AccueilAccueil  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  


Partagez
 

 Sometimes you have to speak | ft. Loïs Campbell

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Jack W. Scarborough

Jack W. Scarborough

rise out of the ground





› Célébrité : Lee Pace
› Crédits : @tumblr

› Messages : 65
› Arrivée en ville : 21/01/2014
› Âge : 31

Sometimes you have to speak | ft. Loïs Campbell Empty
MessageSujet: Sometimes you have to speak | ft. Loïs Campbell   Sometimes you have to speak | ft. Loïs Campbell EmptyJeu 27 Fév 2014 - 16:53


Sometimes you have to speak

ft. Loïs Campbell


Cela faisait à présent une semaine que Jack tentait d’analyser ce sentiment nouveau. Les premiers jours, il pensait que cela passerait, que c’était un effet à court terme d’avoir ce genre de sentiments pour la personne qui vous avez sauvé la vie (si l’on peut dire sans mauvais jeu de mots). Une sorte de syndrome de la Princesse  ou n’importe quoi d’autre. Seulement, huit jours après et c’était toujours le même manège. Quand Loïs rentrait dans une pièce où se trouvait Jack, les battements de cœur de ce dernier avaient tendance à accélérer et si par malheur, il essayait de parler, il bégayait. Génial. Il avait passé les dernières 24h à fuir son ami plus qu’autre chose car il ne supportait plus la tension qu’il créait tout seul lorsqu’il se retrouvait à discuter avec lui. Au final, il avait décidé de réagir, car cela ne pouvait pas continuer comme ça, de toute évidence, et qu’il ne voulait pas perdre son ami par la même occasion. Loïs l’avait recueilli, hébergé, nourri, logé, sans contrepartie aucune, il ne pouvait pas juste partir et couper les ponts. Et puis, il n’en avait pas envie. Le temps finirait par éroder ces sentiments et ils pourraient retrouver une amitié à peu près normale. Mais pour cela, il fallait d’abord arracher le sparadrap de la plaie, et cela pouvait faire très mal.

Jack n’avait pas dormi de la nuit, assis sur le canapé, enroulé dans sa couverture, il ressassait le pour et le contre d’une discussion à cœur ouvert comme il prévoyait de le faire lorsque Loïs serait réveillé. Le fait était qu’il n’avait pas trouvé suffisamment d’arguments contre, et il comptait bien se jeter à l’eau, il fallait juste prendre son courage à deux mains. Comment allait-il le prendre ? C’est ce que Jack craignait le plus car l’homosexualité n’était pas rependu au point qu’une discussion pareille soit banale. Elle ne l’était pas et Jack en avait conscience. Seulement, il était ainsi. Il n’aimait pas laisser bourgeonner les abcès jusqu’à ce qu’ils explosent et face du mal à tout le monde. Il préférait de loin parler, expliquer et trouver une solution. Et si Loïs le mettait dehors, il était prêt à partir et prendre ses responsabilités, tout serait bien mieux que cette situation dans laquelle il s’enlisait un peu plus chaque jours.

Loïs se leva, se prépara, passa et repassa mainte fois dans le salon mais Jack avait préféré faire comme s’il dormait encore. Drôlement crédible sachant qu’il se levait toujours très tôt jusqu’à présent. Mais il voulait faire les choses bien. Il voulait préparer un bon repas et le lui dire au repas du soir, finalement, ce serait le mieux. Loïs partit travailler et Jack occupa sa journée, il avait commencé à rassembler ses affaires dans un coin avec plusieurs sacs plastiques. Il ne s’était pas acheté de valise encore, il n’en avait pas les moyens de toute manière. Il prépara une bonne tourte à la viande et aux champignons accompagnée d’une purée de pomme de terre maison et de petits pois. Il avait fait une bonne sauce au vin pour agrémenter le tout et donner plus de gourmandise au plat et finalement il s’assit à la table. Il avait déjà dressé les couverts et il était encore tôt mais il n’arrivait pas à trouver une autre occupation comme il l’aurait fait d’habitude, alors il attendit, le dos bien droit tout d’abord puis de plus en plus affalé sur la table avant de s’endormir à côté de son assiette.

