sincère qu’une méthode personnelle pour noyer le poisson. James tendit la main prudemment. Dévia des cheveux, cilla sur les dents de Terrence. Guetta le moindre geste brusque. Et effleura lentement sa joue.

Elle était chaude. Mais il ne le sentit pas.

L’autre par contre ne pouvait que remarquer sa peau glacée. Sa rigidité.

« Panique pas. Je vais pas te faire de mal. Tu m’en donnes pas envie. »

Il eut un léger sourire. Du genre de ceux qui déclenchaient aussitôt chez sa première petite amie une envie irrépressible de lui sauter dessus. Chose que James ne pouvait pas se rappeler, pas encore. Disons donc alors, juste un réflexe séducteur plus qu’une tentative consciente de le draguer. Une belle tentative néanmoins. 7/10 sur l’échelle des minois agréables à mater.

« Par contre t’as dit un truc et moi j’ai besoin de te poser quelques questions ? Qu’est ce que tu veux dire par une ville qui te donne une seconde chance ? La dernière fois à la jardinerie – ouais okay, à ta boutique, tu m’as dis un truc à peu près pareil. Qu’est-ce que tu sais au juste toi hm ? Terrence… »

Peut-être qu’il ne savait rien. Peut-être qu’il ignorait tout et que tout ceci n’était que des coïncidences. Ou peut-être que ce type avait une vague idée du vrai visage de cette ville pourrie. Peut-être qu’il faisait partie du nœud du problème. Peut-être qu’il connaissait quelqu’un en lien avec tout ça, et pas simplement un cadavre. Peut-être que James pouvait lui soutirer bien plus que des sourires et des questions. Mais aussi des réponses et, allez soyons fous, une forme d’aide. Car le zombie n’avait toujours pas abandonné l’idée de découvrir la vérité à son sujet. Et que chaque indice pouvait lui être nécessaire dans sa condition.

Après tout, il était un peu con. Il comprenait vite, mais fallait lui expliquer longtemps.





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MessageSujet: Re: Come here to meet you (Terrence)   Come here to meet you (Terrence) EmptyLun 17 Fév 2014 - 19:59

Il avait l'air de croire qu'il l'avait vexé, en riait, et s'excusait même : quelle première. Et puis il l'insultait de nouveau. Puis s'excusait encore. Il était vraimentr trop drôle, dans son genre.

" Je suis bon Prince quand bon me semble, prends ça dans le sens que tu voudras ! Et puis aussi parce que c'était mon boulot au dernier bar ou je bossais, j'avais même la panoplie... et dans quelques uns de mes rôles, il faut croire que j'ai la tête de l'emploi ! La grande pédale à bouclettes, à ton service James haha ! "

Il balançait toujours sa jambe, l'autre croisée, il avait l'impression de dépasser des bornes invisibles avec ce garçon qu'il ne connaissait ni d'Eve ni d'Adam et qui l'avait envoyé valser lui et ses fleurs à la première occasion. Il n'était pas rancunier, on pouvait le dire. Et en même temps la gueule d'ange déchu avait tout pour plaire ou au moins intriguer en face sur son banc qu'il quittait à présent. Il jouait les durs, il en avait le profil, et sa démarche en disait tout autant. Son teint sous la lumière du plafond qui éclairait Terrence et le faisait rayonner n'avait pas l'air de vouloir s'illuminer d'avantage. Il aurait pu être un vampire dans un de ces films à la mode de nos jours. Et c'est là qu'il se demanda comment il avait pu le louper. C'était le même que celui de Charley, à quelques degrés près. Ces mêmes degrés qu'il senti refroidir l'air autour de lui, alors qu'il dévoilait son CV. Il jouait toujours la carte du garçon mystérieux, et dans sa confusion le blond restait captivé par un tel personnage. C'était comme s'il jouait un rôle, plus, bien plus que lui au final. Son compliment aurait pu glisser sur ses plumes s'il n'avait pas été autant à l'écoute à ce moment là. Il en recevait beaucoup, souvent. Si souvent qu'il les acceptait dans un sourire poli la plupart du temps sans qu'ils l'atteignent vraiment. Depuis quand, il ne le savait pas. Il avait toujours été un peu comme ça.