_________________

Ciel en Sauce

Si on voit des nuages dans le ciel, c'est Dieu qui se fait des pop-corn. Il les fait cuire en plein soleil tous les dimanches après-midi. Demain, je t'apprendrais à faire de la bicyclette par la fenêtre. On fracassera les volets bleus, on siphonnera l'essence du ciel.

(c) about today.
Revenir en haut Aller en bas
Loïs Campbell

Loïs Campbell

we will not destroy





› Célébrité : Jensen Ackles
› Messages : 74
› Arrivée en ville : 22/01/2014

Sometimes you have to speak | ft. Loïs Campbell Empty
MessageSujet: Re: Sometimes you have to speak | ft. Loïs Campbell   Sometimes you have to speak | ft. Loïs Campbell EmptyVen 28 Fév 2014 - 19:58

Depuis deux ou trois jours, Loïs sentait un changement dans l'attitude de son colocataire. Il l'avait d'abord attribué aux propres changements qui s'opéraient en lui, avant de se dire que ça ne datait pas d'hier, et que ca ne pouvait pas venir seulement de ça. Jack changeait d'attitude. A chaque fois qu'ils se croisaient, il avait l'impression qu'il baissait ou détournait les yeux. Lorsqu'il le saluait le matin ou le soir en rentrant, il lui semblait que la discussion tournait court, et qu'il était souvent "fatigué" ou "avait besoin d'une bonne douche" ou quoi encore... Une douche. Ca datait de l'accident de la salle de bain, non? Loïs tournait les événements dans sa tête, et se demandait ce qu'il avait pu faire pour provoquer en Jack cette envie de le fuir. Est-ce qu'il avait compris pour lui ?

Il avait posé la main sur lui, il avait détourné le regard de son corps nu, peut être que c'était évident, à ce moment là, qu'il avait autre chose en tête que d'aider son ami empêtré dans la baignoire. Ou alors c'était autre chose, un geste, peut être qu'il avait parlé dans son sommeil. Lorsque Loïs se leva ce matin là, les questions tournaient dans sa tête habituellement calme de quelqu'un qui aimait que la vie soit simple. Elle ne l'était plus. Si ça ne tenait qu'à lui, il ne changerait rien pour autant. Il était capable de se maitriser, ne pas répéter l'erreur qu'il avait commise par le passé et surtout, surtout ne rien dire ou avouer. Mais lorsqu'il le vit encore endormi dans le canapé alors qu'il attrapait un petit déjeuner, il se dit que quelque chose n'allait pas. Il était toujours levé d'habitude, que ce soit pour préparer le petit déjeuner ou simplement prendre sa douche, qu'est-ce qui méritait un tel changement dans son comportement ? Il devait voir sa sœur, et peut être que le rendez vous s'était mal passé et qu'il ne voulait pas en parler. Peut être qu'il n'avait plus de chez lui ou rentrer et qu'il devait étendre son séjour chez lui. Il s'en voulu d'en être plus que ravi, et aurait pu se cogner s'il ne faisait pas l'effort de ne pas le réveiller.

Au travail, il fit de son mieux pour servir les clients sans trop y penser. Il n'aimait pas se prendre la tête sur des sujets qu'il ne maîtrisait pas. Et il arrivait généralement à régler les soucis sans trop de casse, à part quelques exceptions qui concernait généralement ses relations. Il prit le temps pour rentrer, se disant que Jack avait sans doute besoin de temps pour lui et redoutant aussi -sans vraiment vouloir se l'avouer- la confrontation et les discours creux qu'ils partageaient ces deux derniers jours. Il n'était pas doué pour gérer ça. Un détour pour prendre de l'essence, un autre pour le pain. Il prit enfin le chemin de chez lui, un poids au ventre.

Il passait le pas de la porte, marmonnant un "je suis rentré" tout bas plus pour la forme qu'autre chose, et se débarrassant de ses chaussures dans l'entrée il avança vers le salon pour trouver Jack endormi sur la table. Son cœur manqua un battement. L'odeur qui emplissait la pièce était à se damner, maudit Jack et ses talents de cuisinier. Son ventre affamé gronda son approbation alors qu'il faisait le tour pour jeter sa veste, et se demandait quoi faire ensuite. Il avait manifestement mis de l'énergie à faire tout ça, peut être que ce n'était qu'un coup de blues et qu'il cherchait à se faire pardonner, comme il le faisait parfois pour n'importe quelle raison, alors que lui tentait de l'assurer qu'il n'avait pas besoin de faire tout ça. Il n'avait clairement pas besoin de faire tout ça pour lui. Il ne le méritait pas. Un soupire s'échappa de ses lèvres et il s'approcha de lui pour le réveiller gentiment, une main sur le dos.

"Jack... Jack ? Je suis rentré..."

Il devait être exténué pour s'endormir comme ça. Il avait peut être fait un cauchemar qui l'avait tenu éveillé toute la nuit... expliquant pourquoi il dormait encore ce matin. C'était sans doute ça. Une partie de Loïs voulait y croire, et l'autre voulait se pencher sur son visage endormi et l'embrasser. Il était bien parti ce dîner.


_________________


❝ Would you lie with me and just forget the world?  ❞
I know how you look in a mirror and hate what you see

Revenir en haut Aller en bas
Jack W. Scarborough

Jack W. Scarborough

rise out of the ground





› Célébrité : Lee Pace
› Crédits : @tumblr

› Messages : 65
› Arrivée en ville : 21/01/2014
› Âge : 31

Sometimes you have to speak | ft. Loïs Campbell Empty
MessageSujet: Re: Sometimes you have to speak | ft. Loïs Campbell   Sometimes you have to speak | ft. Loïs Campbell EmptyVen 28 Fév 2014 - 20:28


Son sommeil léger ne fut pas vraiment tranquille malgré le fait qu’il se soit endormi en pleine journée. Une fois de plus, il se retrouvait confiné dans un endroit clos, et aucune issue ne semblait exister. Il y avait pourtant ce bois, cette porte probablement et il frappait de toutes ses forces dessus sans pouvoir la faire bouger. Il n’y avait même pas de poignée ou de trou pour une quelconque serrure, non juste cette planche de bois qu’il était incapable de repousser pour retrouver sa liberté. La panique le submergeait peu à peu et l’air semblait commencer à lui manquer. Sa respiration s’était accélérée mais rien qui ne fasse bouger cette fichue planche de bois.

A l’extérieur de la tête de Jack, l’air, lui, bougea. C’était Loïs qui rentrait et il pouvait probablement remarquer les sourcils froncés de son ami qui n’avait jamais eu un sommeil normal depuis son retour parmi le monde des vivants. Un frôlement et un poids qui s’installe dans le dos du brun. C’était la main de Loïs qui voulait le réveiller gentiment, mais Jack sursauta, dans son rêve d’horreur, le poids sur son dos n’aurait pu être qu’une bête voulant lui arracher le cœur pour le manger. Mais non, quand Jack ouvrit les yeux se fut pour poser son regard sur son ami, aussi courtois et amical que d’habitude. Peut-être qu’il était temps d’ouvrir cette bouteille de vin que Jack avait acheté pour une occasion spéciale. Mais ce soir, il n’y avait rien de spécial. Il ne voulait juste pas qu’il y ait de malentendu entre eux et pour ça, il lui fallait se jeter dans l’eau la tête la première quitte à devoir déménager dans l’heure qui suivrait. Au moins, Loïs aurait un bon repas pour ce soir-là si jamais il lui demandait de quitter sa maison.

« Oh tu es rentré… je ne t’ai pas entendu, désolé… » commença-t-il.