Oui, il était beau. Charmant, rieur, énergique et un peu fou. Pédophile non, quand même pas, il ne savait pas vraiment ce qu'il était au fond. Il ne se posait pas la question avant d'accepter les avances de quelqu'un quel qu'il ou qu'elle soit. Il était aussi égoïste, inattentif et blessait les autres à la douzaine en les brûlant de sa fabuleuse aura. Son frisson à ce moment était dû à cette réalisation tout autant qu'au toucher de la main de James. Est-ce qu'il jouait toujours un rôle? Est-ce qu'il se moquait de lui ? " Ne pas paniquer ? " Il n'en avait pas l'intention, il était trop surpris pour ça, et captivé par la lumière si différente sur son visage maintenant souriant. Ça changeait toute sa structure, tout le sens qu'il mettait dans ses mots, aussi. Lorsqu'il ouvrit la bouche à nouveau, sa voix était basse et prudente.

" Je me disais que peut être... les Chrysanthème, tu vois. Et puis finalement... que tu connaissais peut être quelqu'un comme un ami à moi. "

Il se mordit la lèvre. Il ne devait pas parler de Charley comme ça. Pour tout ce qu'il savait, ce type aux traits divins était peut être tout le contraire de ce qu'il avait cru deviner. Il pouvait causer des ennuis à son ami, dans cette ville ou les revenants n'ont pas le droit au même traitement que les autres. Et on pouvait se sentir offusqué d'être traité comme l'un d'eux. Ceux qu'on estimait moins qu'un être humain. Qui n'avaient pas le droit à une seconde chance. Depuis quand Terrence poussait ses réflexions aussi loin. Les secrets des autres, il n'y avait jamais prêté plus d'attention que ça, autrefois. Cette drôle de sensation, d'essayer de faire attention où on mettait les pieds. Attention à la portée des mots qui dépassaient ses lèvres. C'était nouveau, un peu effrayant. Ses yeux n'arrivaient pas à quitter les siens pour autant. Il était trop près, et trop francs.

" Je parle trop. Mais je m'excuse, tu disais que tu ne me voulais pas de mal et moi non plus... désolé si je me suis trompé ou quoi. Tu as les mains froides, ça va ? "

Il préférait se montrer adorable lorsqu'il le pouvait, pour résoudre ses problèmes. Aussi souvent que possible, en fait. Il n'arrivait simplement pas à savoir si l'autre en face de lui était sincère ou bien se moquait de sa crédulité. Même son ami qui n'élevait jamais de critique à son égard le disait naïf parfois. Alors pour accompagner ses mots il prit la main entre les siennes et la frotta pour la réchauffer en souriant à ses chaussures. On n'était jamais trop aimable avec les autres. Un sourire sincère réchauffait tous les cœurs, alors pourquoi pas celui de Charley ou le siens. La chaleur ambiante et la buée sur les vitres donnait à leur laverie des allures de cocon. Depuis combien de temps il n'avait pas eu de relation, Terrence ? En même temps que la question se formait dans sa tête, il se disait que l'attitude de l'autre portait quand même à confusion. C'était peut être dans sa nature. Il avait l'esprit tellement ailleurs ces temps ci que ça ne lui venait même plus à l'esprit, lui qui se jetait dans les bras d'un peu n'importe qui. Ces jours ci tout ce qui comptait, c'était ses cours, son avenir, ses sœurs et Charley. Alors lorsqu'il relevait les yeux et attendait le verdict, il ne savait vraiment plus à quoi s'attendre de sa part.

" James... Jamsie. Moi aussi je t'ai trouvé un surnom, tiens ! "

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MessageSujet: Re: Come here to meet you (Terrence)   Come here to meet you (Terrence) EmptyDim 2 Mar 2014 - 12:08


Tell me your secrets and ask me your questions
4 février 2014



James eut un haussement de sourcil sans s’écarter du garçon. Ecoutant sa réponse malhabile avec toute l’attention nécessaire. Sa main tomba de sa joue vers sa cuisse. Et il s’approcha encore, se plaçant entre ses jambes légèrement écartées, dans l’idée de lui faire cesser son balancement nerveux. Se foutant presque du fait que le gentil Prince, la grande pédale à bouclettes, aurait tout le loisir ainsi de lui en retourner une d’agir ainsi sans prendre en compte les distances personnelles. Le regard de James n’avait rien de dangereux. Ni ses gestes. Sa main ne s’attarda pas sur la cuisse recouverte de jean de l’autre. Il l’effleura, comme il avait effleuré plus tôt l’angle de sa pommette. Et si ses yeux cillèrent sur la bouche veloutée du garçon, ce ne fut que pour s’aider à comprendre. Comprendre le poids de la vérité qu’il venait d’avouer sans le vouloir.