Il s’essuya les yeux pour chasser les dernières affres du sommeil puis il se leva pour mettre les plats à réchauffer. Maintenant ou après le repas ? Maintenant ou après le repas ? lui serinait son cerveau. Mais c’était comme le serpent qui se mord la queue, comme celui qui remet au lendemain ce qu’il doit faire le jour même. Rien n’est jamais fait. Et il ne pourrait jamais rien dire s’il ne le faisait pas tout de suite. Calmement, il retourna s’asseoir à la table tandis que le four s’occupait de réchauffer les aliments. L’air grave, il leva les yeux vers son ami et lui demanda de s’asseoir.

« Ecoute Loïs… j’ai quelque chose d’important à te dire. Et… je pense qu’il vaut mieux que je le fasse tout de suite sinon je ne trouverais jamais suffisamment de courage pour le faire. »

Il en profita pour se verser un verre de vin au passage alors que Loïs s’installait et il but une gorgée pour y puiser les dernières forces dont il avait besoin.

« Tu as du remarquer mon comportement étrange cette semaine… A vrai dire, j’étais plutôt en train de me tester. Je me suis rendu compte de quelque chose, la semaine dernière quand la douche s’est cassée et je voulais savoir si ce n’était pas une lubie ou je ne sais quoi. Il faut croire que non. Je… »

Il marqua une pause, plus longue que les autres.

« Et bien… je crois que j’ai des sentiments pour toi. C’est tout nouveau pour moi, je n’ai pas l’habitude de ressentir ce genre de choses pour un homme, encore moins pour un ami… en tout cas, je pense qu’il vaut mieux pour nous deux que je parte. Je ne veux rien t’imposer, je ne veux pas t’imposer mes sentiments et la façon dont je les tairais pour les oublier. Ce sera une tension pour nous deux et je ne veux pas que notre amitié soit gâchée à cause de ça… »

Il s’arrêta, inspira profondément car il n’avait pas respiré durant sa dernière tirade. Maintenant, il attendait sagement, que Loïs lui confirme de faire ses affaires et de loger ailleurs. Il espérait toutefois que son ami ne serait pas comme ses butors qui ne supportent pas et ont peur des sentiments homosexuels. Il n’avait aucun espoir, ni aucune intention à son égard. Il voulait seulement ne pas le perdre. Et de ça, il avait une peur bleue.

_________________

Ciel en Sauce

Si on voit des nuages dans le ciel, c'est Dieu qui se fait des pop-corn. Il les fait cuire en plein soleil tous les dimanches après-midi. Demain, je t'apprendrais à faire de la bicyclette par la fenêtre. On fracassera les volets bleus, on siphonnera l'essence du ciel.

(c) about today.
Revenir en haut Aller en bas
Loïs Campbell

Loïs Campbell

we will not destroy





› Célébrité : Jensen Ackles
› Messages : 74
› Arrivée en ville : 22/01/2014

Sometimes you have to speak | ft. Loïs Campbell Empty
MessageSujet: Re: Sometimes you have to speak | ft. Loïs Campbell   Sometimes you have to speak | ft. Loïs Campbell EmptySam 1 Mar 2014 - 10:52

Il senti son ami secoué d'un sursaut alors qu'il se réveillait. Jack... Loïs s'en doutait et ne pouvait rien faire pour autant, les cauchemars qui emplissaient ses nuits devaient être terrifiant pour qu'il se réveille en criant parfois. Il n'était pas homme à être terrifié facilement. Lui même avait eu sa part de rêves bizarres, mais il gardait son calme, même si lorsque devant ses yeux il le voyait tomber en poussière et se réveillait en sueur, il n'avait jamais appelé. Il ne parlait pas beaucoup de ce genre de choses.

" T'en fais pas pour ça ... Ca sent tellement bon, tu as du encore y passer la journée."

Mais alors qu'il allait vers la cuisine pour son habituel test culinaire que Jack désapprouvait tant, ce dernier l'invita à s'assoir de la pire façon qui soit. Il y avait bien quelque chose, alors. Il alla s'installer et le regardait se verser un verre de vin, quand un sentiment de plomb au fond de l'estomac se fit sentir. Dans sa chaise, il se demandait s'il y avait encore un moyen d'y échapper. De dire "non mais j'ai compris, ne t'en fais pas" et promettre qu'il ne ferait rien qui puisse le gêner. Il pouvait lui laisser sa chambre et même lui donner une clef si ça pouvait le rassurer. Loïs n'était pas gay il était... juste... Il avait besoin de sortir de là. Et alors Jack commença. Il sentait ses muscles s'engourgir et le sang lui tourner la tête, ses oreilles semblaient encore plus attentives et pourtant il avait l'impression de ne pas reconnaitre les mots qui sortaient de sa bouche. C'était ce qu'il redoutait, et il n'y avait pas de retour en arrière possible. Il avait manqué de discretion et jack allait partir. Jack...

Quoi?

Un instant, perdu dans sa propre panique, il n'était plus en train d'écouter ce que lui racontait l'autre assis en face de lui. Il lui semblait lointain, et lui même détaché, il n'avait pas bien entendu. Non. Et un nouveau long silence s'installa. Est-ce que c'était son imagination pourtant peu fertile qui venait de transformer une catastrophe en ... ça ? Il avait parlé de sentiment, à l'instant. Loïs senti le sang lui monter aux oreilles, et reculant sa chaise sans oser croiser son regard, il se leva pour lui tourner le dos, se diriger vers l'entrée et les bras nu un " Je dois sortir, je dois..." marmonné, passer la porte dans la nuit glacée. Là, il respirait fort, le poids sur son estomac et ses poumons semblait s'envoler. Il ne voulait pas croire ce qu'il venait d'entendre. Il pouvait s'attendre à tout sauf à ça, et réalisant qu'il l'avait laissé seul à la table, fit demi tour pour claquer la porte et se planter figé devant lui.

" Depuis l'accident de la salle de bain... c'est ça ? Pas avant ? Ecoutes Jack..."


Il tentait de garder son calme, et marqua une pause. C'était quelqu'un de calme. De raisonné. Pourquoi était-ce si dur de dire ce qu'il avait sur le cœur, et de garder les bras le long du corps ? Il avait honte de ressentir ce genre de pulsions, qui le dévoraient entièrement sans laisser place à autre chose. Il était désarmé face à ce genre de choses. Il pouvait faire preuve de flegme lorsqu'il était étudiant, il avait eu des petites amies et les avait bien traitées, mais c'était différent, c'était normal. Dans le milieu où il évoluait, rien ne pouvait laisser croire qu'il puisse se laisser aller à aimer qui bon lui semblait, lorsque ça arrivait, et le dire haut et fort. Il n'y avait que Jack pour réussir à évoquer ses sentiments de façon aussi posée, même s'il lui avait fallu manifestement rassembler tout son courage. Jusqu'à lui cuisiner quelque chose de bon -et pourtant devoir boire une bouteille de vin à lui seul pour lui avouer ce qui lui pesait sur la conscience. Loïs n'en était pas capable. Il avait envie de lui tourner le dos. Quel âge tu as, Loïs. Tu lui dois bien ça.

Il reprit plus bas.

" Ecoutes... Moi aussi, Jack. Depuis que tu es revenu je ne pense qu'à... S'il te plait, ne pars pas. "

L'espace et le silence lui semblait pesant sur ses épaules, jusqu'à entendre le moindre battement de son cœur. Il aurait bien eu besoin d'un verre de vin pour savoir quoi faire de ses mains à présent.

_________________


❝ Would you lie with me and just forget the world?  ❞
I know how you look in a mirror and hate what you see

Revenir en haut Aller en bas
Jack W. Scarborough

Jack W. Scarborough

rise out of the ground





› Célébrité : Lee Pace
› Crédits : @tumblr

› Messages : 65
› Arrivée en ville : 21/01/2014
› Âge : 31

Sometimes you have to speak | ft. Loïs Campbell Empty
MessageSujet: Re: Sometimes you have to speak | ft. Loïs Campbell   Sometimes you have to speak | ft. Loïs Campbell EmptySam 1 Mar 2014 - 18:12