« Tu parles pas assez surtout. Et ne t’excuse pas… Je m’en fous de tes excuses en fait »

C’était un murmure proche. Sans souffle pour balayer son visage. Sans chaleur.

« Il n’y a pas que mes mains qui sont froides. C’est pas agréable hein ? »

La pensée qu’il pouvait l’embrasser là lui effleura l’esprit. Et disparu aussi vite qu’on tire la chasse dans les chiottes. Dans les conditions actuelles que pouvait-il lui faire ? Le toucher ? Ses mains ne lui renvoyaient aucune information utile à ce genre de contact. Continuer à le regarder jusqu’à ce que le gentil jardinier le prenne pour un pervers en manque ? C’était l’idée. Il n’avait même pas envie de l’embrasser. De peur que la seule réponse qu’il obtienne de sa bouche ne soit qu’une impression de pression caoutchouteuse et informe. Il avait les mains froides oui. Mais tout était froid en lui. Tout, de son cœur à ses poumons en passant par ses pensées gelées.

James eut un regard troublé. Sa gorge se noua. Et il recula sans plus sourire.

« Appelle moi comme tu veux t’sais quoi. Jamsie. Ouais Jamsie c’est bien. »

Ca ne lui renvoyait rien de particulier. Pourtant il n’était sans doute pas le premier à vouloir le surnommer ainsi. Alors quoi ? Son esprit y était tellement habitué qu’aucune information n’y était reliée ? Ou autre chose ?

Il grogna.

Il n’y avait désormais plus rien d’appétissant dans son attitude. Rien qui pouvait amener à quelque chose de bon. Il avait sans doute agit ainsi dans son ancienne vie. Un comportement ayant plus ou moins son petit succès. Mais ici, ça serait stérile comme de la terre gelée. James n’était pas un égoïste. Il ne pensait pas uniquement à l’absence de son propre plaisir. Mais franchement, baiser un cadavre n’était sans doute pas dans les idées du gamin face à lui. Une fois franchie sa plastique figée et agréable à mater, que restait-il ?

Des organes immobiles sans putréfaction. De la viande faisandée.

« Désolé. »

C’était bien la première fois qu’il s’excusait, envers quiconque.

« C’est pas agréable donc. Et je déconne. Je te laisse regarde. Je recule et je te touche plus. Je sais pas ce qui m’a pris. »

Peut-être une envie irrépressible de sentir plus profondément la chaleur et la lumière que Terrence dégageait sans le vouloir. Il était comme un moustique attiré par la profusion de sang vif et fluide. Un zombie suceur de vie plutôt que de queues. Une forme de vampire, ou de sangsue.

En tout cas quelque chose de dégueulasse et dont l’existence frôlait le non-sens.

James se déplaça de manière à aller s’appuyer contre la vitre transparente du sèche-linge. Derrière elle le linge tournait dans un bruit assourdit. Pour n’importe quel être humain, le contact brulant aurait fini par être insupportable. Pour James, il en devenait simplement petit à petit plus présent. Et il ferma les yeux, se concentrant sur sa curiosité. Pas sur ses réactions.

« L’ami dont tu as parlé. Son état. … C’est quel genre d’état ? Le même que moi ? »

Il se mordit la langue.

« Parce que bon, maintenant t’as du capter toute l’étendue du problème. Et ça serait bon pour moi de savoir si je suis un phénomène isolé ou si y’a moyen d’en rencontrer d’autres. … En partageant nos expériences »

On aurait dit une invitation à un meeting des Alcooliques Anonymes, et il grimaça, changeant sa formulation de phrase.

« S’ils savent comme ça s’est passé après leur décès peut-être qu’on trouverait des infos sur le pourquoi du comment. A moins qu’ils savent pourquoi et comment justement. … Parce que c’est pas naturel et compréhensible ce truc. Et ça a l’air d’être cloué à cette ville, parce qu’ailleurs, ça aurait déjà été dit et transmit par les journaux et… Pourquoi tout le monde garde le silence ? Qu’est ce qui se passe dans cette putain de ville ? Tu peux répondre à ça toi ? »




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Terrence Everett

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MessageSujet: Re: Come here to meet you (Terrence)   Come here to meet you (Terrence) EmptyJeu 6 Mar 2014 - 18:09

Le garçon au visage froid et aux mains tout aussi glacées qu'il lui retirait se mouvait en silence. Et s'il n'insistait pas aussi lourdement, en lui parlant tout près, effleurant sa peau, son jean, mettant en évidence le manque de vie qui l'animait face à la chaleur que lui dégageait, Terrence n'aurait pas compris. Et le fait d'avoir un meilleur ami zombie n'avait pas joué dans la balance apparemment, parce qu'il ne s'était clairement pas rendu compte des changements opérés chez lui non plus. Pas autant, pas aussi crument. Il l'avait retrouvé, l'avait enlacé, avait dormi près de lui dans un semblant de retour à la normale. Mais sa fraicheur et son manque de souffle ne lui avaient pas paru si surprenant, ou effrayants, que lorsque James le mettait devant le fait accompli ses yeux noirs plantés dans les siens.