Le choc et la réaction de Loïs furent énormes. Sans un mot, sans un regard, il avait reculé sa chaise, s’était levé sans bruit et était sorti de la maison. Jack sentit une vive douleur dans son cœur, il se sentait considéré comme une négligence, quelque chose qui était en trop, ou bien qui était méprisable et avec lequel on ne devait jamais se trouver dans la même pièce. C’était bien la première fois qu’il ressentait quelque chose comme ça et, en cet instant, il se demanda s’il n’avait pas été préférable qu’il reste mort. A quoi bon une nouvelle vie si c’était pour être confronté à ce genre de comportements qu’il ne comprenait pas. Loïs aurait pu tout simplement lui dire qu’il était mieux pour lui de partir, il aurait pu lui dire qu’il était fou ou cinglé, tout aurait été préférable à cette réponse muette. Le regard dans le vague, Jack termina son verre de vin et, laissé seul, il alla ranger ses affaires dans les sacs en plastique qu’il avait prévus à cet effet. Pourquoi n’avait-il pas déjà fait ça ? Il n’aurait plus eu qu’à les prendre et s’en aller, sans bruit, comme l’avait fait Loïs. Peut-être qu’au fond de lui, il avait gardé un espoir, un espoir infime qu’il partage ses sentiments ou qu’il n’en ait pas peur. Mais la nature humaine était ainsi faite et Jack pensa pour la première fois qu’il aurait préféré resté là où il était, deux mois plus tôt.

Pourtant, alors qu’il terminait de fermer son dernier sac, la porte d’entrée s’ouvrit à nouveau et au lieu de partir s’enfermer dans sa chambre, Loïs rejoint Jack et se planta devant lui. Le brun se releva pour être à sa hauteur (quoiqu’il fût un peu plus grand que son ami), il avait l’air bouleversé, les traits de son visage semblaient torturés et Jack ne comprit pas. Il ne sut pas lire derrière les expressions qu’il affichait si maladroitement. Il crut qu’il allait le cogner, ou quelque chose comme ça. Mais rien de tout cela ne se produisit. Non, ce fut un « écoutes Jack » qu’il prononça. Ces mots simples ne répondaient pas à une règle précise, ce qui allait suivre pourrait être agréable ou désagréable. Loïs avait l’air encore plus en difficulté que Jack ne l’avait été un peu plus tôt avant son annonce et il n’osait rien dire de peur de briser quelque chose dans l’atmosphère. Il était dans une attente complète, incapable de prévoir si les prochaines secondes allaient être tristes ou joyeuses. Un sac plein d’affaires (du moins par rapport à ce qu’il avait, 3 ou 4 t-shirts, 3 pantalons, 3 pulls, 3 caleçons) dans la main, il n’arrivait pas à avoir conscience de son corps ou de sa propre présence, il n’avait conscience que d’une chose : Loïs se tenait face à lui, son destin entre les mains, entre les dents, sur sa langue, et cette sentence ne parvenait pas à s’abattre sur Jack.

Tel un prisonnier attendant son jugement, attendant l’heure de sa pendaison, il regardait son ami, dans les yeux, du moins essayait-il car ce dernier ne semblait pas vouloir soutenir son regard. Peut-être que Jack aurait dû avoir honte ? Mais ce n’était pas du tout le cas. Il avait été élevé ainsi, à ne pas avoir honte de ce qu’il était, de ce qu’il pensait ou faisait, il avait été élevé de manière à toujours voir le verre à moitié plein, même lorsqu’il était un ressuscité. Alors oui, il regardait le visage de Loïs et ne baissait pas les yeux. Et enfin, les paroles tombèrent, salvatrices. Il comprenait bien que son ami n’était pas du genre à discuter de ses sentiments ou de quoi que ce soit d’autres, il l’avait cerné depuis longtemps mais ils ne pourraient plus y couper à présent. Lui aussi ? Voulait-il dire qu’il avait aussi des sentiments ? Jack ne voulait pas se réjouir pour rien, mais il le comprenait de cette façon et sa dernière demande lui fit prendre conscience qu’il tenait le sac, entre ses doigts serrés. Il le lâcha. Instinctivement. Sans réfléchir. Oui, il restait. Il ne comptait pas se laisser prier. Certainement pas. Et puis, lorsque l’information arriva à son cerveau et que celui-ci eut pris le temps de l’analyser, le synthétiser et en comprendre les conséquences, ses lèvres tremblèrent doucement pour former un sourire plus franc chaque seconde.

Il aurait voulu l’étreindre à présent mais beaucoup de choses étaient encore à dire avant de passer à cette étape. Ils étaient différents de ses couples qui se frôlaient les mains pour se faire comprendre leurs sentiments, les regards n’avaient pas suffi, la crainte les en avait empêché et maintenant il fallait rendre intelligent une relation à peine naissante, c’était contraire à toute règle et pourtant, il leur faudrait bien en passer par là.

Jack leva les yeux au ciel en se mettant à rire doucement. « Allons manger, ça va refroidir…. Andouille. » lâcha-t-il gentiment en se dirigeant vers la cuisine pour servir le repas.

Face à son assiette remplie, Jack planta sa fourchette dans la purée et la gouta, il l’avait bien réussie, pas trop liquide ni trop collante, un bon goût de pommes de terre avec un peu de noix de muscade. Mais elle avait une note supplémentaire de joie qu’elle n’avait jamais eue jusqu’à présent. Il la trouvait parfaite.

« J’avais peur que tu me dises de partir… je m’y étais préparé. Tu me prends vraiment au dépourvu… je n’aurais jamais cru que tu… que tu pouvais me répondre ça. »

Il releva les yeux vers lui, s’autorisant à penser à son regard sur lui, à ses lèvres sur sa peau et à repenser à ses bras, son torse. Il était soulagé d’y avoir droit. Il aimait en avoir le droit. Car apparemment, Loïs était également attiré par lui. Et Jack commença à comprendre la tension qui avait régné dans la salle de bain ce jour fatidique…

_________________

Ciel en Sauce

Si on voit des nuages dans le ciel, c'est Dieu qui se fait des pop-corn. Il les fait cuire en plein soleil tous les dimanches après-midi. Demain, je t'apprendrais à faire de la bicyclette par la fenêtre. On fracassera les volets bleus, on siphonnera l'essence du ciel.

(c) about today.
Revenir en haut Aller en bas
Loïs Campbell

Loïs Campbell

we will not destroy





› Célébrité : Jensen Ackles
› Messages : 74
› Arrivée en ville : 22/01/2014

Sometimes you have to speak | ft. Loïs Campbell Empty
MessageSujet: Re: Sometimes you have to speak | ft. Loïs Campbell   Sometimes you have to speak | ft. Loïs Campbell EmptyJeu 6 Mar 2014 - 9:21

Le froid qui avait pris Loïs tout entier semblait se retirer à mesure que le sourire de Jack s'allongeait. Et puis il prenait la pièce en compte. La chaleur de chez lui, le salon, le parfum du repas. Parce que jusqu'alors, il n'avait d'yeux que pour lui, pour ce qu'il avait dit, pour sa propre réponse et la réaction qu'il attendait avec appréhension. Pourtant il lui avait donné la permission. De laisser sortir ce qu'il avait sur le cœur. De vouloir de lui comme bien plus qu'un ami, aussi, de l'autoriser à ressentir ce que lui même s'interdisait depuis des années. Il vit qu'il avait un sac à la main, et la peur lui lança un nouveau frisson avant qu'il ne le voit sourire. Il avait cru qu'il le chassait ? Alors qu'il cherchait depuis des jours à le faire rester, sans rien lui avouer. Il lança un long soupire gêné, aux premiers mots de Jack. Oui, c'était une andouille. Mais il ne pouvait pas beaucoup le lui reprocher.