Et s'excusait. De quoi, d'être si proche ? Alors qu'ils se connaissaient à peine ? Ou d'autre chose. Il n'était pas sur de comprendre... Un instant il était persuadé qu'il allait l'embrasser, et ne savait pas plus s'il aurais cédé à sa curiosité ou s'il l'aurait repoussé. Sans doute que non... il était particulièrement séduisant, malgré, ou plutôt de par son attitude. Et Terrence avait eu des relations plus chaotiques, et moins saines encore qu'un baiser dans un lavomatique avec un parfait inconnu. Mort, qui plus est. Il ne savait simplement pas dire non à un tel regard.

" C'est pas grave... j'ai rien contre ça tu sais. Ou contre toi. Et puis je suis du genre tactile, alors pour une fois que c'est pas moi qu'on envoie chier... "

Il accompagnait sa phrase d'un sourire, comme une excuse et puis l'écoutait poser ses questions. Petit à petit l'appréhension le gagnait de nouveau. Il avait trop parlé, pour sûr. Même s'il jugeait que l'autre n'était pas un danger immédiat pour lui. Enfin, d'avantage depuis qu'il s'était retiré d'entre ses jambes qui pour le coup ne balançaient plus. Il ne pouvait pas imaginer pour autant Charley se réjouir à l'idée d'un supposé meilleur ami révélant son secret au monde entier et aux gens qu'il rencontre. Aussi séduisant soient-ils. Il sauta au bas de sa machine, et vérifia la seconde qui ne devrait pas tarder à être terminée pour bientôt la mettre à sécher. Il lui tournait le dos pour ce faire, et éviter toute confrontation. Il était bon acteur, mais il avait un script, d'habitude. Et l'autre le troublait avec son assurance et ses questions sans détour.

" Je ne peux pas te dire grand chose, je découvre un peu ça comme toi... J'ai toujours vécu ici mais je n'avais jamais rencontré de gens comme ça avant... ou je l'ignorais. Mais j'ai l'impression que vous vous ressemblez. Peut être. Enfin, il est froid, lui aussi. Mais je n'ai pas pu en discuter d'avantage avec lui depuis son retour alors... "

Et je n'ai pas même pensé à poser la question. Terrence sentait la culpabilité le tarauder de nouveau, et n'y était toujours pas habitué. " Est-ce que ça fait mal ?" était la seule question qu'il avait posé à Charley à propos de son état. Et ce dernier l'esprit embrouillé et à demi amnésique n'avait pas vraiment répondu. En même temps il ne s'attendait pas à l'avoir autour de son cou à ce moment là. Alors il ne pouvait pas vraiment l'aider, James, s'il n'était même pas capable d'écouter ou d'aider son meilleur ami. Il se retourne alors face au jeune homme qui lui paraît depuis peu plus humain, moins surréaliste ironiquement. Il a l'impression de voir d'avantage ce qui peut provoquer un caractère comme le sien ou au moins sa méfiance première envers lui. Même ses gestes ? Charley est loin de chercher la proximité avec lui et il ne peut pas vraiment le blâmer. Alors pourquoi celui là oui ? Est-ce que sa propre mort lui déclenchait des envies de chair fraîche, comme dans les films ? Il n'arrivait pas à se rappeler de ce qu'il avait déjà entendu au sujet des gens qui revenaient à la vie, si ce n'est que certains étaient de nouveau tout à fait comme avant, et d'autres moins. Il n'avait pas vraiment prêté attention aux rumeurs, non plus.

" ... Je suis désolé, je n'en sais pas plus... je peux toujours lui demander, mais je dois d'abord lui demander s'il est d'accord. Ca fait longtemps... ?"


La distance qui les séparait était plus grande que précédemment, mais Terrence se sentait curieusement plus proche. Il sentait le désarroi de James face à sa propre situation. Il avait envie de l'aider, de lui apporter des réponses s'il pouvait et s'il devait fouiner, alors il fouinerait.

Mais pire que tout, il avait envie de lui faire un câlin.

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