Il mis plus de temps à rejoindre la table, son corps et ses gestes semblaient soudainement étrangers, et ses mouvements ne plus lui appartenir. Il avait du mal à l'habiter de nouveau, et ça n'est qu'une fois assis et l'assiette pleine qu'il leva les yeux sur Jack à son tour, qui ne se séparait plus de son sourire. Et quel sourire. Il était ravi lui même d'avoir pris la décision de s'assoir. Il n'aurait pas tenu et l'aurait embrassé sur le champs, sinon. Plantant sa fourchette dans la viande juteuse et dégustant une première bouchée, un bonheur simple et enfantin l'envahit.

" De mon côté tu étais mon invité. Je ne pouvais décemment pas te dire ce que j'avais en tête et mes véritables motivations à te voir rester. Ca n'est pas souvent que... non. En fait j'était sûr que tu ne voudrais plus entendre parler de moi. Alors... je n'ai rien dit. "

Il sentait qu'il lui devait des excuses même si elles ne valaient pas grand chose. Il s'en voulait beaucoup de ressentir ces envies lorsqu'il le croisait dans la cuisine, lorsqu'il l'aidait à se recoucher après un long cauchemar et encore moins lorsqu'il l'entendait prendre sa douche et qu'il n'arrivait pas à chasser ces images de lui qui s'imposaient dans son esprit et réchauffaient son corps. Il se demandait si Jack devinait tous ces moments maintenant. Il était quelqu'un d'intelligent et de réfléchi. S'il avait ressenti la même difficulté à ne pas laisser ses yeux traîner et ses pensées s'égarer. Quelle bande d'idiots ils faisaient, assis à table dégustant ce merveilleux dîner. Loïs avait faim mais de tout autre chose. Sauf qu'il n'était pas un grand bavard, sauf lorsqu'il s'agissait de rêgler les choses. D'aider les autres, aussi. Lorsqu'il s'agissait de lui, le silence régnait plus souvent que la discussion. Mais apparemment Jack en avait besoin.

" Je pensais qu'on était amis... avant. C'est vrai qu'il y a assez peu de gens que je considère comme tels et que je peux nommer de la sorte. Et puis tu es... " *il prend son verre, et avale une longue gorgée de vin choisi avec soin par Jack pour faire passer ce mot si difficile à prononcer. Encore aujourd'hui il le fait souffrir. " ...Mort... Tu n'imagines pas... quand je t'ai vu revenir cette nuit là, je crois que j'ai compris. "

Il avait besoin que ça sorte aussi. Besoin de lui dire que ça n'était pas juste un besoin de chair, de son corps, mais bel et bien Jack tout entier qui lui avait manqué à en crever. Il avait perdu le goût de beaucoup de chose durant toute une année. Et il allait enfin pouvoir commencer à vivre. Pleinement. Jack pourrait rester chez lui, et après un moment -combien de temps, il n'en avait pas la moindre idée- il n'aurait plus besoin de dormir sur le canapé. L'idée de l'avoir toutes les nuits contre lui réveillait quelque chose grondant au fond de lui qu'il avait du mal à laisser de côté. Ou peut être qu'il préfèrerait avoir une pièce à lui ? L'arrangement entre eux ne tenait que parce qu'il n'avait pas de toit, mais si Jack voulait rester... Quelque part, Loïs était prêt à dire oui à n'importe quoi pour ça. Mais fidèle à lui même, il attendrait de voir ce que l'autre homme attendait pour répondre à ses propres envies. Il n'avait pas envie de le faire fuir si tôt.

" C'est délicieux, Jack... C'est le meilleur repas que j'aie mangé depuis ...vraiment longtemps. "

Et il sourit à son tour, simplement heureux.


_________________


❝ Would you lie with me and just forget the world?  ❞
I know how you look in a mirror and hate what you see

Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé







Sometimes you have to speak | ft. Loïs Campbell Empty
MessageSujet: Re: Sometimes you have to speak | ft. Loïs Campbell   Sometimes you have to speak | ft. Loïs Campbell Empty

Revenir en haut Aller en bas
 

Sometimes you have to speak | ft. Loïs Campbell

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
HOW TO CATCH A MONSTER. :: Administratif :: the news aren't good :: sujets rps-